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LA PERICHOLE

ORCHESTRE DE LIMOGES ET DU LIMOUSIN : MÉTAMORPHOSES

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Ibrahim-Maalouf
Jeudi 29 SEPTEMBRE 2011, 20 h 30

Coproduction Opéra-Théâtre de Limoges, Les Francophonies en Limousin

L’Orchestre ouvre sa saison avec une affiche à faire pâlir le privilège de l’âge : tous deux trentenaires, le Franco-Libanais Ibrahim Maalouf, Révélation instrumentale des Victoires du jazz 2010, et le Québécois Jean-Michaël Lavoie, Prix Opus/Découverte la même année, rejoignent Mozart et Nino Rota au rang des prodiges qu’un talent précoce distingue parmi les meilleurs. Leur exigence et leur générosité ont fait le reste : l’un et l’autre ont visé haut et international, s’adjoignant les plus grands partenaires, pratiquant la musique comme on partage entre amis. Ce sont des hommes du monde en ce qu’ils sont partout chez eux, sans jamais oublier leurs racines – un éclectisme sensible dans leur répertoire, vaste et contemporain. Cet engagement dans la musique de leur temps leur vaut d’être au cœur de la création – chef, interprète et/ou compositeur, comme ici Ibrahim Maalouf.
Ibrahim Maalouf et Jean-Michaël Lavoie sont tout sauf « classiques ». Nino Rota (1911-1979) fut lui aussi « entre deux eaux » : sa faconde pour le cinéma peut encore occulter aujourd’hui ses opéras, ses ballets, ses pièces pour piano ou pour orchestre – dont ce Concerto pour cordes daté de 1964. Un siècle et demi plus tôt, Mozart composait sa « Jupiter » (1788), « modèle immortel et idéal de la symphonie » selon Mendelssohn, la dernière de son corpus symphonique… mais aussi l’œuvre d’un jeune homme de 32 ans. Revenir aux fondamentaux montre combien Mozart nous est toujours contemporain, l’éternelle jeunesse.

Distribution

Trompette Ibrahim Maalouf / direction Jean-Michaël Lavoie / Orchestre de Limoges et du Limousin

Programme

Métamorphise (création) Ibrahim Maalouf,

Concerto pour orchestre à cordes Nino Rota
Symphonie n° 41 « Jupiter » en ut majeur K 551 Mozart

Tarifs et infos pratiques

Tarif B (de 25€ à €) / Abonnement possible

Durée : environ 1 h 30

Tous publics

Hors les murs… L’OLIM en région

Vendredi 30 septembre 2011 à 20 h 30, La Mégisserie, Saint-Junien
Mardi 27 mars 2012 à 20 h 30, Théâtre Jean-Lurçat, Scène nationale d’Aubusson
Jeudi 29 mars 2012 à 20 h 30, Théâtre du Cloître, Bellac

ENSEMBLE BAROQUE DE LIMOGES : MOZART ET L’ÉCOLE DE MANNHEIM

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EBL_visuelgenerique
samedi 8 OCTOBRE 2011 20h30

À l’occasion de l’anniversaire d’Ignaz HOLZBAUER (1711-1783) | OEuvres concertantes du jeune MOZART et du vieil HOLZBAUER

C’est pendant son année passée à Mannheim que Mozart, alors âgé de 21 ans, entendra pour la première fois une des premières auditions du Messie en Allemagne, probablement dans une version abrégée et italienne. Il réorchestrera l’oeuvre dans la traduction allemande du Baron van Swieten.
C’est à Mannheim, en cette année 1777, que Mozart et sa soeur Nannerl assistent à la première de l’opéra d’Ignaz Holzbauer, Günther Von Schwarzburg. Ce premier opéra « national » de langue allemande sera le point de départ de la renaissance du « Singspiel » allemand, dont La flûte enchantée de Mozart est le plus digne représentant. Holzbauer (1711-1783) dont nous fêtons le tricentenaire de la naissance, n’est pas n’importe qui. Ce viennois d’origine excellait dans l’opéra, et c’est ce qui lui valut sa nomination à Mannheim. Il a également excellé dans la symphonie concertante. Le célèbre Carl Stamitz a été son élève, et il est considéré avec F.X. Richter comme le fondateur de « l’école de Mannheim », berceau de toute la musique orchestrale allemande et autrichienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Rencontre improbable que celle du brillantissime Mozart et d’un Holzbauer musicien d’un autre temps.
Et pourtant ! Holzbauer aida Mozart à établir ses contacts à Mannheim, un Mozart qui dit de lui dans une lettre du 14 novembre 1777 : « Ce qui m’étonne le plus, c’est qu’un homme aussi âgé que Holzbauer ait encore autant d’esprit ; car c’est incroyable ce qu’il y a de feu dans sa musique. » Un an plus tard, Mozart écrira quelques pièces à insérer dans le Miserere commandé à Holzbauer par le Concert spirituel parisien (KV 297a, oeuvre perdue). Michel Uhlmann, La Borie/Bâle

distribution

Ensemble Baroque de Limoges : Christophe COIN direction,

Maria-Tecla ANDREOTTI flûte, Andres GABETTA violon, Maï NGO violon, Matyas BARTHA alto, Christophe COIN violoncelle, David SINCLAIR contrebasse, Willem JANSEN clavecin

programme

HOLZBAUER QUINTETTE AVEC CLAVECIN, PARTITA À QUATRE, CONCERTO POUR FLÛTE
MOZART QUATUOR EN RÉ MAJEUR POUR FLÛTE ET CORDES

tarifs et infos pratiques

Tarif E : (de 17€ à 25 €) / Abonnement possible

Durée : 1H20

Tous publics

Conférence

Conférence sur le programme du concert le samedi 8 octobre de 19 h 45 à 20 h 15 (foyer du public)

QUATUOR DEBUSSY – EPISODE 1

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7-Quatuor Debussy-Crédit Bernard BenantLR
vendredi 14 octobre 2011, 20h30
Épisode 1 : LA JEUNE FILLE ET LA MORT

20 ans, et encore toutes ses cordes ! Le Quatuor Debussy s’est donné trois saisons pour célébrer cet anniversaire qui marque sa longévité mais surtout son incroyable vitalité. Un signe extérieur de richesse intérieure. Car depuis deux décennies, le Quatuor, Grand Prix d’Évian 1993 et Meilleur ensemble de musique de chambre des Victoires de la musique classique 1996, a rebondi sur toutes les rencontres, s’est aventuré dans
des expériences musicales inédites, a vécu pleinement ses passions… Sans jamais perdre le fil de la musique.
Fondateur de son propre festival, il enchaîne tours de France et tours du monde, enregistre le répertoire français comme l’intégrale des quatuors de Chostakovitch. Conduit par une curiosité insatiable et le plaisir du
partage, il est aussi là où le répertoire classique n’est pas d’évidence, où la musique n’est pas attendue. Cette saison, le Quatuor Debussy prend pension à l’Opéra-Théâtre de Limoges pour quatre mises en regard avec les productions lyriques.
Le premier épisode de cette résidence, articulé autour du célèbre quatuor La Jeune Fille et la Mort, marie les esthétiques de Debussy, Schubert et Olivier Penard. Si les deux premiers, à un siècle et demi d’écart, sont devenus des « classiques » d’un répertoire qui n’a plus à faire ses preuves, Olivier Penard, né en 1974, répond, avec ce premier quatuor créé en 2011, à une commande du Quatuor Debussy. Sa musique, expressive et lyrique, montre sa proximité avec la littérature et le théâtre, ses affinités avec le jazz et le cinéma. Il s’en dégage une formidable énergie, que le Quatuor Debussy a plaisir à faire sienne.

Distribution

Christophe COLLETTE premier violon, Dorian LAMOTTE second violon, Vincent DEPRECQ alto, Fabrice BIHAN violoncelle.

Programme

Claude DEBUSSY Quatuor en sol mineur
Olivier PENARD Quatuor N° 1 (Création mondiale, commande du Quatuor Debussy)
Frantz SCHUBERT, Quatuor N° 14 « La jeune fille et la mort » en ré mineur D 810

Tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 2h00

Tous publics

CONCERT GRATUIT : DIVA DE L’OPÉRA

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concertsgratuits

En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.

DIVA DE L’OPÉRA -

Samedi 22 octobre 2011, 17 h 00

Elina KUPERMAN violon
Jacqueline BENSIMHON piano

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles.  Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible  par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.

L’ELIXIR D’AMOUR

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(c) Frederic Iovinno - Opéra de Lille
Vendredi 4 NOVEMBRE 2011, 20h30
Dimanche 6 NOVEMBRE 2011, 15h00

Melodramma giocoso de Gaetano Donizetti (1797-1848) en 2 actes / Livret de Felice Romani d’après Le Philtre d’Eugène Scribe / Création le 12 mai 1832 au Teatro della Cannobiana, Milan.
Coproduction Opéra de Lille, Angers-Nantes Opéra, Opéra-Théâtre de Saint-Étienne, Opéra de Rouen Haute-Normandie, Opéra-Théâtre de Limoges
Nouvelle production

Avec la légèreté d’un flirt champêtre estival, L’elisir d’amore exalte le charme sensuel de la voix, montre grand appétit pour quiproquos et doubles jeux, et ignore tout du lendemain. Nemorino aime Adina, qui, pour raviver la jalousie de celui qu’elle dit ne pas aimer, accepte d’épouser Belcore, qui pourrait aussi s’unir à Giannetta. Je t’aime – Moi non plus. Au cœur de ces chassés-croisés virtuoses se superpose à l’enjeu de séduction celui de la manipulation. Les personnages de Donizetti sont bien les seuls à être dupes : dans ces marivaudages, on jouit du plaisir prévisible des règles qui déterminent le jeu, délimitent le décor et définissent les caractères. L’elisir affiche d’ailleurs sa parentèle avec le théâtre – celui de Scribe qui inspire à Romani le livret et la commedia dell’arte.

Le metteur en scène Richard Brunel, issu du théâtre et actuel directeur la Comédie de Valence, connaît bien ces conventions et en décale les lignes pour une meilleure radiographie des sentiments. Son Elisir est une « éducation sentimentale », un roman d’expérience où germe la révélation et l’acceptation de soi. Assurément, le jeu de l’amour ne cède rien au hasard – quitte à faire mentir la musique, qui elle semble badiner. Par delà le retour à l’ordre amoureux que le public milanais applaudit en 1832, et avec une énergie galvanisante, cet Elisir d’aujourd’hui questionne l’être humain confronté à sa solitude, à sa condition de travail, à sa difficulté à être avec les autres. Véritable théâtre de vie et d’humanité.

Distribution

Jérôme Kaltenbach direction musicale / Richard Brunel mise en scène / Matthieu Roy assistant à la mise en scène /Marc Lainé scénographie / Catherine Ailloud-Nicolas dramaturgie / Claire Risterucci conception costumes / Mathias Roche conception lumières.

Claire Debono (soprano) Adina / Xavier Moreno (ténor) Némorino / Marco Di Sapia (baryton) Belcore / Yuri Kissin (basse) Dulcamara / Julie Mossay (soprano) Giannetta / Chœur de l’Opéra-Théâtre de Limoges  / Jacques Maresch chef de chœur / Orchestre de Limoges et du Limousin

Coproduction Opéra de Lille, Angers Nantes Opéra, Opéra-Théâtre de Saint-Étienne, Opéra de Rouen Haute-Normandie,, Opéra-Théâtre de Limoges

A propos de…

Jérôme KALTENBACH (direction musicale) :

Après des études au Conservatoire National de Musique de Paris, Jérôme Kaltenbach obtient à l’unanimité le premier prix de direction d’orchestre dans la classe de C.Rosenthal et J.Martinon. Boursier de l’Etat italien, il étudie auprès de Franco Ferrara à l’Académie Sainte-Cécile de Rome.

Deux fois lauréat du concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon, Jérôme Kaltenbach obtient le deuxième prix au concours international de chefs d’orchestre Min –On de Tokyo.

Il a été l’invité des principaux orchestres symphoniques du Japon. Il a également dirigé les principaux orchestres nationaux et de nombreux orchestres en Suisse, Bulgarie, Mexique, Colombie, Slovaquie.

De 1979 à 1988, Jérôme Kaltenbach est le directeur et chef permanent de l’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy-Lorraine. Avec cet orchestre, il a enregistré plusieurs disques et réalisé de nombreuses tournées.

En 1982, Jack Lang ministre de la Culture, le charge de la création et de la direction musicale de l’Orchestre Français des Jeunes avec lequel il se produit dans de nombreux festivals.

Il est l’invité des opéras de Paris, Nice, Avignon, du Théâtre du Châtelet, de l’Opéra de San Francisco.

Il est régulièrement sollicité pour diriger les grandes œuvres du répertoire au Japon, récemment il y a dirigé la Bohème de Puccini et le Dialogue des carmélites de Francis Poulenc.

En 2010, Jérôme Kaltenbach, chef expérimenté et talentueux, devient chef associé de l’Orchestre de Limoges et du limousin. A ce titre, il dirigera plusieurs ouvrages lyriques et symphonique dans les saisons à venir. Il aura un rôle tout particulier auprès de l’Orchestre et veillera à son bon fonctionnement musical et à son développement artistique.

Richard BRUNEL (mise en scène) :

Parmi les noms qui marquent Richard Brunel à sa sortie de l’École du Centre dramatique national de Saint-Étienne, il faudrait citer Robert Wilson, Peter Stein, Ludovic Lagarde, Alain Françon, Krystian Lupa. Il est aujourd’hui – après avoir été artiste associé à la Manufacture-Centre dramatique national de Nancy et directeur d’ateliers de formation notamment à l’Atelier du Rhin de Colmar, au Nouveau Théâtre d’Angers, au Maroc, en Italie et en Roumanie – directeur de la Comédie de Valence-Centre dramatique national Drôme-Ardèche. Ses mises en scène, d’abord au théâtre depuis 1995 puis à l’opéra dix ans plus tard, sont placées sous le sceau du succès – son Hedda Gabler d’Ibsen est notamment nommé aux Molières 2007. Citons, parmi ses plus récentes productions sur la scène lyrique, Albert Herring de Britten dirigé par Laurence Equilbey à l’Opéra de Rouen et à l’Opéra-Comique, In the Penal Colony de Phil Glass, L’Infedeltà delusa de Haydn au Festival d’Aix-en-Provence, Der Jasager de Brecht/Weill … Il participe à la création mondiale de l’opéra Re Orso de Marco Stroppa à l’Opéra-Comique (juin 2011) et donne en création Les Criminels de Bruckner à la Comédie de Valence (octobre 2011).

Pour les représentations à Limoges, Richard Brunel est assisté de Matthieu ROY, fondateur en 2007 de la Compagnie du Veilleur (Poitou-Charentes) associée à la Comédie de Reims. Formé à l’école de Stéphane Braunschweig et d’Anne-Françoise Benhamou, Matthieu Roy est assistant au théâtre comme à l’opéra de metteurs en scène tels Joël Pommerat (Avignon 2008), Michel Cerda, Emmanuel Demarçy-Mota (Musica Strasbourg 2006), Stéphane Braunschweig (Jenufa à la Scala en 2007), Peter Stein (Eugène Onéguine à Gênes en 2008), Richard Brunel (Albert Herring à l’Opéra de Rouen et à l’Opéra-Comique).

MARC LAINÉ scénographie

Diplômé de scénographie de l’École nationale supérieure des arts décoratifs en 2000, Marc Lainé travaille avec de nombreux metteurs en scène, dont notamment Richard Brunel, Jean-François Auguste, Bruno Geslin, Jacques Lassalle, Delphine Lamand et Frédéric Sonntag. D’abord régulièrement associé aux créations de la Comédie de Valence, il fonde en 2008 La Boutique Obscure pour pouvoir mettre en scène ses propres spectacles et développer un univers plastique singulier au croisement des arts plastiques, de la littérature et du théâtre. Artiste associé au CDDB de Lorient depuis 2009, Marc Lainé crée Un rêve féroce sur une musique de Moriarty, retrouvant alors l’auteur anglais Mike Kenny avec lequel il a réalisé La Nuit électrique nommé aux Molières 2009. Pour Temps d’images 2009 à la Ferme du Buisson, il met en scène avec Jean-François Auguste son propre texte Norman Bates est-il ?, puis Break your leg !. Parallèlement, Marc Lainé co-écrit et réalise avec Jean-François Auguste une série pour le site de la Ferme du Buisson, Enjoy the silence (Prix Reflet d’Or du festival Cinéma tous écrans, Genève 2009).

CATHERINE AILLOUD-NICOLAS dramaturgie

Membre du collectif artistique du CDN de Valence en tant que dramaturge, Catherine Ailloud- Nicolas est maître de conférences en littérature et enseigne le théâtre à Lyon 1. Elle assure aussi des cours au sein du département Arts du spectacle de Lyon 2 et dans les classes de théâtre du Conservatoire national de région de Lyon. Titulaire d’une thèse sur le dénouement dans les pièces en un acte de Marivaux, elle a édité Le Legs et publié de nombreux articles sur la dramaturgie et les mises en scène de théâtre,  notamment de Marivaux. Depuis 2005, elle a collaboré avec Richard Brunel pour Gaspard de Handke et Hedda Gabler d’Ibsen au théâtre et pour L’Infedeltà delusa de Haydn et In the Penal Colony de Phil Glass à l’opéra. Elle est par ailleurs la dramaturge d’Éric Massé pour L’Île des esclaves de Marivaux, La Voix humaine de Poulenc, Pelléas et Mélisande de Debussy, Migrances de Dorothée Zumstein. Elle a aussi travaillé, en 2008, pour Hervé Dartiguelongue sur Les Précieuses ridicules de Molière et pour Johanny Bert sur L’Opéra de quat’ sous de Brecht.

CLAIRE RISTERUCCI conception costumes

Claire Risterucci opte très tôt pour la couture, d’abord dans un atelier de coupe industrielle puis à Montélimar, où elle crée un atelier de styliste. Elle y rencontre le metteur en scène Yves Faure, qui lui propose en 1985 de créer les costumes pour La Double Inconstance de Marivaux. Son parcours au théâtre est marqué par des collaborations au long cours avec Émilie Valantin, Alain Ollivier, Jean-Michel Martial, Claudia Stavisky, Claude Yersin, Hamou Graïa. Aujourd’hui, sa création se caractérise surtout par son compagnonnage avec plusieurs metteurs en scène : Marc Paquien, Jacques Vincey (dont Madame de Sade de Mishima, pour lequel elle obtient le Molière 2009 du créateur de costumes). Elle participe à plusieurs opéras : Les Aveugles de Maeterlinck et Il Matrimonio segreto de Cimarosa avec Marc Paquien, Albert Herring de Britten avec Richard Brunel. Elle réalise aussi les costumes des films Border Line de Danièle Ducroux, La Légende de Jérôme Diamant-Berger, Le Cri de la soie d’Ivon Marciano, Vive la mariée ou la libération du Kurdistan d’Iner Salem, Ainsi soit-Il de Gérard Blain, Bandit d’amour de Pierre Lebret et Mission sacrée de Daniel Vigne.

MATHIAS ROCHE conception lumières

L’activité du Lyonnais Mathias Roche touche au théâtre, à la musique et à la vidéo. Il fait ses débuts en 1989 aux côtés de l’artiste pluridisciplinaire et metteur en scène Jean-Michel Bruyère pour le spectacle multimédia Restez chez vous ! avant de participer, en 1993, à l’opéra Carmen Jazz avec Dee Dee Bridgewater, mis en scène par André Serré. Il travaille également avec Silviu Purcarete et Jean Lacornerie, et depuis 1995 avec Richard Brunel. Il réalise pour lui les éclairages de Der Jasager de Brecht/Weill ainsi que ceux de Hedda Gabler de Ibsen. Il avait déjà créé les lumières d’Albert Herring de Britten, début 2009. Depuis 2004, il crée, avec Omar Porras, L’Elixir d’amour (Opéra national de Lorraine), Le Barbier de Séville (La Monnaie), Pedro et le commandeur de Lope de Vega (Comédie Française), La Flûte enchantée (Grand Théâtre de Genève). Dernièrement, il crée les lumières de La Périchole (Théâtre du Capitole de Toulouse, Opéra de Lausanne). Il vient de conclure la tournée internationale du spectacle Bolivar, Fragmentos de un sueño de William Ospina créé à Bogotá en juillet 2010.

JACQUES MARESCH chef de chœur

Artiste lyrique en formation au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans les classes de Régine Crespin (chant lyrique), Gabriel Bacquier et Michel Roux (art lyrique), Jacques Maresch participe à des concerts et récitals en tant que baryton solo. À l’issue de sa formation de direction d’orchestre et de choeurs dans la classe de Jean-Sébastien Béreau, il prend la direction des choeurs de l’Opéra-Théâtre de Limoges. Entre autres concerts, il dirige la Petite Messe solennelle de Rossini, le Requiem de Fauré, Dialogues des Carmélites de Poulenc, un concert dédié à Vivaldi, les Liebesliederwalzer et les Zigeunerlieder de Brahms.

 

Claire DEBONO soprano, Adina

Lauréate de la Guildhall School, la soprano maltèse Claire Debono a fait de l’opéra son répertoire de prédilection. Sur la scène lyrique, elle fut récemment Anne Trulove/The Rake’s Progress (La Monnaie), Ilia/Idomeneo avec Les Arts Florissants (tournée européenne et à New York), Despina/ Così fan tutte (Opéra de Lyon), Zerlina/Don Giovanni (La Monnaie puis tournée au Japon), Barbarina/Le Nozze di Figaro (English National Opera, Opéra de Lyon), Unzellman/The Maltese Cross de Camilleri (Paris), Amore/Il Ballo delle ingrate (Birmingham Opera Company’s Monteverdi project), Minerva et Amore/Il Ritorno di Ulisse in patria au Teatro Real de Madrid (DVD Dynamic), Esmeralda/The Bartered Bride (Glyndebourne Festival) et Armide de Lully au Théâtre des Champs Élysées. En concert, elle retrouve Les Arts Florissants et William Christie dans le cadre du Jardin des voix,Mozart et Le Concert Spirituel pour une tournée européenne, le Théâtre du Châtelet et le London Barbican, les festivals d’Ambronay et d’Aix-en-Provence, le London Sinfonietta au SettembreMusica…   Brecht/Weill… Il participe à la création mondiale de l’opéra Re Orso de Marco Sroppa àl’Opéra-Comique (juin 2011) et donne en création Les Criminels de Bruckner à la Comédie de Valence (octobre 2011).

Xavier MORENO ténor, Nemorino

Ces dernières années, le Barcelonais Xavier Moreno, sorti du Conservatoire du Liceu avec les plus hautes distinctions en matière de chant, piano et choeur, s’est acquis la reconnaissance des grandes maisons d’opéra par son interprétation de nombreux rôles titres. Après plusieurs saisons au Nationaltheater de Mannheim, où il forge son répertoire – Edgardo/Lucia di Lammermoor, Rodolfo/La Bohème, Nemorino/L’Elisir d’amore, Werther/Werther, Alfredo/La Traviata, Duca/ Rigoletto –, il est invité par les opéras de Paris, Tel Aviv, Hanovre, Barcelone, Riga, Budapest, Séoul… Ses plus récentes apparitions sur scène comptent Don Carlo de Verdi et Pinkerton/Madame Butterfly. Il s’est également produit, durant l’été 2011, en tournée dans la Petite Messe solennelle de Rossini avec l’Orchestre symphonique d’Israël. Son répertoire de concert compte par ailleurs les grands oratorios ou messes de Haydn, Beethoven, Mozart, Verdi, Dvořák. Il a chanté sous la direction des chefs Adám Fischer, James Conlon, Hartmut Haenchen, Dan Ettinger, Frédéric Chaslin, György Ráth et Cornelius Meister.

Marco DI SAPIA baryton, Belcore

Après deux années de tournée française dans Voyage à Reims de Rossini, le Gênois Marco Di Sapia débute cette saison au sein de la troupe du Volksoper de Vienne, où il était, la saison précédente, Falke/La Chauve-souris, Dr. Cajus /Les Joyeuses Commères de Windsor, Reißteufel/ Antonia und der Reißteufel et Danilo/La Veuve joyeuse. Son répertoire embrasse les ouvrages traditionnels – La Cenerentola, Ariane et Le Jongleur de Notre-Dame, Les Contes d’Hoffmann, Orphée aux enfers, Tosca, Der Rosenkavalier, Don Giovanni, Les Noces de Figaro, A Beggar’s Opera, Candide,  Wozzek… – autant que des ouvrages contemporains (Wintermärchen de Boësman, What Next de Carter, les créations mondiales Eine Marathon-Familie de Zebeljan et Affaires étrangères de Villenave et Trondheim). Cet éclectisme lui vaut d’être invité à l’Opéra de Dantzig, au Konzerthaus de Vienne, à Salzbourg, à Hanovre, au Festival de Bregenz, en Mongolie… Sa carrière avait déjà pris un élan international dès sa formation : des débuts à Rome, la classe de chant du Conservatoire de Vienne, les cours du Cnipal de Marseille.

Yuri KISSIN basse, Dulcamara

Après des débuts remarqués dans Lady Macbeth de Mzensk sous la direction de Valery Gergiev et Madame Butterfly au New Israeli Opera, le Russe israélien d’adoption Yuri Kissin,  lauréat de la Rubin Music Academy, chante Masetto/Don Giovanni, Don Bartolo/Les Noces de Figaro, Colline/La Bohème, Publio/La Clémence de Titus, Betto/Gianni Schicchi, Don Basilio/Le Barbier de Séville dans le cadre de l’Israël Vocal Art Institution (IVAI). On l’a entendu depuis à l’Opéra de Paris dans Sciarrone/Tosca, Parsifal et Don Carlos dirigés par James Conlon, Capriccio, Ariane à Naxos, Lulu, La Traviata… Il a également participé aux productions de Boris Godounov, Eugène Onéguine, La Traviata, Parsifal. Parallèlement, il chante la Messe glagolitique sous la baguette de Pierre Boulez, fait ses débuts wagnériens dans le rôle de Daland/Le Hollandais volant à l’Opéra de Dijon, interprète Truffaldino/Ariane à Naxos à Limoges, le Médecin/Pelléas et Mélisande au Théâtre des Champs-Élysées et au Concertgebouw d’Amsterdam, et chante Chostakovitch en concert à Lisbonne. Cette saison, il a chanté à l’Opéra de Paris les rôles de Sciarrone/Tosca et du Borgne/La Femme sans ombre, Snug/A Midsummer Night’s Dream de Britten à Nancy, Caen et Toulon.

Julie MOSSAY soprano, Giannetta

Premier Prix de chant et d’opéra du Conservatoire royal de musique de Bruxelles, Julie Mossay poursuit ses études de chant au Conservatoire de Nancy, remporte les concours Dexia et Jacques-Dôme avant de débuter sa carrière en 2005 à l’Opéra royal de Wallonie dans Jenůfa et Der Freischütz. Parallèlement à sa saison au sein de l’Opéra-Studio des Flandres à Gand en 2007-2008, elle commence à se faire un nom auprès des maisons d’opéra d’Angers- Nantes (Javotte/Manon), de Marseille (Noémie/Cendrillon), de Metz (Omphale/Les Travaux d’Hercule de Claude Terrasse), de Tours (Papagena/La Flûte enchantée), de Nancy (Véronique de Messager)… Elle se voue également au répertoire d’oratorio et chante, en Belgique et en France, des programmes de mélodie et de musique baroque sacrée. Elle a chanté, en mai 2010, le rôle de Pedro dans Don Quichotte dirigé par Marc Minkowski et mis en scène par Laurent Pelly à La Monnaie de Bruxelles, production qui signait les adieux à la scène de José Van Dam.

Tarifs et infos pratiques

Tarif A (de 12€ à 40€) / Abonnement possible

Durée : 2h45 avec entracte

Chanté en italien, surtitré en français

Tous publics

Dispositif d’audio-description

Rencontres et conférences

RENCONTRE avec Richard BRUNEL, metteur en scène, mercredi 28 septembre 2011 à 18 h 00

Conférence de Michel Beretti autour de L’Élixir d’Amour le 2 novembre 2011 à 18h30 : « Quand régnait le bel canto »

Galerie photos

Extraits vidéo

Découvrez « L’Élixir d’amour » de Donizetti sur Culturebox !

Découvrez Richard Brunel met en scène « L’Élixir d’amour » de Donizetti sur Culturebox !

RON CARTER : THE GOLDEN STRICKER TRIO

reservation

photo Ron Carter 2_LR
Mercredi 9 NOVEMBRE 2011, 20h30

CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011

Ouverture de la sixième édition du Festival Éclats d’Émail avec un maître incontesté de la contrebasse, Ron Carter. Véritable légende dans le monde du jazz, accompagnateur de génie, il a notamment joué avec Cannonball Adderley, Thelonious Monk et, de 1963 à 1968, au sein du célèbre quintette de Miles Davis.
Doué d’un sens mélodique remarquable et reconnu pour la finesse et l’élégance de son jeu, Ron Carter joue avec Russell Malone, le guitariste favori de Diana Krall, et Mulgrew Miller, l’un des plus grands pianistes de la scène actuelle. Ils constituent à eux trois le Golden Striker Trio.

musiciens

RON CARTER CONTREBASSE / MULGREW MILLER PIANO / RUSSEL MALONE GUITARE

tarifs et infos pratiques

TARIF J (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 2h00

Tous publics

ORCHESTRE NATIONAL DE JAZZ

reservation

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jeudi 10 NOVEMBRE 2011, 20h30

CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011

AROUND ROBERT WYATT

Robert Wyatt est un artiste résolument à part. Depuis Rock Bottom, son chef-d’oeuvre de 1974 invariablement classé dans les disques les plus marquants de l’histoire du rock, le chanteur n’a cessé de susciter respect et passion. Au sein de Soft Machine, l’un des premiers groupes à avoir fait se rencontrer avec audace et pertinence rock et jazz, puis avec Matching Mole, sa formation suivante, il fut également l’un des batteurs les plus créatifs de sa génération.
Conçu autour d’une collaboration inédite entre Robert Wyatt et Daniel Yvinec spécialement pour l’Orchestre national de jazz, ce programme plonge dans l’univers du chanteur à la personnalité protéiforme. Around Robert Wyatt nous permet de redécouvrir, à travers ces voix surgies de nulle part, ces superbes chansons (« Shipbuilding », « Alifib », « The Song »…) révélant sous un jour nouveau l’univers de Robert Wyatt en le confrontant à la palette sonore unique de l’orchestre.
Cet orchestre, ce nouvel ONJ, Daniel Yvinec l’a imaginé porté par dix jeunes talents émergents aux profils rares et aventureux – pour la plupart polyinstrumentistes, avides d’explorations collectives et sonores en tout genre.

musiciens

Eve RISSER piano, piano préparé, flûtes, Antonin TRI HOANG saxophone alto, clarinettes, piano, Matthieu METZGER saxophones, électronique, Joce MIENNIEL flûtes, électronique, Rémi DUMOULIN saxophones, clarinettes, Guillaume PONCELET trompette, bugle, piano, synthétiseurs, Pierre PERCHAUD guitare, Sylvain DANIEL basse électrique, électronique, Yoann SERRA batterie

Tarifs et infos pratiques

TARIF J (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 2h00

Tous publics

CONCERT GRATUIT : PIANO FOLIES

reservation

concertsgratuits

En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.

PIANO FOLIES

CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL « ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ EDITION 2011″
Samedi 12 novembre 2011, à partir de 14 h 30

Alex JOURAWSKY TRIO
Paul LAY TRIO
Enzo CARNIEL TRIO
Stephan GRINS « CIRCLE »

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.

CHINA MOSES, RAPHAËL LEMONNIER

reservation

China et Raphael photo presse_LR
Samedi 12 NOVEMBRE 2011, 20h30

CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011

China Moses n’est pas uniquement la fille de Dee Dee Bridgewater : elle est aujourd’hui, et notamment après son album en hommage à la grande Dinah Washington This one’s for Dinah sorti sous le prestigieux label Blue Note et encensé par
la critique, une authentique chanteuse de jazz, loin de ses débuts dans le R’N’B ou le hip hop. China Moses, si bien entourée par Raphaël Lemonnier et Daniel Huck, prend aujourd’hui son envol pour rejoindre avec pertinence le cercle étroit des « divas » du jazz.

China Moses et Raphaël Lemonnier nous reviennent avec un nouveau projet, un véritable hommage aux ladies du jazz. Un hommage à ces divas (Billie Holiday, Helen Humes, Abbey Lincoln…) et autres impératrices noires du blues (Ma Rainey, Bessie Smith…), qui toutes ont dévoré la vie et nous laissent un répertoire rempli d’énergie, de soul et de swing.

musiciens

CHINA MOSES CHANT / DANIEL HUCK SAXOPHONE / RAPHAËL LEMONNIER PIANO / FABIEN MARCOZ CONTREBASSE / JEAN-PIERRE DEROUARD BATTERIE

tarifs et infos pratiques

TARIF J (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 2h00

Tous publics

CHAT PERCHE

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Jeudi 17 NOVEMBRE 20 h 30
Vendredi 18 NOVEMBRE 14 h 30 (SCOLAIRES)

Opéra rural pour soprano, mezzo-soprano, contre-ténor, ténor, baryton-basse, deux contorsionnistes et un danseur.

Livret de Caroline GAUTIER d’après Les Contes du chat perché de Marcel AYMÉ (© éditions Gallimard, 1939), musique de Jean-Marc SINGIER.
Création le 11 mars 2011 à l’Amphithéâtre Bastille Production Artis Diffusion | Coproduction Bouche d’Or-Compagnie Caroline GAUTIER, Ensemble 2e2m, Arcal, Fondation Royaumont, Festival Archipel-Genève, Le Théâtre – Scène nationale de Mâcon.
Avec le soutien de l’Opéra national de Paris, l’aide à la production et l’aide à la diffusion d’Arcadi, l’aide de la Ville d’Argenteuil, le soutien du Fonds de création lyrique de la Spedidam et de l’association Beaumarchais-SACD, Action financée par le conseil général du Val-de-Marne.

Des Contes du Chat perché se dégage une étrange beauté, celle d’un Jura des années 1950, terre de contes et de divinités celtiques, dont les strates sont définies par les vivants : les animaux, dotés de parole et de pensées – et même ici de chant –, les adultes, qui travaillent la terre ou se perdent en d’absurdes discours, et les enfants – Delphine et Marinette –,qui nous rappellent nos lectures ânnonantes. S’ajoute à cette géographie poétique toute une mythologie de l’école  communale, avec prix, discours de sous-préfet… et école buissonnière.
L’opéra, ici, est un jeu d’enfant. Et sur la prose réaliste de Marcel Aymé, il devient cirque, danse, rêve. La librettiste Caroline Gautier, qui explore sans relâche les possibilités musicales du langage notamment avec sa compagnie Bouche d’or, déploie tout l’onirisme de ce texte espiègle en confiant à deux contorsionnistes le couple d’inséparables petites héroïnes, à deux chanteurs le rôle des parents, à un danseur les volutes de la panthère, à une fanfare les interventions des animaux de la ferme. La chorégraphie minimale de Dominique Boivin rythme le conte ; la musique en est le souffle  continu, partition pleine d’humour composée pour une formation légère de cinq instruments aux sonorités festives. Jeux de mots et jeux de voix s’imbriquent dans un bric-à-brac sonore très organisé, comme toujours avec Jean-Marc Singier, sans perte de repères pour l’oreille.

Distribution

Direction musicale Pierre ROULLIER / Mise en scène Caroline GAUTIER / Chorégraphie Dominique BOIVIN / Scénographie Bruno de LAVENÈRE / Costumes Sylvie SKINASI / Lumières Daniel LÉVY .

DELPHINE Anne-Claire GONNARD / MARINETTE Johanna HILAIRE / LE PÈRE Michel HERMON / LA MÈRE Sylvie ALTHAPARRO / LE COCHON, LE SOUS-PRÉFET Marc MOLOMOT / LE PAON Robert EXPERT / LE CANARD, LA COUSINE FLORA Sonia BELLUGI / LA PANTHÈRE Salomon BANECK ASARO / Ensemble 2e2m

Tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible / Tarif préférentiel pour les scolaires

Durée : 1 h 00

Chanté en français

A partir de 7 ans

Rencontres et conférences

Rencontre entre les artistes du spectacle et les scolaires le vendredi 18 novembre, après le spectacle.

Extrait vidéo

Découvrez Les Contes du Chat Perché en version rurale et musicale à l’opéra sur Culturebox !

DANIEL HUMAIR

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Samedi 19 Novembre 2011, 20H30

CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011

[INVITE RICHARD, CÉLÉA ET SCLAVIS]

Daniel Humair a marqué l’histoire de la batterie moderne non seulement en inventant un son, spécifique, personnel et intime, mais aussi en imposant un geste à nul autre pareil, une façon unique de brasser le temps, de le prendre à bras le corps et de ne lui laisser aucun répit – la marque incontestable des plus grands. Sur scène, il attire tous les regards, il fulmine, impose sa puissance et sa grâce en gestes amples et spectaculaires, tout un « théâtre » qui ne nuit en rien à la musicalité du propos.
Daniel Humair est partout sans jamais occuper la place – il propulse, converse, relance, ponctue, commente, traque le tempo tout en conservant une qualité d’accompagnement extraordinaire, sensible et discrète. Entouré pour cette occasion par l’excellence même – Louis Sclavis, Jean-Paul Céléa et Jean-Charles Richard –, Daniel Humair revisite ses territoires et en invente de nouveaux. Tous vous le diront : « jouer avec lui, c’est jouer autrement. »

Musiciens

Batterie Daniel HUMAIR / Saxophones Jean-Charles RICHARD / Contrebasse Jean-Paul CÉLÉA / Clarinette basse Louis SCLAVIS.

Tarifs et infos pratiques

TARIF J (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 2 h 00

Tous publics

JAN GARBAREK GROUP

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Dimanche 20 NOVEMBRE 2011, 17h 00,
DATE UNIQUE EN FRANCE !

CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011

[JAN GARBAREK GROUP INVITE TRILOK GURTU]

Musicien, compositeur, orchestrateur et arrangeur de talent, le saxophoniste norvégien Jan Garbarek, associé depuis quatre décennies au prestigieux label allemand ECM, n’a de cesse d’inventer de nouvelles combinaisons de couleurs musicales mêlant instrumentation acoustique et son électronique.
Après avoir travaillé aux côtés du pianiste Keith Jarrett, cet émule de Coltrane a signé une longue série d’albums qui ont marqué de leur empreinte – l’intériorité et le sens du silence – la musique improvisée de la fin du XXe siècle. À la tête de son propre orchestre, il joue aux côtés d’artistes comme Egberto Gismonti, Ravi Shankar, Bill Frisell ou Keith Jarrett dans Belonging Quartet. Récemment, Jan Garbarek enregistrait à Dresde son tout premier recueil en public en compagnie de Manu Katché, Rainer Brüninghaus – son complice depuis toujours – et du bassiste d’origine brésilienne Yuri Daniel.
La rencontre avec Trilok Gurtu, grand maître de la musique indienne, destablas et percussions, lui inspire un nouvel univers musical. Trilok Gurtu est également un compositeur visionnaire que ses pas mènent aux confins des musiques rock, classiques, ethniques, jazz – un véritable monde en fusion, dont ressort sa pratique virtuose et inventive. Ses  dialogues avec Jan Garbarek sont des moments rares d’une complexité rythmique et d’une richesse mélodique exceptionnelles, d’une émotion unique.

Musiciens

Saxophones, ténor et soprano, flûte Jan GARBAREK / Percussions indiennes Trilok GURTU / Claviers Rainer BRÜNINGHAUS / Basse Yuri DANIEL

Tarifs et infos pratiques

TARIF J (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 2 h 00

Tous publics

LA VOIX HUMAINE

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Mardi 29 NOVEMBRE 20 h 30

[LA DAME DE MONTE-CARLO + LIS TON JOURNAL]
OPÉRA, VERSION DE CHAMBRE

Tragédie lyrique en 1 acte de Francis POULENC (1899-1963) | Livret de Jean COCTEAU (1889-1963) d’après sa pièce de théâtre éponyme (1930) | Création le 6 février 1959 par Denise DUVAL, sous la direction de Georges PRÊTRE, Salle Favart, Paris Précédé de La Dame de Monte-Carlo, monologue lyrique de Francis POULENC sur un texte de Jean COCTEAU (1930), et de Lis ton journal, monologue de Jean COCTEAU (1949) adapté de son poème « Le Bel Indifférent » (1936).
Avec l’aimable autorisation de M. Pierre BERGÉ, président du Comité Jean COCTEAU / Production déléguée Carte blanche Musique / Coproduction Théâtre musical de Besançon /  Coréalisation Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Nouvelle production.

La scène lyrique se prête plus souvent à l’assouvissement d’amours contrariées qu’à la rupture. Le texte de Cocteau fournit à Poulenc en 1958 le prétexte d’une œuvre originale à tous égards : opéra intimiste pour une unique soliste, La Voix humaine assiste à la décomposition d’une femme amoureuse s’entendant confirmer par téléphone son abandon. Que reste-t-il, avant la mort, de celle qui n’est plus que l’ombre d’elle-même ? La voix, « trop humaine » comme dit Poulenc, entre cri et chant, exorciste d’un érotisme muselé, de sentiments trahis et d’un passé nostalgique sans lendemain. Contemporaine des Dialogues des carmélites, cette tragédie lyrique exhale une même intensité douloureuse, aux prises avec le silence et les tourments de l’âme. L’arrière-petite-nièce du compositeur, Stéphanie d’Oustrac, longtemps associée au répertoire baroque, conduit, depuis la chambre imaginée par la scénographe Amélie Kiritzé-Topor, ce récitatif haletant avec pour interlocuteur le piano de Pascal Jourdan. Comme Poulenc avait écrit le rôle de Blanche et La Voix humaine à l’intention de Denise Duval, Vincent Vittoz a élaboré sa mise en scène, sans artifice, en pensant à la présence solaire et rayonnante de la jeune chanteuse. C’est un vrai bijou de théâtre musical qu’il lui offre en introduisant le monodrame par La Dame de Monte-Carlo et Lis ton journal, deux autres textes de Cocteau qui suggèrent soudain, en flash-back, toute une histoire, et éclairent ces égarements du cœur et de l’esprit.

Distribution

Mise en scène Vincent VITTOZ / Mezzo-soprano Stéphanie D’OUSTRAC / Piano Pascal JOURDAN / Scénographie Amélie KIRITZÉ-TOPOR /

Costumes Sylvie AYRAULT assistée de Christel DESJARDINS / Lumières Roberto VENTURI

Tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 1 h 30

CHANTÉ EN FRANÇAIS

Tous publics

AUTOUR DE HAYDN

reservation

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Samedi 3 DÉCEMBRE 2011, 20 h 30

[QUATUOR MOSAÏQUES]

Trois œuvres écrites par trois géants intimement liées entre elles. Le quatuor K 464 fait en effet partie d’un ensemble de six œuvres dédiées au maître Haydn par un Mozart au sommet de son art, décidé à se confronter à son modèle ; quant au quatuor de Schumann, il est issu d’une année de travail intense vouée à la musique de chambre. Un vrai banc d’essai pour le compositeur, qui attaque le genre après une étude minutieuse des quatuors de Haydn et de Mozart, et qui dédie ses trois quatuors à Mendelssohn.

Chez Mozart, tension, variations, construction serrée du discours, moments de grâce : tout Mozart dans ce cinquième quatuor d’une série de six, parmi les moins connus.

Chez Haydn, la maîtrise absolue et le lyrisme du vieux maître. Les six quatuors de la série de 1797 renvoient, à vingt-cinq ans d’intervalle, à la série de l’opus 20. Ce deuxième opus, qui ouvre le concert, est l’un de ceux que l’on garde longtemps dans l’oreille. Un exercice de style aussi, traversé de quintes récurrentes dans tous les mouvements.

Et puis, pour conclure, Schumann. Au-delà du Sturm und Drang, toute la passion du romantisme maîtrisé.

musiciens

Violon Erich HÖBARTH / Violon Andrea BISCHOF / Alto Anita MITTERER / Violoncelle Christophe COIN

Programme

Quatuor en ré mineur opus 76 n° 2 Joseph HAYDN / Quatuor en la majeur K 464 Wolfgang Amadeus MOZART / Quatuor en fa majeur opus 41 n° 2 Robert SCHUMANN

Tarif et infos pratiques

TARIF E (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 1 h 20

Tous publics

UN REQUIEM ALLEMAND

reservation

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Vendredi 9 DÉCEMBRE 2011, 20 h 30

[EIN DEUTSCHES REQUIEM OPUS 45]

De Johannes BRAHMS (1833-1897) | Version pour deux solistes, chœur de chambre et deux pianos | Texte du compositeur, d’après les textes en allemand de la Bible protestante de Martin LUTHER | Création successive des sept mouvements originaux avec orchestre entre le 1er décembre 1857, à Vienne, et le 18 février 1869, à Leipzig | Création de la version avec deux pianos le 7 juillet 1871, à Londres

On s’y glisse en douceur, on en sort bouleversé. Cette écriture éminemment romantique culmine durant plus d’une heure, dans la proximité de la mort, au zénith d’une forme monumentale à rendre jaloux Berlioz ou Verdi. Ce mariage peu catholique du grandiose et de l’intime, du spirituel et de l’émotion, est célébré par un chœur omniprésent, un baryton et une soprano solistes, un orchestre puissant.
Hormis son caractère sacré, ce requiem, essentiel dans l’œuvre choral de Brahms, montre peu de parenté avec la traditionnelle messe des morts : le choix de textes en allemand du Nouveau Testament élargit le propos. Il s’agit d’« un » requiem, de la vision du monde tragique d’un jeune compositeur enclin à la mélancolie, marqué par le suicide de son ami Schumann et la mort de sa mère. Après plus d’une décennie de gestation et une création morcelée, l’œuvre voit enfin le jour en 1868.
Brahms réalisait dès 1866 une version ajustée aux talents de pianiste de Clara Schumann, plus intimiste mais tout aussi intense, dans laquelle deux pianos prennent à leur compte la partie d’orchestre.
Nima Sarkechik et Nicolas Stavy, tous deux fins interprètes de la palette brahmsienne, sauront se faire entendre tout en veillant aux voix : celle de la soprano hollandaise Lenneke Ruiten, par ailleurs familière de la plupart des premiers rôles mozartiens, de l’Allemand Detlef Roth, dont la large tessiture de baryton embrasse tous les romantiques jusqu’à Wagner, et du chœur de l’Opéra-Théâtre de Limoges.

distribution

Direction musicale Jacques MARESCH / Soprano Lenneke RUITEN / Baryton Detlef ROTH / Piano Nima SARKECHIK / Piano Nicolas STAVY / Choeur de l’Opéra-Théâtre de Limoges

Tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 1 h 00

Tous publics

CONCERT GRATUIT : DANSES HONGROISES DE BRAHMS

reservation

concertsgratuits

En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.

DANSES HONGROISES DE BRAHMS

Samedi 10 décembre 2011, 17 h 00
Laurence & Daniel BENZAKOUN piano 4 mains

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.

ORCHESTRE DE LIMOGES ET DU LIMOUSIN : CONCERT DU NOUVEL AN

reservation

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Samedi 31 DÉCEMBRE 2011, 20 h 00

La voix fascine, captive, plus encore lorsqu’elle chante – enchante. Celles des sirènes et Loreleï alimentent les mythes ; celles des castrats et des divas de la scène lyrique font jaillir l’émotion, au-delà même des mots. Car la voix, sensuelle, fait de l’effet, flatte notre goût des extrêmes et de la virtuosité. Elle fend le cœur ou fait rire aux larmes : jamais loin d’une histoire d’amour.
Et c’est une véritable déclaration que ce programme tout entier dédié à la voix soliste dans ses épanchements amoureux. Qui dit chant d’amour dit amour du chant : si tous ces airs et duos magnifient la découverte de l’autre, le bonheur d’être deux et le refus de tout intrus, c’est parce que, quelle que soit l’époque et l’esthétique, Mozart, Rossini et Offenbach ont mis tout leur amour pour la voix au coeur de leur travail musical.
Pour embrasser ce programme à pleine voix, il fallait un couple de chanteurs habile à parcourir toute la gamme du sentiment amoureux, de l’opéra mozartien jusqu’à l’opéra bouffe, en passant par le registre du bel canto. Le ténor espagnol Xavier Moreno – le Nemorino de L’Elisir d’amore, familier des grands rôles verdiens, pucciniens et straussiens – et la rayonnante soprano israélienne Talia Or, qui ne cache pas sa prédilection pour Mozart, sont les amants de cette soirée. Cupidon de la fosse, Jérôme Kaltenbach, lui aussi rompu au répertoire lyrique et désormais associé à l’Opéra-Théâtre de Limoges, est aux commandes de l’orchestre.

distribution

Direction Jérôme KALTENBACH / Soprano Talia OR / Ténor Xavier MORENO / Orchestre de Limoges et du Limousin (OLIM).

programme

- La Flûte enchantée, Ouverture, airs et duo Tamino-Pamina Wolfgang Amadeus MOZART,
- La Pie voleuse, Ouverture Gioachino ROSSINI,
- Le Barbier de Séville, Air de Rosine Gioachino ROSSINI,
- Les Contes d’Hoffmann, Interludes musicaux, duo Olympia-Hoffmann Jacques OFFENBACH,
- La Belle Hélène , Ouverture, airs et duo Hélène-Pâris Jacques OFFENBACH ,
- Orphée aux Enfers, Duo Eurydice-Orphée, galop infernal Jacques OFFENBACH,

Tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 1 h 30

Tous publics

L’OLIM hors les murs…

Dimanche 1er janvier 2012 à 17 h 00, Pôle culturel La Mégisserie, Saint-Junien
Mardi 3 janvier 2012 à 20 h 30, Salle André-Lejeune, Guéret
Mercredi 4 janvier 2012 à 20 h 30, Théâtre des 7 Collines, Tulle

QUATUOR DEBUSSY – EPISODE 2

reservation

7-Quatuor Debussy-Crédit Bernard BenantLR
Vendredi 6 JANVIER 20 h 30
ÉPISODE 2 : JANATCHÈQUE

Deuxième épisode de la présence du Quatuor Debussy à l’Opéra : Smetana, Janáček, Dvořák – l’histoire de la Bohême à livre ouvert et en trois dimensions, chacun puisant à sa manière aux racines du folklore maternel. Car ces trois frères de sang tchèque n’envisagent pas leur vie et leur art indépendamment de leur terre natale, alors en plein devenir.
Mais si les trois oeuvres de ce programme en camaïeu de gris exaltent avec lyrisme la fibre patriotique, c’est sans rien perdre du sentiment intime de leurs compositeurs : le Quatuor en ré mineur de Smetana (1884) sonne le glas d’une vie usée par un engagement politique sans relâche ; le premier quatuor de Janáček (1923), inspiré par la nouvelle de Tolstoï, est l’oeuvre d’un novateur osant un « opéra sans parole » aussi intense et tragique que Jenůfa ; enfin le douzième quatuor de Dvořák, « américain » en raison de sa composition aux États-Unis lors d’un séjour en 1893, révèle la sensibilité d’un compositeur né dans un pays dominé aspirant à la liberté. Retour aux sources, toujours, par-delà mers et océans…

Distribution

Christophe COLLETTE premier violon, Dorian LAMOTTE second violon, Vincent DEPRECQ alto, Fabrice BIHAN violoncelle.

Programme

Bedřich SMETANA Quatuor n° 2 en ré mineur
Leoš JANÁČEK Quatuor n° 1 Sonate à Kreutzer
Antonín DVOŘÁK Quatuor n° 12 « Américain » en fa majeur opus 96

Tarifs et infos pratiques

Tarif B (de 17€ à 25 €) / Abonnement possible

Durée : 2h00 avec entracte

Tous publics

JENUFA

reservation

JENUFA
Vendredi 20 JANVIER 2012, 20 h 30
Dimanche 22 JANVIER 2012, 15 h 00

Opéra en 3 actes de Leoš JANÁČEK (1854-1928) | Livret du compositeur d’après le drame Její Pastorkyňa (1890) de Gabriela PREISSOVA | Création le 21 janvier 1904 au Théâtre national, Brno

Coproduction Opéra de Rennes, Opéra-Théâtre de Limoges, Grand-Théâtre de Reims

Nouvelle production.

Il y a plus d’un siècle, un nouveau-né était retrouvé noyé dans un village de Moravie. La grand-mère du nourrisson s’accusait du meurtre, commis pour sauver l’honneur de sa belle-fille rejetée par le père de l’enfant.

Jenůfa pourrait relever du simple fait divers si ne se lisait entre les notes le bouleversement intime provoqué par le drame : abandon, jalousie, culpabilité, folie… Ces émotions violentes et incontrôlables touchent Janáček, qui voyait en sa musique l’expression de la vérité plus que d’un sentiment patriotique ou d’un style. C’est à la manière d’un rénovateur et non d’un collectionneur qu’il assimila le folklore tchèque et morave.

Jenůfa est un ouvrage au lyrisme douloureux, un cri rauque et expressif, de souffrance et, finalement, d’éveil à la vie. Janáček – lui-même anéanti par la mort de sa fille – défendra toute sa vie sa lecture intimiste des destins esquissés par Gabriela Preissova dans la pièce qui lui inspira le livret. C’est sa version originale – et non l’« arrangement » de la création pragoise de 1916 –, créée en 1904 et publiée en 2010 par Universal, qui est ici mise en scène par Pierre Constant avec le concours du plasticien Roberto Platé, de solistes et d’un chef d’orchestre tchèques. Autour du moulin emblématique, Pierre Constant retrouve, à la veille de la seconde guerre mondiale où il transpose l’ouvrage, les modes de vie d’une communauté rurale fermée sur ses règles ancestrales et sourde au sentiment individuel. Façon de rattraper le temps sans pour autant détourner l’Histoire.

distribution

Direction musicale Ondrej OLOS / Mise en scène Pierre CONSTANT / Assistant mise en scène Gregory VOILLEMET / Scénographie, décors Roberto PLATÉ / Costumes Lili KENDAKA / Lumières Jacques ROUVEYROLLIS / Assistante lumières Jessica DUCLOS /

JENŮFA Pavla WYKOPALOVÁ /KOSTELNIČKA BURYA Eliška WEISSOVÁ / LACA KLEMEŇ Michael BRACEGIRDLE / ŠTEVA BURYA Richard SAMEK / GRAND-MÈRE BURYA Jacqueline MAYEUR / LE MAIRE Bernard DELETRÉ / L’ÉPOUSE DU MAIRE Martine SURAIS / KAROLKA Sylvia KEVORKIAN / STÁREK LE MEUNIER, Patrice BERGER / JANO Valérie GABAIL / BARENA Natalia KRAVIETS /  PASTUCHYÑA  Agnès CABROL /  LA TANTE Floriane DUROURE /  Figurant (Le Christ) Luc VENRIES.

Chœur de l’Opéra-Théâtre de Limoges et de l’Opéra de Rennes/ Chef de chœur Jacques MARESCH / Orchestre de Limoges et du Limousin.

à propos de…

Ondrej OLOS, direction musicale

Formé au Conservatoire de Zilina puis à l’Académie Janáček des Arts à Brno, couronné du Prix Leoš Janáček en 2006 pour sa contribution à l’opéra Prihody Lisky Bystrousky, aujourd’hui directeur musical du Théâtre national de Brno, Ondrej Olos est l’un des chefs les plus talentueux de la République tchèque. En 2008, il dirige Jenůfa dans sa version originale de 1904. Il est aussi remarqué pour sa direction d’Eugène Onéguine, Macbeth, Die Fledermaus, Gianni Schicchi, Carmen… Ondrej Olos est sollicité par l’Orchestre radio-symphonique slovaque à Bratislava, l’Orchestre de chambre de Prague, l’Orchestre philharmonique de Brno, l’Orchestre philharmonique Bohuslav Martinů, la Philharmonie Morave… Pianiste, il accompagne également de nombreux artistes en récital, dont le violoniste Milan Pala avec lequel il forme un duo.

Pierre CONSTANT mise en scène

Après s’est fait connaître dans l’Europe entière avec Sur le Fil d’Arrabal et dans les classiques du théâtre, Pierre Constant crée en 1974 le Centre dramatique de La Courneuve, qu’il oriente vers la création d’œuvres originales interrogeant la musique et les possibilités du corps et de la voix. Ce travail le conduit à la mise en scène d’opéra, notamment grâce à une relation privilégiée avec La Monnaie de Bruxelles. Les engagements se succèdent dans des répertoires différents et des théâtres de premier plan, production dont se distingue sa trilogie Mozart/Da Ponte (1995), élue Meilleur spectacle de l’année par la critique et reprise encore récemment au Théâtre des Champs-Élysées en 2010. Admiratif de l’œuvre de Genêt, dont il a créé Le Funambule, il vient de publier Violon solo, la musique de Jean Genêt (2011).

Pour cette production de Jenůfa, Pierre Constant est assisté par Grégory Voillemet, compositeur pour le théâtre et le cinéma, et depuis 1995 assistant à la mise en scène à l’Opéra de Paris mais aussi avec David Cronenberg pour The Fly-Opera.

tarifs et infos pratiques

TARIF A (de 12€ à 40€) / Abonnement possible

Durée : 1 h 40

CHANTÉ EN TCHÈQUE surtitré en français

Tous publics

Rencontres et conférences

RENCONTRE avec Pierre CONSTANT, metteur en scène, jeudi 12 janvier 2012 à 18 h 00.

CONFÉRENCE « Janáček ou le besoin de vérité » mercredi 18 janvier 2012 à 18 h 30 (foyer du public).

Extraits musicaux

Découvrez JENUFA donné l’Opéra de Rennes dans le cadre de la coproduction (Rennes/Limoges/Reims) :
Extrait Jenufa by Rennes

D’autres extraits de JENUFA (donné à l’Opéra de Malmö (Suède) cette saison) :
Jenufa by Malmö Opera

L’argument

Dans la campagne reculée de Moravie, à la veille de la seconde guerre mondiale.

Acte I
Jenůfa attend secrètement un enfant de Števa, riche héritier du moulin. Elle prie pour qu’il ne soit pas enrôlé et espère un mariage qui la sauverait du déshonneur et de la mort. Laca compte quant à lui sur le départ à l’armée de son demi-frère pour prendre sa place dans le cœur de la jeune fille. On annonce, à grand renfort de chants, de danses et de boissons, que Števa est dégagé de ses obligations militaires – l’occasion, pour lui, de poursuivre sa vie volage. Kostelnička (la Sacristine), sévère gardienne du moulin, de l’église et de la morale, impose au jeune ivrogne une année de sobriété s’il veut épouser sa belle-fille. Le désespoir de Jenůfa porte la jalousie de Laca à son comble : il lacère la joue de la jeune fille.

Acte II
Cinq mois plus tard, à l’insu de tous, Jenůfa accouche dans la maison de sa mère adoptive. Števa, convoqué en tête-tête par la Sacristine, refuse de reconnaître l’enfant et de revenir vers la jeune mère – il s’est d’ailleurs déjà engagé auprès de Karolka, la fille du maire. Laca, lui, est toujours épris de Jenůfa. Pour favoriser leur mariage, la Sacristine est prête au pire. Elle annonce donc à Laca que le fils de Števa est mort, avant d’aller noyer le bébé dans les eaux glacées. Droguée par sa mère adoptive, Jenůfa apprend à son réveil que son enfant a succombé pendant son sommeil. Désespérée mais coutumière du malheur, Jenůfa accepte son sort avec résignation et consent même au mariage avec Laca. La Sacristine, déjà en proie aux tourments de la culpabilité, glisse progressivement vers la folie.

Acte III
Deux mois plus tard, le printemps fête les noces de Jenůfa et Laca. La cérémonie se déroule dans l’intimité. Sans rancune, Laca y a convié son demi-frère et sa fiancée Karolka. Très affectée par son crime, la Sacristine peine à se réjouir. Alors qu’elle bénit le jeune couple – tout en maudissant Števa et elle-même –, on vient annoncer la découverte de la dépouille d’un bébé dans la rivière dégelée. Jenůfa reconnaît son fils avec horreur. Sous le regard de Dieu et des siens, la Sacristine confesse son crime – un crime d’amour envers sa belle-fille – et accepte son châtiment. Laca et Jenůfa vont pouvoir s’unir et espérer, dans l’amour, un avenir plus apaisé.

Bande annonce

CONCERT GRATUIT : VOYAGES EN BOHÊME

reservation

concertsgratuits

En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.

VOYAGES EN BOHÊME

Samedi 21 janvier 2012, 17 h 00
Barbara DEGRIMA contrebasse
Sylvain JAUDON piano

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.

NEIGE

reservation

(c) Thierry De Mey
Mercredi 25 JANVIER 2012, 20 h 30

DANS LE CADRE DE DANSE ÉMOI BIENNALE 2012

Création chorégraphique pour six danseurs conçue par Michèle Anne DE MEY | Création le 11 novembre 2009 au Centre chorégraphique de la communauté française de Belgique dans le cadre de la Biennale Charleroi/Danses.
Production Charleroi/Danses – Centre chorégraphique de la communauté française de Belgique Coproduction Grand Théâtre de Luxembourg, Festival de danse de Cannes, Théâtre de Namur, Maison de la culture d’Amiens | Avec le soutien du ministère de la Communauté française Wallonie-Bruxelles – Service de Danse, de WBI (Wallonie Bruxelles International) et WBT (Wallonie Bruxelles Théâtre) / Spectacle co-accueilli avec les centres culturels de la Ville de Limoges | Scène conventionnée pour la danse.

L’être face à la nature inspira nombre d’artistes interpellés par la place de l’homme dans l’univers. Michèle Anne De Mey, formée à l’école de Béjart, collaboratrice de Keersmaeker, fondatrice de sa compagnie et depuis 2005 directrice artistique de Charleroi/Danses, ouvre la scène chorégraphique à ce sujet romantique sous un éclairage aussi éblouissant que neige. À la manière impressionniste, la chorégraphe belge progresse par tableaux vivants aux matières palpables, dessinant les contours d’un rêve éveillé, hypnotique et intrigant.
Nous voici de l’autre côté du miroir, dans un conte féerique et terrifiant : textures, lumières et effets météorologiques, unique narration du spectacle dans laquelle se projette la dynamique des corps, réveillent
l’émerveillement enfantin des glissades et des boules de neige. Mais aussi les fantasmes, la peur de l’ensevelissement et de la disparition. Théâtre d’ombres et de lumière marqué par la récurrence de la chute,
Neige déroule sa palette chromatique du noir au blanc comme le film de notre mémoire défaillante : la danse des flocons perturbe la vision jusqu’à supprimer toute échelle de grandeur ; la scène s’étend à l’infini, la nature confine à l’abstraction. Cette symphonie naturaliste aux accents beethovéniens – Beethoven et l’eau sont chers à la chorégraphe –,créée en 2009 dans le cadre de la Biennale Charleroi/Danses, est une ode magnifique à l’homme en questionnement. Comme si le brouillage de l’image imposait une mise au point intérieure.

distribution

Chorégraphie Michèle Anne DE MEY / Musiques BEETHOVEN, SCHUMANN, HARVEY, DE MEY / Assistant chorégraphie Grégory GROSJEAN / Scénographie Sylvie OLIVÉ / Lumières et dispositif scénique Nicolas OLIVIER / Costumes Sylvie OLIVÉ, Michèle Anne DE MEY, Estelle BIBBO / Réalisation sonore Dominique WARNIER,
Raphaelle LATINI
/ Responsable production Ludovica RICCARDI. /

Textes Ivo GHIZZARDI / Danseurs & danseuses : Gabriella IACONO, Kung Hee WOO, Ilse GHEKIERE, François BRICE, Leif Federico FIRNHABER, Samuel LEFEUVRE.

Tarifs et infos pratiques

TARIF D (de 20€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 1 h 30

Tous publics

galerie photos

Extrait vidéo

Découvrez Neige : de la danse contemporaine à Maubeuge sur Culturebox !

QUELQUE CHOSE DE CARMEN

reservation

QQC CARMEN LR
Jeudi 9 FÉVRIER 20 h 30
Vendredi 10 FÉVRIER 10 h 00 & 14 h 30 (Séance scolaire / à partir du CM1)
Samedi 11 FÉVRIER 20 h 30

Création chorégraphique pour dix danseurs librement inspirée du personnage de Carmen conçue par Sergio SIMÓN sur une musique de Renaud GARCIA-FONS. Production Opéra-Théâtre de Limoges

Si ce « quelque chose » semble appeler une question, Sergio Simón n’en donnera pas une réponse unique. Car c’est dans cet espace indéfini que toute la poésie du chorégraphe espagnol, engagé dans la création avec le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges depuis 2007, transcende le portrait original, franchit le temps et désacralise le mythe. Chacun connaît Carmen – par la nouvelle de Mérimée ou l’opéra de Bizet –, incarnation de la femme passionnée, indépendante, libérée, fatale, dont l’histoire se déroule comme la chronique d’une mort annoncée. Forte tête, cœur ardent, elle ne connaît que ses propres lois, bravant morale et religion – sorte de miroir inversé d’une autre grande figure de la littérature ibérique, Don Juan. Elle traverse la vie avec fulgurance et sensualité, se brûlant les ailes à ses propres désirs, poussant ceux qu’elle séduit à assumer leurs propres pulsions.
Que reste-t-il de Carmen dans la femme d’aujourd’hui ? Peut-être cet instinct vital qui force à exister par soi-même, à défendre sa liberté, ce chant « magique » qui charme parfois jusqu’à la folie. La danse de Sergio Simón, sensible aux sinuosités de la nature humaine et à la poésie du geste, associe dynamiques et imaginaires d’horizons divers. À commencer par le Sud du contrebassiste Renaud Garcia-Fons et de son quartet, un univers tissé de cultures  méditerranéennes, d’Amérique latine, de flamenco et de jazz. Ce métissage musical croise la danse à la source de sa quête : à la recherche d’un chant profond, enfoui, celui de Carmen.

distribution et biographies

Création chorégraphique Sergio SIMÓN / Création musicale Renaud GARCIA-FONS / Dramaturgie Michel BERETTI / Décors et costumes Alain LAGARDE / Lumières Xavier LAUWERS /

Maitres d’oeuvre :
> Sergio SIMÓN création chorégraphique
Originaire de Saragosse, Sergio Simón entreprend une formation de danse classique et contemporaine au conservatoire de Saragosse puis au Conservatoire royal de Madrid. En 1992 il intègre le Ballet national de Nancy puis le Ballet Víctor Ullate. Il danse les rôles principaux du Lac des cygnes, Roméo et Juliette, Le Corsaire, Giselle, Les Sylphides, Casse-
Noisette, Cendrillon, Shéhérazade, Spartacus, L’Oiseau de feu… Sergio Simón est interprète dans les créations de Victor Ullate, Niels Cristie, Yiri Kilian, Hans Van Manen, Antonio Gades, Claude Brumachon… En 2006, il signe sa première chorégraphie, le duo À l’aube, présenté à Formentera en Espagne. La même année, il prend en main la direction du Ballet de l’Opéra Théâtre de Limoges.
Commence alors une nouvelle étape créatrice dans son parcours. Il chorégraphie son premier ballet, Terra A Terra, en janvier 2007. Il imagine et crée la mise en scène et la chorégraphie de Carmina Burana en 2008. Il signe également les créations du Tricorne et de L’Amour sorcier en 2009, puis L’Après-midi d’un faune et Contrastes en 2010. Roméo, Juliette (novembre 2010) est sa première création dédiée à l’analyse de personnages mythiques. Elle sera suivie de Carmen.
Attaché à l’esthétique et à l’analyse poétique du geste contemporain, Sergio Simón se définit comme un créateur, un inventeur de formes expressives.

> Renaud GARCIA-FONS création musicale
Contrebassiste virtuose dont la technique unique s’est forgée à l’usage d’un instrument exceptionnel à cinq cordes, Renaud Garcia-Fons est de ces musiciens au parcours insolite, à la croisée des musiques classiques, jazz et traditionnelles. Débutant la musique par le piano et la guitare, il découvre la contrebasse et intègre le Conservatoire de Paris pour des études sous la houlette du franco-libanais François Rabbath. Sa quête musicale le pousse à expérimenter de nouvelles sonorités, d’abord avec l’ensemble du trompettiste Roger Guérin puis au sein de l’Orchestre de contrebasses (1987-1993), et enfin de l’Orchestre national de jazz. Il est également le partenaire de Sylvain Luc, Paquito D’Rivera, Michel Portal, Didier Lockwood, Antoine Hervé, Nguyên Lê… Il travaille avec les maîtres du flamenco, qu’il adapte à la contrebasse. Sur la scène internationale, il joue régulièrement avec ses différentes formations dans les plus grands festivals de jazz. Il a enregistré treize albums.
En 2009, il reçoit l’Award de la Performance solo de l’International Society of Bassists. En 2010, il obtient l’Echo Deutscher MuzikPreis Jazz du meilleur instrumentiste international et le Giraldillo de l’interprétation musicale à la Biennale de Séville pour sa participation au spectacle Sin Muros de Dorante.
Parallèlement à sa carrière de soliste, Renaud Garcia-Fons développe depuis plusieurs années un travail de composition, pour France Musique, France Culture, le Scottish Chamber Orchestra et l’Ensemble de Basse-Normandie.

> Michel BERETTI dramaturgie
Dramaturge de l’Opéra national de Paris de 1986 à 1995, conseiller en dramaturgie ou metteur en scène dans plusieurs opéras allemands, Michel Beretti, écrivain de théâtre et librettiste d’opéra, est l’auteur d’une centaine de pièces, adaptations et livrets représentés sur les scènes allemandes, suisses et françaises. Parmi ses travaux les plus récents, citons son livret de l’opéra Zazie dans le métro de Matteo Franceschini pour l’Orchestre national d’Île-de-France (création en février 2012 au Théâtre du Châtelet), son implication dans La Prise de Neuchâtel (spectacle théâtral du Millénaire de la Ville de Neuchâtel, création en août 2011) et l’écriture des Yeux de Nersès (Nersesi atchkere, Nerses’in Gözleri), une pièce conçue en résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon réunissant des comédiens turcs et arméniens, dont la création est prévue en Anatolie et en Arménie en 2012-2013.

> Alain LAGARDE décors et costumes
Après une formation de scénographe à l’École du Théâtre national de Strasbourg, Alain Lagarde signe les décors de nombreux spectacles pour l’opéra, le théâtre, la danse et la comédie musicale. En 2009, il signe les  décors de Mozart l’opéra Rock mise en scène par Olivier Dahan. À l’opéra, il signe les scénographies d’Ariodante (Opéra Garnier) et de Siroe (au BAM à New York) dans les mises en scène de Jorge Lavelli. Pour Matthew Jocelyn, il réalise les décors du Roi Arthus et de Die Frau ohne Shatten, de Lucia di Lammermoor, de Reigen et de Julie de Philippe Boesmans Il travaille aussi avec Olivier Bénézech sur de nombreux opéras, signe la scénographie deMaria Stuarda à l’opéra de Genève , Erwartung et  Le Bal d’Oscar Strasnoy à l ‘opéra de Hambourg,  . Pour le ballet de l’Opéra de Paris, il réalise décors et costumes des Familiers du labyrinthe de Michèle Noiret et de L’Envol d’Icare de Thierry Malandain. Il prépare actuellement les décors de Windgames, chorégraphie de Patrick De Bana pour l’ opéra de Vienne.

> Xavier LAUWERS lumières
Concepteur, réalisateur de lumières et créateur sonore, Xavier Lauwers est aussi le directeur technique du Théâtre 140 de Bruxelles. Spécialiste de la lumière en ce lieu mais aussi dans la plupart des théâtres belges, il travaille tant dans le milieu de la danse contemporaine que dans la conception et la réalisation de lumières en muséographie. Prix du Théâtre 2004/Création technique pour L’Homme du jour d’Enzo Pezella, il éclaire la comédie musicale Le Roi Soleil au palais des Sports de Paris (2005) et en tournée, et réalise la lumière des Arpenteurs de Michèle Noiret au Théâtre national. Parmi ses dernières créations, citons Demain de Michèle Noiret et Le Magicien d’Oz au Grand Rex à Paris dans une mise en scène de Stéphane Jarny, Ma nuit Bowie et Ceci est mon corps d’Isabelle Wery, Affaire d’âme d’Ingmar Bergman, Agamemnon de Roberto Garcia, Le Soleil même pleut de Françoise Berlanger…

Musiciens du Renaud Garcia-Fons Quartet
> David VENITUCCI accordéon
Originaire de Grenoble, David Venitucci prends des cours à l’institut d’André Thépaz à Chambéry puis entre au conservatoire de sa ville natale dans les années 1990. Il se tourne très vite vers les territoires de l’improvisation et du jazz. Désireux de repousser les limites de son instrument, le jeune virtuose s’offre un prototype sur mesure : un accordéon à déclencheur, un mélange de modèle utilisé en musique classique, « avec une main gauche basses chromatiques ». David Venitucci repense alors entièrement son système de jeu, grâce au déclencheur qui permet de changer la configuration du clavier. Grâce à cette symétrie, ses possibilités deviennent immenses. Il s’intéresse à divers styles de musiques et explore plusieurs voies, que ce soit la chanson, le cirque, le théâtre ou encore le jazz contemporain. Il forme un quartet avec Antoine Banville, Gueorgui Kornazov et Hubert Dupont, et sillonne l’Europe. Son premier album, Cascade, paraît en 2003.

> Kiko RUIZ guitare acoustique
Nourri de culture flamenca, Kiko Ruiz débute sa carrière à l’âge de 11 ans, un Premier Prix de guitare en poche (Toulouse). C’est avec le maître Manolo Sanlucar et aux côtés du guitariste Vicente Amigo et du chanteur Duquende que Kiko Ruiz va affirmer sa technique de guitare toque lui permettant de trouver définitivement sa voie. En 1992, il obtient le Premier Prix de guitare du Concours international de Nîmes. Depuis, ses collaborations l’ont mené aux côtés de Duquende, la Familia Montoya, Joselito, Canastera, Concha Vargas, Esperanza Fernández, Cepillo, Blas Córdoba… Dans d’autres univers musicaux, il a partage la scène ou le studio d’enregistrement avec Julia Migenes, Renaud Garcia-Fons (en trio et en quartet), Victoria Abril, Jean-Marc Padovani, Abed Azrié, Joey Starr…

> Pascal ROLLANDO percussions
Autodidacte issu de la scène toulousaine, « de toutes les musiques » selon les mots de Serge Lopez avec qui il joue en trio, Pascal Rollando se produit durant une dizaine d’années avec le compositeur et guitariste flamenco Bernardo Sandoval, enregistre et partage la scène de concert avec Pauline Ester, Nilda Fernandez, Art Mengo, Michel Fugain… Spécialiste des percussions latines et flamencas, il pratique depuis plus de vingt ans le cajón, d’origine péruvienne, et a construit son style dans la veine du flamenco fusion. Il est partenaire de Renaud Garcia-Fons sur l’album La Línea del Sur.

Danseuses et danseurs interprètes du Ballet
> Alicia CABRERO
Alicia se forme à la danse classique et contemporaine à la Victor Ullate School of Dance, à l’école professionnelle royale de danse de Madrid, et au Conservatoire royal supérieur Maria de Avilla, avant de rejoindre l’Académie de danse de Rotterdam. Elle crée plusieurs solos, et danse pour la compagnie «Tragaldabas y Compania», dans le Circo price of Madrid, tourne dans toute l’Espagne avec un spectacle de Dragone et Mercedes Pedroche en 2009 et multiplie en parallèle les collaborations artistiques en Hollande, avant d’intégrer en 2010 le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges.

> Yoo Mi AHN
Yoo Mi est née en Corée du Sud. Elle débute la danse à l’âge de 8 ans à l’ARAM ballet Studio à Séoul, dirigé par Jame Jun et Inhee Kim. Elle gagne le Grand prix de la danse de l’Association de Corée. En 2002, elle entre à l’université féminine EHWA à Séoul où elle étudie la danse. Dans le même temps, elle danse avec Ballet ensemble ( Eunkyong Shin) puis rejoint le New Ballet Company ( Kisook Cho). Elle intègre le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2007. En 2012, elle sera également visible dans « Les pêcheurs de Perles » à l’Opéra Comique à Paris.

> Clémence CHEVILLOTTE
De formation classique avec un cursus à l’Ecole nationale supérieure de danse de Marseille, Clémence élargit sa pratique à la danse contemporaine et au modern jazz au Studio Ballet Colette Armand. Elle intègre le «Gran Canaria Ballet» en 2007, puis travaille pour les opéras de Marseille et de Montpellier, avant de rejoindre le CCN de Nancy, Ballet-de-Lorraine. Elle rejoint le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2010.

> Anusha EMRITH
De formation classique et jazz à l’île de la réunion, Anusha intègre en 2005 le centre professionnel EPSE danse à Montpellier et se spécialise en danse contemporaine. En 2008 elle rejoint la compagnie Sylvain Groud, avec qui elle poursuit certaines collaborations artistiques, et danse dans Cordes (Opéra de Rouen), Donc , Pepole . Le dernier projet artistique auquel elle prend part est Collision, pour le 104 à Paris, en 2011. Elle a rejoint le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges spécifiquement pour la production de « Quelque chose de Carmen », en 2012.

> Africa MANSO
Africa commence ses études de danse classique et espagnole au Conservatoire Supérieur de Murcia (Espagne). Attirée par le Flamenco, elle continue sa formation à Madrid dans des écoles professionnelles pluridisciplinaires alors qu’elle est par ailleurs soliste de la compagnie flamenco/contemporaine «Entredanzas» sous la direction de Nuria Aparicio. En 2001, elle rentre au C.N.D.C d’Angers puis s’engage à sa sortie dans des projets artistiques avec Abou Lagraa, Cyril Davy, Alvaro Restrepo, Sébastien Ly, Esther Aumatell, Claude Brumachon. Elle participe à des projets de théâtre physique avec la compagnie Do Théâtre (Allemagne) et performances de rue avec Lena Josephsson (Suède). En 2009, elle participe à la création de la compagnie A.N.I et du spectacle « En attendant Didier». Elle rejoint le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2011, et poursuit en parallèle son activité d’artiste chorégraphe au Centre chorégraphique national de Nantes sous la direction de Claude Brumachon.

> Damien BOUGAS
La danse s’ouvre a lui a l’âge de 5 ans. Il fait ses études au Conservatoire d’Angers en horaires aménagés, puis continue sa formation à l’Ecole supérieure de Danse d’Anne-Marie Porras, en formation à la scène avec Rudy Bryans pendant 2 ans. Suite à ça, il intègre le jeune ballet «Dantzaz Kompania» en Espagne, où il travaille avec des chorégraphes tels que Arthur Garcia, Jone San Martin, Hilde Koch, Itzik Galili… C’est en 2011 qu’il a rejoint le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges.

> David DEBERNARDI
David entreprend une formation de danse à 14 ans au conservatoire d’Avignon et s’oriente vers le classique, le jazz et le contemporain. Il rejoint ensuite en semi-professionnel la jeune compagnie de ballet de la Cité des Papes. Trois années plus tard, il travaille au sein du ballet Biarritz junior de Thierry Malandain et intègre peu après la compagnie Dantzaz à San Sebastian. Il danse également pour plusieurs chorégraphes dont Itsic Galili et Christophe Garcia.Il développe en parallèle son propre travail chorégraphique et monte des créations pour le conservatoire d’Avignon et pour le ballet Biarritz junior. Il intègre le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2010.

> Yannick DIAZ
Yannick débute la danse en autodidacte avec le hiphop. Après quelques années de pratique, il intègre la section jazz de l’EPSE Danse, à Montpellier. A la fin de sa formation il est invité en résidence par la compagnie Marie Devillers pour créer un solo «Sous mes Silences». Il danse également dans Introspectus, de la compagnie Sara Ducat. Il intègre ensuite le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2010.

> Benjamin DULUC
Benjamin suit une formation classique à l’EPSE danse à Montpellier, puis se confronte à d’autres styles de danse, notamment au Studio Harmonic à Paris. Il danse sur différents plateaux de maisons d’opéra : avec Rake’s progress en 2002 à l’Opéra national de Bordeaux, Hàry Jànos en 2005 au Théâtre du Châtelet, ou Carmen, Médée, Jeanne au bûcher en 2006 au festival Radio France à Montpellier. Il danse dans le cabaret « Ô Toulouse » en 2008 et 2009, et depuis travaille avec différentes compagnies françaises ou allemandes, dont Ballettmainz. Il intègre le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2010.

> Willyo RODRIGUEZ
Willyo a commencé à danser à l’Ecole Nationale de Danse de Valencia, au Vénézuéla, avant d’intégrer Ia “Valencia Danza Contemporanea Company”. Après une année de travail au Mexique, il retourne à Caracas pour faire partie du “Ballet contemporain de Caracas”, qui se produit en tournée internationale aux Etats-Unis, en Russie, en Chine, au Japon et en Israel, avec des chorégraphies de Thierry Malandain ou Nils Christie. En 2002, il décide de rejoindre en France la compagnie de Philippe Trehet, avant d’intégrer en 2004 le “Ballet Actuel ” à Toulouse. Après une saison à l’Opéra de Nice, il arrive à l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2011.

tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible / Tarif préférentiel pour les scolaires

Durée : 1 h 15

Tous publics

Rencontres

RENCONTRE avec Sergio SIMÓN, chorégraphe :
- jeudi 2 février à 10h30 (Scolaires)
- vendredi 3 février à 18 h 00 (Tout public)

CONCERT GRATUIT : ORCHESTRE À CORDES DES ÉTUDIANTS

reservation

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En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.

ORCHESTRE À CORDES DES ÉTUDIANTS DU CENTRE D’ÉTUDES SUPÉRIEURES MUSIQUE ET DANSE DE POITIERS

Samedi 11 février 2012, 17 h 00
Elina KUPERMAN direction

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.

LA CHAMBRE DE MILENA J.

reservation

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Mercredi 15 FÉVRIER, 20 h 30

Théâtre – Vidéo – Musique
Portrait librement adapté de la vie et de l’œuvre de Milena JESENSKÁ | Création 2010-2011, Production Compagnie du Désordre.
Coproduction La Fabrique – scène conventionnée de Guéret, Théâtre du Cloître-scène conventionnée de Bellac | Avec le soutien de L’Archipel-scène territoriale de Fouesnant, Théâtre Georges-Madec d’Esquibien.

Journaliste, écrivain et traductrice tchèque, Milena Jesenská est la fameuse destinataire des Lettres à Milena de Kafka, datées du début des années 1920, l’un des grands amours de sa vie. « Lumière dans les ténèbres », « ouragan » dans la chambre de l’auteur de La Métamorphose, elle est aussi le témoin d’une époque chaotique, dénonce la montée du nazisme, s’engage dans la Résistance et meurt à Ravensbrück en 1944. Sa force de caractère et son regard lucide ont fasciné Filip Forgeau qui lui dédie cette « Chambre », première d’une série de portraits de fiction de grandes figures des arts inspirés de journaux, correspondances et biographies.

distribution

Texte & mise en scène Filip FORGEAU / Comédienne Soizic GOURVIL et la voix de Daniel MESGUICH / Lumières Claude FONTAINE / Univers sonore Fabrice CHAUMEIL

à propos de…

Auteur, metteur en scène de théâtre, réalisateur au cinéma, Filip Forgeau fonde la Compagnie du Désordre en 1997. Il est directeur de La Fabrique-scène conventionnée de Guéret depuis 2006 et directeur artistique de la manifestation Les Auteurs vivants ne sont pas tous morts (depuis 2002).

tarifs et infos pratiques

TARIF C 9€ / Hors abonnement

Durée : 1 h 30

Tous publics

ORCHESTRE DE LIMOGES ET DU LIMOUSIN : PRAGUE – MOSCOU

reservation

ORCHESTRE SYMPHONIQUE DU LIMOUSIN
Vendredi 17 FÉVRIER 20 h 30

Direction : Jérôme KALTENBACH

Une Symphonie claironnant d’entrée de jeu, une Sinfonietta déferlant avec force trompettes, cors et trombones : on ne trouvera pas moins discret pour fêter la rencontre imaginaire de deux destinées majeures d’un monde bercé par une seule mère patrie, la Russie. Les cuivres soufflent ici la vedette à leurs compagnons de l’orchestre et communiquent leur énergie, leurs couleurs, leur ton. Ce ne sont pas les trompettes d’Aïda, plutôt celles de la « force du destin, qui nous interdit de goûter le bonheur » – ce fatum obsessionnel dans la vie et l’oeuvre de Tchaïkovski (1840-1893).
Toute sa Quatrième Symphonie, créée à Moscou en 1878, porte le sceau de ce destin en même temps que celui du compositeur : des sonneries interrogatrices à la mesure de ses questionnements existentiels, des thèmes
tourmentés dans la veine romantique, un vague à l’âme sorti du plus profond des entrailles de la Russie éternelle. Son destin croisera sur la ligne du temps celui de Janáček (1854-1928) sans que les deux hommes se
rencontrent. L’un meurt avec son siècle sans connaître la révolution ; l’autre vit l’indépendance de son pays. Dans ce contexte de quête identitaire, Janáček invente, en solitaire, un langage musical basé sur sa langue
natale. Profondément tchèque – mais aussi unique. En 1926, lorsque le Mouvement nationaliste de gymnastique lui commande sa Sinfonietta, le compositeur de 72 ans ravive la mémoire des fanfares populaires de son enfance et livre une œuvre singulière particulièrement tonique.

programme

- Sinfonietta opus 60 (version 1927) Leoš JANÁČEK
- Symphonie n° 4 en fa mineur opus 36 Piotr Ilyitch TCHAÏKOVSKI

Tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 1 h 10

Tous publics

l’olim hors les murs…

Mardi 14 février à 20 h 30, Les Treize Arches, Théâtre de Brive
Jeudi 16 février à 20 h 30, Centre culturel Yves-Furet, La Souterraine
Samedi 18 février à 20 h 30, Salle André-Lejeune, Guéret
Dimanche 19 février à 15 h 00, La Mégisserie, Saint-Junien

LA PERICHOLE

reservation

(c) Frédéric IOVINNO - Opéra de Lille
Vendredi 16 MARS 20 h 30 ,
Dimanche 18 MARS 15 h 00

Opéra bouffe en 3 actes de Jacques OFFENBACH (1819-1880) | Livret d’Henri MEILHAC et Ludovic HALÉVY d’après la saynète Le Carrosse du Saint-Sacrement, tirée du Théâtre de Clara Gazul de Prosper MÉRIMÉE (1830).
Création le 25 avril 1874 au Théâtre des Variétés, Paris, après la création le 6 octobre 1868 d’une première version en 2 actes. Reprise de la production de l’Opéra de Lille, création novembre 2008

« Je suis un peu grise », « Que la vie est belle quand le vin est bon », « Les femmes, il n’y a qu’ça »… Ces airs bien arrosés pourraient être partout à leur aise dans l’oeuvre d’Offenbach et de ses deux compères Meilhac et Halévy : depuis Orphée aux Enfers (1858), cette légèreté pétillante mais jamais innocente est devenue leur philosophie lyrique, propre à mieux railler le Second Empire. La Périchole, créée en 1868 puis en 1874 en trois actes, n’échappe pas à la satire : quel est ce pays où les artistes sont contraints de se « vendre » pour un dîner ? Quel est ce monde où les imbus de pouvoir font de leurs caprices amoureux des lois universelles ?
Le Pérou d’Offenbach, aux teintes réalistes plutôt inédites, calqué sur celui, colonisé, du XVIIIe siècle, n’est autre qu’une cynique parodie de la haute société parisienne ; la metteure en scène Bérangère Jannelle la présente à son tour comme un miroir tendre et satirique de notre propre actualité. De cette double mise en abîme jaillit alors la question fondamentale : comment aimer et être aimé, assumer sur la scène son besoin de reconnaissance tout en restant intègre dans ses sentiments ?
La vision de Bérangère Jannelle, projetée dans un univers farfelu aux couleurs acides et aux acrobates virevoltants, questionne l’artiste, son rapport au pouvoir et à la réalité, lui si familier de l’imaginaire. Elle trouve son point d’équilibre entre burlesque et gravité, libérant tous les fantasmes et toute la fantaisie de cet hymne à l’amour.

distribution

Direction musicale Jérôme KALTENBACH / Mise en scène Bérangère JANNELLE / Assistant mise en scène Janick MOISAN / Décors Stéphane PAUVRET / Costumes Laurence CHALOU / Lumières Christian DUBET / Assistant lumières Gwendal MALARD / Assistant vidéo Olivier DUBOIS .

LA PÉRICHOLE Carine SECHAYE / PIQUILLO Loïc FELIX / DON ANDRÈS DE RIBEIRA Franck LEGUÉRINEL / LE COMTE MIGUEL DE PANATELLAS Erick FREULON / DON PEDRO DI HINOYOSA David LEFORT / BERGINELLA,NINETTA Gabrielle PHILIPONET/ MASTRILLA, BRAMBILLA Hélène DELALANDE / GUADALENA, MANUELLA Jennifer MICHEL / Choeur de l’Opéra-Théâtre de Limoges : Chef de choeur Jacques MARESCH / Orchestre de Limoges et du Limousin.

Hélène DELALANDE et Jennifer MICHEL sont pensionnaires du Centre National d’Artistes Lyriques (CNIPAL).

à propos de…

Jérôme KALTENBACH.
Après des études au Conservatoire National de Musique de Paris, Jérôme Kaltenbach obtient à l’unanimité le premier prix de direction d’orchestre dans la classe de C.Rosenthal et J.Martinon. Boursier de l’Etat italien, il étudie auprès de Franco Ferrara à l’Académie Sainte-Cécile de Rome.
Deux fois lauréat du concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon, Jérôme Kaltenbach obtient le deuxième prix au concours international de chefs d’orchestre Min –On de Tokyo.
Il a été l’invité des principaux orchestres symphoniques du Japon. Il a également dirigé les principaux orchestres nationaux et de nombreux orchestres en Suisse, Bulgarie, Mexique, Colombie, Slovaquie.
De 1979 à 1988, Jérôme Kaltenbach est le directeur et chef permanent de l’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy-Lorraine. Avec cet orchestre, il a enregistré plusieurs disques et réalisé de nombreuses tournées.
En 1982, Jack Lang ministre de la Culture, le charge de la création et de la direction musicale de l’Orchestre Français des Jeunes avec lequel il se produit dans de nombreux festivals.
Il est l’invité des opéras de Paris, Nice, Avignon, du Théâtre du Châtelet, de l’Opéra de San Francisco.
Il est régulièrement sollicité pour diriger les grandes œuvres du répertoire au Japon, récemment il y a dirigé la Bohème de Puccini et le Dialogue des carmélites de Francis Poulenc.
En 2010, Jérôme Kaltenbach, chef expérimenté et talentueux, devient chef associé de l’Orchestre de Limoges et du limousin. A ce titre, il dirigera plusieurs ouvrages lyriques et symphonique dans les trois saisons à venir. Il aura un rôle tout particulier auprès de l’Orchestre et veillera à son bon fonctionnement musical et à son développement artistique.

Bérangère JANNELLE
Née à Paris en 1977, je commence à faire du théâtre, dans la cour du Lycée. Je rencontre Gilberte Tsaï, Michel Deutsch, Valère Novarina qui interviennent dans les ateliers.
Plus tard, j’entre en hypokhâgne et en khâgne. Je fais mes classes. Je commence mes humanités.
Je fais de la philosophie, Je vais au théâtre découvrir les auteurs que je n’étudie pas.
A partir de 1998, j’entre sur les plateaux de théâtre comme dans les ateliers des peintres. Je frappe à la porte et j’apprends dans les salles. Je deviens assistante à la mise en scène de metteurs en scène internationaux comme Stéphane Braunschweig, Carlo Cecchi, Eric Vigner et Arthur Nauzyciel.
Grâce à Marcel Bozonnet, je noue avec Klaus Michael Grüber des liens artistiques et humains déterminants pour moi. Je travaille en France et en Italie. J’apprends des langues : l’anglais, l’italien, l’allemand, le portugais, l’espagnol.
A partir de ces collaborations artistiques, je commence à réunir une équipe d’acteurs et de collaborateurs artistiques rencontrés au Conservatoire National Supérieur d’art dramatique à Paris, au Teatro Garibaldi à Palerme, et lors des spectacles en France et à l’étranger.
Comment, à l’endroit du sensible, le théâtre articule l’individu et le citoyen ? Comment le théâtre qui explore la mémoire désordonnée des corps, des langues, des territoires intimes et collectifs, bouleverse les représentations préétablies que l’on a de soi et de l’autre, et agite ainsi la vie publique ?
Voilà les questions poétiques et politiques qui guident mon parcours théâtral fondé sur la transmission aux formes de représentation variées de textes poétiques puissants d’hier et d’aujourd’hui, d’ici et d’ailleurs: Boccacio, Deföe, Sophocle, Corneille, Pasolini et maintenant Molière.
D’une part de telles préoccupations m’amènent à dépasser les frontières et créer autour de mon travail des liens forts entre la France et l’étranger (notamment l’Italie et le Brésil), favorisant la circulation d’interprètes d’un pays à l’autre. Ainsi, le Décaméron (2001) créé en Italie et en France avec une troupe bilingue. En parallèle, je mène un travail de recherche durant deux ans avec des jeunes acteurs brésiliens à Sao Paulo sur « L’Adversaire » d’Emmanuel Carrère, O Adversario (2002) en portugais.

D’autre part, désireuse de confronter mon processus de création aux « territoires du réel », j’alterne les spectacles en salle (Décaméron, Robinson, Voyage au pays de nulle part d’après Defoe, Ajax de Sophocle, Amor ! ou les Cid de Corneille) et les ateliers de création hors-les-murs, sur des territoires souvent emprunts de problématiques sociales et politiques fortes. Par exemple à Forbach, à l’invitation de la scène nationale, je réinvestis un ancien carreau de mines en travaillant avec des jeunes actrices de différents pays. Cela devient Les Antigones.
Ces expériences d’immersion sur un territoire m’ont permises de renouveler significativement la mise en jeu de l’autre et de réinventer des formes narratives, provoquant ainsi l’association d’un travail filmique à mon travail théâtral. Ainsi, après Les Antigones, la réalisation autour de Pylade de  Pasolini d’un premier long métrage Sans-Terre avec un groupe de théâtre de paysans sans terre brésiliens, vient confirmer clairement le lien très fort entre écriture théâtrale et écriture filmique.

Ces travaux réalisés in situ ont nourri dès lors tous mes projets de création fédérateurs: Robinson, Voyage au pays de nulle part (2003) qui était comme le double inversé du Décaméron et se jouait dans une salle de théâtre en proie au naufrage (guindes, rideaux renversés…) où Robinson cherchait un territoire vivable. Ajax (2005) qui se jouait, dans un espace très nu et très matiéré, sur une lande de terre brûlante, qui renvoyait à la frontière, au no man’s land, et dessinait en même temps un lieu de rencontres et un horizon, au-delà des violences guerrières. Centré sur la mise à l’épreuve d’une parole qui s’exposait « à nu », les acteurs cherchaient un rapport direct avec le public.
La même année, sur la proposition de Dominique Goudal pour le festival Dedans-Dehors, j’explore une autre forme théâtrale à mettre dans les bagages de la Compagnie en écrivant moi-même Une soirée chez les Fox (2006) : projet autour des « Esprits » philosophiques, politiques, scientifiques, amours secrets, perdus, qu’on ne convoque que sur les plateaux de théâtre et dans les séances de spiritisme. A jouer dans les parcs, les forêts, les châteaux et autres lieux de veillées insolites.
Avec Amor ! ou les Cid de Corneille (2007), je poursuis le travail sur la tragédie, autrement. Il s’agit cette fois d’une tragi-comédie classique. A travers cette thématique de la reconstruction, je m’empare de cette pièce anti-académique pour aller vers un théâtre qui s’invente librement et joyeusement en transgressant les règles des pères pour créer les conditions d’un monde nouveau où une nouvelle génération trouve le chemin de ses propres désirs. Amor ! ou les Cid de Corneille était un projet « dansé » à ma façon, dans lequel la troupe jouait à plein.
Avec Amphitryon, je poursuivrai cette veine en plongeant cette fois dans la comédie philosophique et sociale pour développer les rapports entre pouvoir et désir, entre pouvoir à nu du théâtre et théâtre déréalisant du pouvoir.
Portée par des textes à la rencontre des territoires politiques et intimes. Avec le goût renouvelé de l’aventure collective, réunissant scénographe, costumier, éclairagiste, créateur son, chorégraphe autour des acteurs, je veux tenter un théâtre engagé dans notre siècle. A l’écoute des bruits du monde. A fleur de nos peaux.
Parallèlement, développant un goût prononcé pour la musique que j’ai étudié longtemps, je poursuis un travail de mise en scène lyrique et crée la Périchole d’Offenbach en Janvier 2009 à l’Opéra de Lille.
[Source : Théâtre de la Ville, Paris / Bérangère JANNELLE ]

tarifs et infos pratiques

TARIF A (de 12€ à 40€) / Abonnement possible

Durée : 2 h 00

CHANTÉ EN FRANÇAIS

Tous publics

rencontres et conférences

RENCONTRE avec Bérangère JANNELLE, metteur en scène : lundi 12 mars à 18 h 00

CONFÉRENCE « Offenbach : le rire grinçant du Second Empire » mercredi 14 mars 2012 à 18 h 30 (foyer du public)

galerie photos

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CONCERT GRATUIT : RECITAL DU CNIPAL

reservation

concertsgratuits

En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.

RÉCITAL DU CENTRE NATIONAL D’ARTISTES LYRIQUES (CNIPAL)

Samedi 17 mars 2012, 17 h 00

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.

QUATUOR DEBUSSY – EPISODE 3

reservation

7-Quatuor Debussy-Crédit Bernard BenantLR
Mercredi 21 MARS 20 h 30
Épisode 3 : DIVINES HÉROÏNES

Le Quatuor Debussy, qui ne connaît pas les a priori, vibre tout à son aise, dans ce troisième épisode de sa résidence à Limoges, à la voix et aux émotions de trois grandes figures de la scène lyrique romantique. Leurs compositeurs n’ont guère offert de leur temps au répertoire de chambre, consacrant tous leurs efforts à la vitrine internationale qu’est l’opéra au XIXe siècle. Si Puccini compose son élégie Crisantemi (1892) spécifiquement pour le quatuor à cordes, il ne manquera pas de lui emprunter dès l’année suivante des thèmes pour sa Manon Lescaut. Verdi ne composera qu’un unique quatuor, en 1873, laissant à d’autres – Emanuele Muzio – la transcription de son opéra Luisa Miller. Enfin Bizet ne semble quant à lui pas connaître la musique de chambre. Mais sa Carmen, créée l’année de sa mort en 1875, supporte sans prendre une ride toutes les variations, toutes les adaptations, toutes les transcriptions.
Alors pourquoi le quatuor à cordes, auquel on prête l’expression intimiste de drames personnels, ne pourrait-il témoigner du tourment de ces divines héroïnes aux amours brisées, à la liberté contrainte, à la mort annoncée ?

Distribution

Christophe COLLETTE premier violon, Dorian LAMOTTE second violon, Vincent DEPRECQ alto, Fabrice BIHAN violoncelle.

Programme

Giacomo PUCCINI Crisantemi
Giuseppe VERDI Luisa Miller
Georges BIZET Carmen

Tarifs et infos pratiques

Tarif B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 2h00 avec entracte

Tous publics

CONCERT GRATUIT : ALLONS AU BAL !

reservation

concertsgratuits

En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.

ALLONS AU BAL !

Samedi 14 avril 2012, 17 h 00
Cristina ESO mezzo-soprano
Jean-Pierre RAILLAT alto
Antoine METELIN piano

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.

LA TRAVIATA

reservation

TRAVIATA
Vendredi 13 AVRIL à 20 h 30
Dimanche 15 AVRIL à 15 h 00
Mardi 17 AVRIL à 20 h 30
Jeudi 19 AVRIL à 20 h 30

Melodramma en 3 actes de Giuseppe VERDI (1813-1901) | Livret de Francesco Maria PIAVE d’après la pièce La Dame aux camélias (1852) d’Alexandre DUMAS Fils, tirée de son roman homonyme (1848) | Création le 6 mars 1853, Teatro La Fenice, Venise.
Coproduction Opéra-Théâtre de Limoges, Opéra de Reims, Opéra de Rennes

Nouvelle production.

On pourrait ne retenir de La Traviata que les airs à boire et les valses de salon. Soucieux de traiter un sujet contemporain, Verdi sublime le Paris du Second Empire : danses à la mode, conversations frivoles, prostituées de haut vol… Rien de plus réaliste, d’autant plus que son héroïne, sous les traits de la Dame aux camélias de Dumas, dévoile ceux de l’authentique courtisane Marie Duplessis. Mais derrière les miroirs et l’Histoire s’imbriquent deux drames, d’où naît la tragédie : celui d’une société en déliquescence, qui se disculpe de ses divertissements illusoires par des valeurs bourgeoises intransigeantes ; et celui d’une femme saisie par le grand amour, décidée à laver son corps et son âme des plaisirs de sa vie antérieure.
Violetta ne parviendra à inverser le mouvement de la décadence qu’au prix d’un véritable martyre.

Comment l’être humain peut-il être contraint à plier sous le joug de la société jusqu’à la mort ? Tel est le postulat de Jean-Romain Vesperini, arrivé à la mise en scène lyrique par la musique et par le chant : transposé dans l’Italie des années 1920, le livret de Piave devient l’expression du paroxysme de l’ordre social. L’idéologie fasciste permet de rendre lisibles ces rapports de société totalitaires avec une force comparable à celle qui effraya La Fenice en 1853. Elle montre aussi, en marge de l’oppression, la décomposition d’une famille sous la pression politique et historique. Une vision engagée qui assume la surcharge dramatique pour mieux tendre vers l’universel.

distribution

Direction musicale Giacomo SAGRIPANTI / Mise en scène Jean-Romain VESPERINI / Scénographie, décors Emmanuelle ROY / Costumes Sonia BOSC / Lumières Christophe CHAUPIN.

VIOLETTA VALÉRY Venera GIMADIEVA / ALFREDO GERMONT Francesco DEMURO / GIORGIO GERMONT Marzio GIOSSI / FLORA BERVOIX Marie GAUTROT / LE DOCTEUR GRENVIL Julien VERONESE / LE MARQUIS D’ORBIGNY Bardassar OHANIAN / LE BARON DOUPHOL David WOLOSZKO / GASTON, VICOMTE DE LETORIÈRE Julien DRAN / ANNINA  Sophie ANGEBAULT / Choeur de l’Opéra-Théâtre de Limoges / Chef de choeur Jacques MARESCH / Orchestre de Limoges et du Limousin.

à propos de…

Giacomo SAGRIPANTI, direction musicale

CV en cours….

Jean-Romain VESPERINI, mise en scène

Né en 1981, Jean-Romain Vesperini se forme à l’école du Théâtre National de Chaillot et à la Guildhall School of Music and Drama à Londres qu’il intègre en tant que baryton. Il travaille en parallèle la mise en scène et devient l’assistant aux mises en scène de Jérôme Savary, Pierluigi Pizzi, Lukas Hemleb travaillant à l’Opéra comique à Paris, au Rossini Opera Festival de Pesaro, au Festival d’Aix en Provence, à l’Opéra de Metz. A partir de 2004, il signe ses premières mises en scène d’opéra et de théâtre : « Le Secret de Susanne » d’Ermanno Wolf-Ferrari, « La Belle Hélène » d’Offenbach, dans le cadre de l’atelier d’art lyrique des Postgraduates à la Guildhall School, « La Fedeltà Premiata » de Joseph Haydn avec la Schola Cantorum, « Monsieur Choufleuri restera chez lui » d’Offenbach,  « L‘Affaire de la rue Lourcine » d’Eugène Labiche au Théâtre du Ranelagh à Paris ainsi qu’une pièce de théâtre contemporaine qu’il a traduite, « Due Fratelli » de Fausto Paravidino. Parallèlement à sa propre évolution en tant que metteur en scène, il continue ses collaborations avec de nouveaux metteurs en scène. Il travaille avec Georges Lavaudant pour « Attila » de Verdi à Vérone et « La Clémence de Titus » de Mozart à L’opéra de Lyon et l’assiste sur « La Nuit de l’iguane » de Tenesse Williams à la MC 93 de Bobigny en mars 2009. Il collabore aussi avec Peter Stein sur « La Dame de Pique » de Tchaïkovsky, puis sur « Lulu » qui est représenté en mai 2009 à l’opéra de Lyon. En 2010, Jean-Romain Vesperini réalise seul la mise en scène de Peter Stein de « Lulu » à la Scala de Milan et au Wiener Festwochen. Il part aussi au festival de Schwetzingen en Allemagne pour collaborer à la mise en scène de Lavaudant d’ « Andromaque » de Grétry repris à Montpellier, et participe à la création de « La Tempête » de Shakespeare à la MC93 de Bobigny en octobre 2010. En théâtre, Jean-Romain Vesperini met en scène un spectacle sur Boris Vian et travaille sur un cabaret autour de textes et de chansons de l’auteur allemand Karl Valentin. Quant à l’opéra, il met en scène « Don Giovanni »  de Mozart pour le festival «Les nuits d’été de Corte » avec Robin Renucci comme récitant en aout 2010. Il sera à nouveau en Corse l’été 2011 pour « Le Barbier de Séville » de Rossini. Il collaborera ensuite à la mise en scène de Georges Lavaudant sur « La Cerisaie » à l’opéra de Paris, création scénique mondiale de Philippe Fénelon en janvier 2012. Toujours à l’opéra de Paris, il assistera Jean-Louis Martinoty sur « Faust » de Gounod avec Roberto Alagna. L’opéra de Lyon vient de lui confier la mise en scène de « Douce et Barbe Bleue » d’Isabelle Aboulker en juin 2011 avec la maitrise de l’opéra de Lyon. En avril 2012, il mettra en scène « La Traviata » de Verdi à l’opéra de Limoges en coproduction avec l’opéra de Reims.


tarifs et infos pratiques

TARIF A (de 12€ à 40€) / Abonnement possible

Durée : 3 h 00

CHANTÉ EN ITALIEN surtitré en français

Tous publics

Spectacle audiodécrit les 15 et 17 en partenariat avec Accès Culture. Rencontres avec les équipes artistiques et visites tactiles organisées pour le public déficient visuel.

rencontres et conférences

- RENCONTRE avec Jean-Romain VESPERINI, metteur en scène, mardi 3 avril à 18 h 00,

- CONFÉRENCE « La Traviata ou la Dévoyée », par Michel Beretti, mercredi 11 avril 2012 à 18 h 30 (foyer du public).

Audio description

Spectacle audiodécrit les 15 et 17 en partenariat avec Accès Culture. Rencontres avec les équipes artistiques et visites tactiles organisées pour le public déficient visuel.

TraviataAD by operalimoges


A propos de l’accueil des publics déficients visuels. by operalimoges

TOUS A L’OPERA! 2012

reservation

rof2012

Samedi 12 et dimanche 13 mai 2012, la Réunion des Opéras de France (ROF) et les Opéras d’Europe convient tous les publics à « fêter l’opéra » en ouvrant gratuitement leurs portes.

Plus de 100 opéras, représentant 25 pays européens, participent à cette manifestation. La France reste le pays le mieux représenté avec 29 participants.

Le 12 mai, à Limoges, l’Opéra mobilise toutes ses équipes afin de faire découvrir au public l’univers d’un lieu de spectacle, ses particularités (un plafond mobile par exemple qui permet de moduler la jauge de la salle), ses ateliers (décors, costumes et accessoires), ses différents métiers et les savoir-faire que suppose le montage d’un opéra sur le plan artistique et technique. Des concerts et des spectacles jalonneront cette journée et permettront à tous de découvrir un lieu et des artistes dans une ambiance conviviale et festive.

Tous à l’Opéra ! en 2012, c’est encore et toujours une occasion unique, pour tous, de découvrir gratuitement l’opéra et ses métiers, de rencontrer les artistes sur la scène et de participer à l’aventure en chantant, en jouant et en dansant !

Cette manifestation bénéficie du soutien financier du ministère de la Culture et de la Communication, de la Caisse des dépôts et de la SACD, du partenariat de France Télévisions, de France Musique, d’Opéra Europa, de RESEO, des Cabinets Baron & Aidenbaum et de Jaris Act’ Pro.

Programme de la journée

- Visites et rencontres avec le personnel de l’Opéra-Théâtre de Limoges.

- Mademoiselle Julie d’August Strinberg (14 h 30)*
Lecture, mise en espace et en musique par David Gauchard, Compagnie L’Unijambiste

- Pulse and Groove (17 h 00) concert*
Louis Da Silva Rosa violon/Alexandre Cardenas violon/Caroline Van De Watering alto / Denys Viollet violoncelle
Concert gratuit du samedi

- Julie. La nuit de la Saint-Jean (18 h 30)*
Conférence de Michel Beretti

- Julie, opéra de Philippe Boesmans (20 h 30)*
Répétition générale (réservation obligatoire dans la limite des places disponibles)

* Les horaires sont communiqués sous réserve de modifications éventuelles.

Pour tout renseignement : 05 55 45 95 95

JULIE

reservation

Julie et Jean
Lundi 14 MAI 14 h 30 (Séance réservée aux scolaires)
Mardi 15 MAI 20 h 30

Opéra en 1 acte et 12 scènes de Philippe BOESMANS (né en 1936) | Livret de Luc BONDY et Marie-Louise BISCHOFBERGER d’après la pièce Mademoiselle Julie d’August STRINDBERG (1888) | Commande de La Monnaie, Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence, Wiener Festwochen | Création le 8 mars 2005, Théâtre royal de La Monnaie, Bruxelles.
Reprise de la production de la Scène nationale d’Orléans, 2009, coproduction Musiques Nouvelles, ARCADI, Ars Musica, Maison de la Culture de Bourges | Avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication et de la Région Centre.

De tradition, la Saint-Jean fête la transgression ; mais le jeu, sous la plume d’un dramaturge aussi tourmenté qu’August Strindberg, tourne vite au cauchemar, révélant de chacun l’inavouable. Luc Bondy a fait de Mademoiselle Julie le livret en allemand du quatrième opéra du compositeur belge Philippe Boesmans: la jeune maîtresse du domaine, désengagée de ses fiançailles, vient séduire Jean, le valet de son père, promis à la cuisinière Kristin. Si la nuit abrite l’illusion du bonheur, le petit jour éclaire l’impossible de leur rencontre. Pulsions contradictoires et obsessionnelles, traumatismes enfouis, oscillations intérieures : le conflit est en chacun. Pour exorciser son passé et ses désirs coupables, Julie glisse de la folie vers la mort.
Le huis clos impose une lecture intime des sentiments ; la partition de Philippe Boesmans, créée en 2005 à Bruxelles, se jette dans la confidence, traverse de ses fulgurances la narration dramaturgique, rythme le trouble
annonciateur de la tragédie, charge d’émotion la fragilité émanant de chacun.
Le metteur en scène Matthew Jocelyn, qui après une décennie à l’Atelier du Rhin dirige désormais le Canadian Stage Company de Toronto, scrute le poids du drame, exalte la sensualité de Julie. Pour cette production créée à Orléans en 2009, il a conçu un décor unique, symbole d’un univers se liquéfiant alors que se délitent les êtres, et travaillé au corps à corps avec les trois solistes pour « tirer une puissance de drame et de théâtralité ». Une poignante descente aux enfers.

distribution

Direction musicale Daniel KAWKA / Mise en scène Matthew JOCELYN / Assistant mise en scène Yves LENOIR / Scénographie, décors Alain LAGARDE / Costumes Zaïa KOSCIANSKI / Lumières Pierre PEYRONNET.
JULIE Carolina BRUCK-SANTOS / JEAN Alexander KNOP / KRISTIN Hendrickje VAN KERCKLOVE.
/ Orchestre de Limoges et du Limousin.

à propos de…

Direction musicale Daniel KAWKA
Après des études instrumentales, d’écriture et de composition ainsi que de direction d’orchestre (École Normale de musique de Paris), lauréat de la Fondation de France, agrégé de musicologie et titulaire d’un Doctorat d’analyse musicale, il travaille auprès de J. Poole, approfondissant le répertoire vocal, C. Brück, pour le répertoire contemporain. En 1993, il se voit confier la direction musicale de l’Ensemble orchestral contemporain qui lui permet de démarrer une carrière internationale. Il crée en 2003 le Festival Philharmonic, orchestre symphonique dédié au répertoire français et allemand des XIX et XXème siècles.
Il a récemment dirigé de grands ouvrages lyriques tels que le Fliegende holländer de R. Wagner, le Viol de Lucrèce de B. Britten, de grandes œuvres avec chœur : le Requiem de Verdi, la seconde symphonie Résurrection de G. Mahler. Il dirige en création Le Vase de parfums de S. Giraud mise en scène et livret d’O. Py (Nantes-Angers Opéra, Théâtre de la Ville Paris 2004), Divorzio all italiana de G. Battistelli (Opéra de Nancy 2008), Wozzeck d’Alban Berg (saison 2010/2011).
Invité aujourd’hui par les plus grands orchestres symphoniques européens et sur les grandes scènes européennes d’opéra, il est actuellement un des chefs d’orchestre français les plus actifs et engagés, tant sur le terrain du grand répertoire romantique que sur celui de la musique du XXème siècle et de la création, dirigeant quelques 400 œuvres et créations.
Il s’intéresse aujourd’hui à la diffusion et la réinterprétation des grands chefs d’oeuvres de notre temps.

Mise en scène Matthew JOCELYN
D’origine canadienne Matthew Jocelyn commence le théâtre en parallèle à ses études universitaires mais se consacre surtout à la mise en scène : La Double Inconstance de Marivaux, 1991 Canada, La Tragédie de l’athée de Cyril Tourneur, dont il co-signe la traduction (Avant-scène Théâtre).
Il dirige l’Atelier Tchekhov à Paris pendant 2 ans puis pendant trois saisons il dirige l’ensemble du travail scénique du Centre de formation lyrique de l’Opéra Bastille. Il y met en scène Cosi fan tutte de Mozart, La voix humaine de F. Poulenc, Carmen de G. Bizet,…
En 1998 il est nommé à la direction de l’Atelier du Rhin où il est chargé de la mise en place et de la direction des Jeunes Voix du Rhin. Il y développe une politique de résidences chorégraphiques, faisant de l’Atelier du Rhin l’un des rares centres de création pluridisciplinaire en France à être dirigé par un artiste. Dans un objectif de démocratisation de la culture, il initie d’importants projets d’action culturelle dans les communautés urbaines et rurales aux alentours de Colmar.
En tant que metteur en scène, il crée Danser à Lughnasa de Brian Friel (1998), la création française de deux pièces de Timberlake Wertenbaker : Nightingale (2000), dont il signe la traduction (éditions l’Harmattan) et Dans l’intérêt du pays (2004).
Il met en scène entre autre Macbeth de William Shakespeare (2006), ainsi que trois opéras en un acte : Erwahrtung d’A. Schoenberg, Das Gehege de W. Rihm et Le bal d’O. Strasnoy, pour lequel il écrit également le livret, (Staatsoper de Hambourg mars 2010). Il conçoit et met en scène la première étape d’un spectacle pluri-disciplinaire sur l’origine du langage, Il reste encore 50 minutes avant la fin du spectacle, basé sur les écrits du psycho-linguiste Steven Pinker.

tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible / Tarif préférentiel pour les scolaires.

Durée : 1 h 15

CHANTÉ EN ALLEMAND surtitré en français

TOUS PUBLICS

Rencontres, conférences et lectures…

- RENCONTRE avec Matthew JOCELYN, metteur en scène, mercredi 9 mai à 18 h 00

- Mademoiselle Julie d’August STRINDBERG lecture, mise en espace et en musique par David GAUCHARD, Compagnie l’Unijambiste samedi 12 mai à 14 h 30 (foyer du public),

- CONFÉRENCE « Julie. La nuit de la Saint-Jean » samedi 12 mai 2012 à 18 h 30 (foyer du public)

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Dans les coulisses de JULIE au Théâtre d’Orléans…


Opera : « Julie » au Théâtre d’Orléans par tvtours

BOXE BOXE (DANSE HIP HOP / QUATUOR DEBUSSY – EPISODE 4)

reservation

© M. Cavalca
Jeudi 24 MAI 20 h 30
DANSE HIP HOP

Création chorégraphique pour huit danseurs et quatuor à cordes conçue par Mourad MERZOUKI, le Quatuor Debussy et AS’N.

Création le 25 septembre 2010 dans le cadre de la quatorzième Biennale de la danse de Lyon.
Production Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne, Compagnie Käfig | Coproduction Biennale de la danse de Lyon, Théâtre national de Chaillot, Maison des arts de Créteil, Espace Albert-Camus de Bron | Avec le soutien du Quatuor Debussy Spectacle co-accueilli avec les Centres culturels de la Ville de Limoges – scène conventionnée pour la danse.

Un titre aussi percutant pourrait promettre quelques coups. La dernière création du chorégraphe Mourad Merzouki, né en 1973, aujourd’hui directeur du Centre chorégraphique national de Créteil, est plutôt une invocation pleine d’humour à ce sport dont il fut champion junior et auquel il doit sa vocation. La boxe n’est pas tant les coups que l’esquive, le saut, l’empoignade. Dès lors, la gestuelle, les accessoires et le décor aux ressources infinies prennent une autre dimension, poétique, ludique, burlesque. L’excitation du combat transforme la peur en fantaisie, le match en rencontre rêveuse sous les couleurs nostalgiques d’un cirque à l’ancienne.
Boxe Boxe est un pur divertissement, dont l’impact visuel fait coup de poing. Mais aucun ring ici, hormis les cordes du Quatuor Debussy, dont la musique en live irrigue le spectacle. Sautant du hip hop à Schubert, les Debussy sont les compagnons de scène idéaux : depuis vingt ans et leur Premier Grand Prix du Concours d’Évian, ils ne mettent pas de gants pour sortir le répertoire classique de ses ornières et partagent les paris les plus fous pour créer des passerelles avec d’autres disciplines. Cet éclectisme est aussi celui de Merzouki et de sa compagnie Käfig, fondée en 1996 pour ouvrir le langage du hip hop et confronter les esthétiques.
En cela, Boxe Boxe, créé à la Biennale de la danse de Lyon en septembre 2010, assume parfaitement son rôle, renouvelant totalement, dans le métissage de danse urbaine et de musique classique, l’approche de la danse contemporaine.

Distribution

Direction artistique et chorégraphie Mourad MERZOUKI / Conception musicale Quatuor Debussy, AS’N / Scénographie Benjamin LEBRETON, Mourad MERZOUKI / Costumes Émilie CARPENTIER / Lumières Yoann TIVOLI / Construction Patrick LERAT / Peintures Camille COURIER , Benjamin LEBRETON.

Danseurs :
Rémi AUTECHAUD, Guillaume CHAN TON, Aurélien DESOBRY, Magali DUCLOS, Frédéric LATASTE, Mourad MERZOUKI et/ou Steven VALADE, David RODRIGUES, Teddy VERARDO.

Quatuor Debussy

Tarifs et infos pratiques

TARIF D (de 20€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 1 h 05

Tous publics

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Découvrez « Boxe Boxe », duo de choc pour la Cie Kafig et le Quatuor Debussy sur Culturebox !


Boxe Boxe par Regards2banlieue

ORCHESTRE POITOU-CHARENTES – Jean-François HEISSER

reservation

OPC © T. Chapuzot_LR
Vendredi 29 MAI 20 h 30
CONCERT EXCEPTIONNEL HORS ABONNEMENT

Production Orchestre Poitou-Charentes | L’Orchestre Poitou-Charentes est subventionné par la Région Poitou-Charentes, le ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Poitou-Charentes), la Ville de Poitiers, le Crédit Mutuel

Ce programme monographique de l’Orchestre Poitou-Charentes, qui répond à l’invitation de l’Opéra-Théâtre de Limoges, referme une période de pleine maturité du compositeur allemand, juste avant que la surdité le contraigne à abandonner les concerts.
De 1806 à 1809 – du concerto n° 4 au n° 5, tous deux encadrant l’Ouverture de Coriolan (1807) –, Beethoven signera aussi les symphonies N° 4 à N°6, deux versions de Leonore, le Concerto pour violon, plusieurs quatuors à cordes, des trios et des sonates pour piano…
La cohérence de style et de ton de ces années fastes atteint son apogée dans le cinquième concerto, lui-même le dernier des sept de Beethoven, au rondo final particulièrement célèbre.
Ces trois œuvres exceptionnelles de contraste et de dramatisation forment un tout de référence, tant pour les compositeurs postérieurs à Beethoven – dans les domaines concertant comme symphonique – que pour les interprètes qui toujours trouvent à les renouveler – vertu des chefs-d’oeuvre, atemporels et toujours révélateurs de sens.
Jean-François Heisser l’entend bien ainsi, lui qui a donné en 2011, en plusieurs concerts, l’intégralité des concertos pour piano. Beethoven est l’un de ses compositeurs de prédilection aux côtés de la musique espagnole. Depuis 2000, le pianiste a élargi son angle d’approche pour le bonheur de l’Orchestre Poitou-Charentes dont il a pris la direction musicale, jeune formation créée en 1982 qu’il a ouverte au répertoire du XXe siècle sans perdre de vue les grands classiques.

distribution

Direction musicale et piano Jean-François HEISSER / Orchestre Poitou-Charentes

programme

Ludwig van BEETHOVEN :
- Ouverture de Coriolan en ut mineur opus 62
- Concerto pour piano et orchestre n° 4 en sol majeur opus 58
- Concerto pour piano et orchestre n° 5 en mi bémol majeur
- « L’Empereur » opus 73

tarifs et infos pratiques

TARIF B : (de 17€ à 25€) / HORS ABONNEMENT, tarif préférentiel pour les abonnés de l’Opéra-Théâtre.

Durée : 2 h 00

Tous publics

LA JEUNE FILLE AUX MAINS D’ARGENT

reservation

(c) Agnès Mellon
Vendredi 8 JUIN 14 h 30 (SCOLAIRES)
Vendredi 8 JUIN  à 20 h 30

Opéra pour chœur, comédien, musiciens et marionnettes de Raoul LAY | Livret d’Olivier PY d’après le conte La Jeune Fille sans mains de Jacob et Wilhelm GRIMM.
Création en 2001 au Festival de Marseille, puis de la version pour jeune public en 2006
Le spectacle : coproduction Ensemble Télémaque, Théâtre Le Cadran-Briançon, Théâtre la Passerelle-Scène nationale de Gap, DRAC Paca, Théâtre Massalia (Marseille), Maison des Comoni, Pôle jeune public-Le Revest-les-Eaux | En collaboration avec Système Friche Théâtre et avec le soutien de la Fondation Orange.

Le projet à Limoges : en partenariat avec la direction de l’Action culturelle de la Ville de Limoges (DAC), la direction de la Maîtrise d’oeuvre urbaine et sociale de la Ville de Limoges (MOUS), la délégation académique pour les Arts et la Culture (DAAC), le Conservatoire et l’université de Limoges

Il était une fois un pauvre père qui, tenté par la richesse promise par un homme étrange, accepta de bon gré un échange qui lui coûta sa fille.
Sauvée par le pouvoir conjurant de ses mains innocentes, la jeune fille s’enfuit pour une nouvelle vie avec le prince du royaume. Mais le diable, à la naissance de leur enfant, poussa la jeune mère à se cacher pour
sept ans avant qu’elle retrouve définitivement son époux. Des frères Grimm à Olivier Py, l’enfant mutilée, objet du pacte faustien, gagne des mains d’argent, mais la quête de sa vie d’adulte reste identique. Ainsi va la vie du conte traditionnel, par la voix de celui qui le dit : renouvelé, réactualisé, il ne perd jamais son fil originel ni sa valeur universelle.
La version poétique d’Olivier Py, metteur en scène et ici auteur du conte, est d’abord élaborée pour la scène dramaturgique avant de devenir livret d’opéra. Le chef d’orchestre et compositeur Raoul Lay lui adjoint une musique suggestive, Catherine Marnas, assistante d’Antoine Vitez et de Georges Lavaudant, en signe la mise en scène. En 2006, une nouvelle adaptation destinée au jeune public implique désormais un unique comédien-marionnettiste, conteur polymorphe et virtuose, aux côtés de l’Ensemble Télémaque. La partition vocale est refondue pour chœur mixte d’une trentaine de voix, ici recrutées dans des structures limousines de jeunes chanteurs amateurs. Le conte poursuit ses métamorphoses…

Distribution

Direction musicale Raoul LAY / Mise en scène Catherine MARNAS / Comédien et marionnettiste Franck MANZONI / Création marionnettes ARKETAL, Greta BRUGGEMAN / Création lumière Mathieu PONS / Régie orchestre et voix de la jeune fille Pôm BOUVIER B. /

Maîtrise et Jeune Chœur du Conservatoire de Limoges,Chorale de l’université de Limoges gérée par l’association L’Air libre, chorale du collège Ronsard de Beaubreuil, groupe vocal du Secours populaire, groupe vocal de l’association Les Amis de Sarah / Ensemble Télémaque

tarifs et infos pratiques

TARIF C (9€) – Hors abonnement

Durée : 1 h 15

Chanté en français

À partir de 8 ans

Audiodécrit en partenariat avec Accès Culture. Rencontres avec les équipes artistiques et visites tactiles organisées pour le public déficient visuel.

Galerie photos

Audio description

Ce spectacle est en audio-description. Renseignements auprès de Pauline PARNEIX : 05 55 45 95 11.
La jeune fille aux mains d’argent – Présentation AD by operalimoges


A propos de l’accueil des publics déficients visuels. by operalimoges

UNE NUIT D’ETE A L’OPERA (Songe d’une Nuit d’Eté + after musical)

reservation

Jeudi 21 JUIN à 20 h 30
[LE SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ]

D’après A Midsummer Night’s Dream de William SHAKESPEARE | Création 2012
Traduction Françoise MORVAN et André MARKOWICZ : Coproduction : La Scène Nationale d’Aubusson / Théâtre Jean Lurçat, Le Fanal / Scène Nationale de St Nazaire,le Théâtre de Villefranche, le Granit / Belfort, le Théâtre de l’Union / Centre Dramatique National du Limousin, Dieppe Scène Nationale, l’Espace Jean Legendre / Compiègne, le Théâtre Cinéma Paul Eluard / scène conventionnée de Choisy-le-Roi, et le Théâtre de Privas | Avec le soutien du : Grand Logis / Bruz, Théâtre de Poche / Hédé, des Nuits Carrées et de la Fondation Hartung Bergman / Antibes.


Par une nuit d’été tout à fait ordinaire, deux couples d’amants contrariés par l’autorité paternelle se réfugient dans la forêt. Sans transition, les voici accueillis dans un espace de fantasme et de rêve partagé avec Obéron,
le roi des fées, en grande dispute avec son épouse Titania qu’il tente de ramener à lui par sortilège, et une troupe de comédiens amateurs en pleins préparatifs d’un spectacle : il reste quatre jours avant les noces de
Thésée et d’Hippolyte, quatre jours avant la prochaine lune, quatre jours aux amoureux pour retrouver le chemin de l’Amour, quatre répétitions aux artisans pour être couronnés de pampres. Quatre nuits à Puck pour remettre Athènes en orbite.
Dernier volet d’une trilogie conjuguant Shakespeare et les arts numériques, ce Songe est des rêves les plus fous: adeptes des nouvelles technologies utilisées et détournées à volonté, David Gauchard et son équipe – David Moreau, vidéaste, et Robert le Magnifique, musicien, regroupés au sein de L’Unijambiste depuis 1999 – renouvellent les textes plus qu’ils les revisitent, vont chatouiller les frontières entre réel et virtuel. Toujours en quête de sens.
Les cinq actes baroques et poétiques de la comédie shakespearienne ont ici débridé un imaginaire renvoyant à l’enfance, aux jeux de cubes et personnages à roulettes. Pour rendre vivant sur scène cet univers féerique,
les  » Unijambistes  » se sont associés à l’ingénieur concepteur Taprik, dont le décor interactif permet aux comédiens, seuls en scène, de maîtriser musique, vidéo et lumière. Un enchantement qui touche au prodige.

distribution

Adaptation, réalisation, mise en scène et scénographie David GAUCHARD / Collaboration artistique Youness ANZANE / Musique Robert LE MAGNIFIQUE & Thomas POLI / Featuring Laetitia SHÉRIFF / Nouvelles technologies TAPRIK / Vidéo, graphisme David MOREAU / Direction technique Yvon TRUFFAUT / Lumière Christophe ROUFFY / Régie lumière Mika COUSIN / Son Klaus LÖHMANN / Construction du décor Alain PINOCHET (ateliers du Théâtre de l’Union, CDN du Limousin) / Administration & production Pierre MÉNASCHÉ & Agathe JEANNEAU.

Distribution en cours…

« after musical » !

À l’issue du Songe d’une nuit d’été, un concert aura lieu au foyer du public !
Avec Robert Le Magnifique, François Jeanneau et les beat-boxers Ezra et LOS.

tarif et infos pratiques

Durée : 2 h 00
TARIF UNIQUE 9 €
Tous publics