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L’ELIXIR D’AMOUR

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(c) Frederic Iovinno - Opéra de Lille
Vendredi 4 NOVEMBRE 2011, 20h30
Dimanche 6 NOVEMBRE 2011, 15h00

Melodramma giocoso de Gaetano Donizetti (1797-1848) en 2 actes / Livret de Felice Romani d’après Le Philtre d’Eugène Scribe / Création le 12 mai 1832 au Teatro della Cannobiana, Milan.
Coproduction Opéra de Lille, Angers-Nantes Opéra, Opéra-Théâtre de Saint-Étienne, Opéra de Rouen Haute-Normandie, Opéra-Théâtre de Limoges
Nouvelle production

Avec la légèreté d’un flirt champêtre estival, L’elisir d’amore exalte le charme sensuel de la voix, montre grand appétit pour quiproquos et doubles jeux, et ignore tout du lendemain. Nemorino aime Adina, qui, pour raviver la jalousie de celui qu’elle dit ne pas aimer, accepte d’épouser Belcore, qui pourrait aussi s’unir à Giannetta. Je t’aime – Moi non plus. Au cœur de ces chassés-croisés virtuoses se superpose à l’enjeu de séduction celui de la manipulation. Les personnages de Donizetti sont bien les seuls à être dupes : dans ces marivaudages, on jouit du plaisir prévisible des règles qui déterminent le jeu, délimitent le décor et définissent les caractères. L’elisir affiche d’ailleurs sa parentèle avec le théâtre – celui de Scribe qui inspire à Romani le livret et la commedia dell’arte.

Le metteur en scène Richard Brunel, issu du théâtre et actuel directeur la Comédie de Valence, connaît bien ces conventions et en décale les lignes pour une meilleure radiographie des sentiments. Son Elisir est une « éducation sentimentale », un roman d’expérience où germe la révélation et l’acceptation de soi. Assurément, le jeu de l’amour ne cède rien au hasard – quitte à faire mentir la musique, qui elle semble badiner. Par delà le retour à l’ordre amoureux que le public milanais applaudit en 1832, et avec une énergie galvanisante, cet Elisir d’aujourd’hui questionne l’être humain confronté à sa solitude, à sa condition de travail, à sa difficulté à être avec les autres. Véritable théâtre de vie et d’humanité.

Distribution

Jérôme Kaltenbach direction musicale / Richard Brunel mise en scène / Matthieu Roy assistant à la mise en scène /Marc Lainé scénographie / Catherine Ailloud-Nicolas dramaturgie / Claire Risterucci conception costumes / Mathias Roche conception lumières.

Claire Debono (soprano) Adina / Xavier Moreno (ténor) Némorino / Marco Di Sapia (baryton) Belcore / Yuri Kissin (basse) Dulcamara / Julie Mossay (soprano) Giannetta / Chœur de l’Opéra-Théâtre de Limoges  / Jacques Maresch chef de chœur / Orchestre de Limoges et du Limousin

Coproduction Opéra de Lille, Angers Nantes Opéra, Opéra-Théâtre de Saint-Étienne, Opéra de Rouen Haute-Normandie,, Opéra-Théâtre de Limoges

A propos de…

Jérôme KALTENBACH (direction musicale) :

Après des études au Conservatoire National de Musique de Paris, Jérôme Kaltenbach obtient à l’unanimité le premier prix de direction d’orchestre dans la classe de C.Rosenthal et J.Martinon. Boursier de l’Etat italien, il étudie auprès de Franco Ferrara à l’Académie Sainte-Cécile de Rome.

Deux fois lauréat du concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon, Jérôme Kaltenbach obtient le deuxième prix au concours international de chefs d’orchestre Min –On de Tokyo.

Il a été l’invité des principaux orchestres symphoniques du Japon. Il a également dirigé les principaux orchestres nationaux et de nombreux orchestres en Suisse, Bulgarie, Mexique, Colombie, Slovaquie.

De 1979 à 1988, Jérôme Kaltenbach est le directeur et chef permanent de l’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy-Lorraine. Avec cet orchestre, il a enregistré plusieurs disques et réalisé de nombreuses tournées.

En 1982, Jack Lang ministre de la Culture, le charge de la création et de la direction musicale de l’Orchestre Français des Jeunes avec lequel il se produit dans de nombreux festivals.

Il est l’invité des opéras de Paris, Nice, Avignon, du Théâtre du Châtelet, de l’Opéra de San Francisco.

Il est régulièrement sollicité pour diriger les grandes œuvres du répertoire au Japon, récemment il y a dirigé la Bohème de Puccini et le Dialogue des carmélites de Francis Poulenc.

En 2010, Jérôme Kaltenbach, chef expérimenté et talentueux, devient chef associé de l’Orchestre de Limoges et du limousin. A ce titre, il dirigera plusieurs ouvrages lyriques et symphonique dans les saisons à venir. Il aura un rôle tout particulier auprès de l’Orchestre et veillera à son bon fonctionnement musical et à son développement artistique.

Richard BRUNEL (mise en scène) :

Parmi les noms qui marquent Richard Brunel à sa sortie de l’École du Centre dramatique national de Saint-Étienne, il faudrait citer Robert Wilson, Peter Stein, Ludovic Lagarde, Alain Françon, Krystian Lupa. Il est aujourd’hui – après avoir été artiste associé à la Manufacture-Centre dramatique national de Nancy et directeur d’ateliers de formation notamment à l’Atelier du Rhin de Colmar, au Nouveau Théâtre d’Angers, au Maroc, en Italie et en Roumanie – directeur de la Comédie de Valence-Centre dramatique national Drôme-Ardèche. Ses mises en scène, d’abord au théâtre depuis 1995 puis à l’opéra dix ans plus tard, sont placées sous le sceau du succès – son Hedda Gabler d’Ibsen est notamment nommé aux Molières 2007. Citons, parmi ses plus récentes productions sur la scène lyrique, Albert Herring de Britten dirigé par Laurence Equilbey à l’Opéra de Rouen et à l’Opéra-Comique, In the Penal Colony de Phil Glass, L’Infedeltà delusa de Haydn au Festival d’Aix-en-Provence, Der Jasager de Brecht/Weill … Il participe à la création mondiale de l’opéra Re Orso de Marco Stroppa à l’Opéra-Comique (juin 2011) et donne en création Les Criminels de Bruckner à la Comédie de Valence (octobre 2011).

Pour les représentations à Limoges, Richard Brunel est assisté de Matthieu ROY, fondateur en 2007 de la Compagnie du Veilleur (Poitou-Charentes) associée à la Comédie de Reims. Formé à l’école de Stéphane Braunschweig et d’Anne-Françoise Benhamou, Matthieu Roy est assistant au théâtre comme à l’opéra de metteurs en scène tels Joël Pommerat (Avignon 2008), Michel Cerda, Emmanuel Demarçy-Mota (Musica Strasbourg 2006), Stéphane Braunschweig (Jenufa à la Scala en 2007), Peter Stein (Eugène Onéguine à Gênes en 2008), Richard Brunel (Albert Herring à l’Opéra de Rouen et à l’Opéra-Comique).

MARC LAINÉ scénographie

Diplômé de scénographie de l’École nationale supérieure des arts décoratifs en 2000, Marc Lainé travaille avec de nombreux metteurs en scène, dont notamment Richard Brunel, Jean-François Auguste, Bruno Geslin, Jacques Lassalle, Delphine Lamand et Frédéric Sonntag. D’abord régulièrement associé aux créations de la Comédie de Valence, il fonde en 2008 La Boutique Obscure pour pouvoir mettre en scène ses propres spectacles et développer un univers plastique singulier au croisement des arts plastiques, de la littérature et du théâtre. Artiste associé au CDDB de Lorient depuis 2009, Marc Lainé crée Un rêve féroce sur une musique de Moriarty, retrouvant alors l’auteur anglais Mike Kenny avec lequel il a réalisé La Nuit électrique nommé aux Molières 2009. Pour Temps d’images 2009 à la Ferme du Buisson, il met en scène avec Jean-François Auguste son propre texte Norman Bates est-il ?, puis Break your leg !. Parallèlement, Marc Lainé co-écrit et réalise avec Jean-François Auguste une série pour le site de la Ferme du Buisson, Enjoy the silence (Prix Reflet d’Or du festival Cinéma tous écrans, Genève 2009).

CATHERINE AILLOUD-NICOLAS dramaturgie

Membre du collectif artistique du CDN de Valence en tant que dramaturge, Catherine Ailloud- Nicolas est maître de conférences en littérature et enseigne le théâtre à Lyon 1. Elle assure aussi des cours au sein du département Arts du spectacle de Lyon 2 et dans les classes de théâtre du Conservatoire national de région de Lyon. Titulaire d’une thèse sur le dénouement dans les pièces en un acte de Marivaux, elle a édité Le Legs et publié de nombreux articles sur la dramaturgie et les mises en scène de théâtre,  notamment de Marivaux. Depuis 2005, elle a collaboré avec Richard Brunel pour Gaspard de Handke et Hedda Gabler d’Ibsen au théâtre et pour L’Infedeltà delusa de Haydn et In the Penal Colony de Phil Glass à l’opéra. Elle est par ailleurs la dramaturge d’Éric Massé pour L’Île des esclaves de Marivaux, La Voix humaine de Poulenc, Pelléas et Mélisande de Debussy, Migrances de Dorothée Zumstein. Elle a aussi travaillé, en 2008, pour Hervé Dartiguelongue sur Les Précieuses ridicules de Molière et pour Johanny Bert sur L’Opéra de quat’ sous de Brecht.

CLAIRE RISTERUCCI conception costumes

Claire Risterucci opte très tôt pour la couture, d’abord dans un atelier de coupe industrielle puis à Montélimar, où elle crée un atelier de styliste. Elle y rencontre le metteur en scène Yves Faure, qui lui propose en 1985 de créer les costumes pour La Double Inconstance de Marivaux. Son parcours au théâtre est marqué par des collaborations au long cours avec Émilie Valantin, Alain Ollivier, Jean-Michel Martial, Claudia Stavisky, Claude Yersin, Hamou Graïa. Aujourd’hui, sa création se caractérise surtout par son compagnonnage avec plusieurs metteurs en scène : Marc Paquien, Jacques Vincey (dont Madame de Sade de Mishima, pour lequel elle obtient le Molière 2009 du créateur de costumes). Elle participe à plusieurs opéras : Les Aveugles de Maeterlinck et Il Matrimonio segreto de Cimarosa avec Marc Paquien, Albert Herring de Britten avec Richard Brunel. Elle réalise aussi les costumes des films Border Line de Danièle Ducroux, La Légende de Jérôme Diamant-Berger, Le Cri de la soie d’Ivon Marciano, Vive la mariée ou la libération du Kurdistan d’Iner Salem, Ainsi soit-Il de Gérard Blain, Bandit d’amour de Pierre Lebret et Mission sacrée de Daniel Vigne.

MATHIAS ROCHE conception lumières

L’activité du Lyonnais Mathias Roche touche au théâtre, à la musique et à la vidéo. Il fait ses débuts en 1989 aux côtés de l’artiste pluridisciplinaire et metteur en scène Jean-Michel Bruyère pour le spectacle multimédia Restez chez vous ! avant de participer, en 1993, à l’opéra Carmen Jazz avec Dee Dee Bridgewater, mis en scène par André Serré. Il travaille également avec Silviu Purcarete et Jean Lacornerie, et depuis 1995 avec Richard Brunel. Il réalise pour lui les éclairages de Der Jasager de Brecht/Weill ainsi que ceux de Hedda Gabler de Ibsen. Il avait déjà créé les lumières d’Albert Herring de Britten, début 2009. Depuis 2004, il crée, avec Omar Porras, L’Elixir d’amour (Opéra national de Lorraine), Le Barbier de Séville (La Monnaie), Pedro et le commandeur de Lope de Vega (Comédie Française), La Flûte enchantée (Grand Théâtre de Genève). Dernièrement, il crée les lumières de La Périchole (Théâtre du Capitole de Toulouse, Opéra de Lausanne). Il vient de conclure la tournée internationale du spectacle Bolivar, Fragmentos de un sueño de William Ospina créé à Bogotá en juillet 2010.

JACQUES MARESCH chef de chœur

Artiste lyrique en formation au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans les classes de Régine Crespin (chant lyrique), Gabriel Bacquier et Michel Roux (art lyrique), Jacques Maresch participe à des concerts et récitals en tant que baryton solo. À l’issue de sa formation de direction d’orchestre et de choeurs dans la classe de Jean-Sébastien Béreau, il prend la direction des choeurs de l’Opéra-Théâtre de Limoges. Entre autres concerts, il dirige la Petite Messe solennelle de Rossini, le Requiem de Fauré, Dialogues des Carmélites de Poulenc, un concert dédié à Vivaldi, les Liebesliederwalzer et les Zigeunerlieder de Brahms.

 

Claire DEBONO soprano, Adina

Lauréate de la Guildhall School, la soprano maltèse Claire Debono a fait de l’opéra son répertoire de prédilection. Sur la scène lyrique, elle fut récemment Anne Trulove/The Rake’s Progress (La Monnaie), Ilia/Idomeneo avec Les Arts Florissants (tournée européenne et à New York), Despina/ Così fan tutte (Opéra de Lyon), Zerlina/Don Giovanni (La Monnaie puis tournée au Japon), Barbarina/Le Nozze di Figaro (English National Opera, Opéra de Lyon), Unzellman/The Maltese Cross de Camilleri (Paris), Amore/Il Ballo delle ingrate (Birmingham Opera Company’s Monteverdi project), Minerva et Amore/Il Ritorno di Ulisse in patria au Teatro Real de Madrid (DVD Dynamic), Esmeralda/The Bartered Bride (Glyndebourne Festival) et Armide de Lully au Théâtre des Champs Élysées. En concert, elle retrouve Les Arts Florissants et William Christie dans le cadre du Jardin des voix,Mozart et Le Concert Spirituel pour une tournée européenne, le Théâtre du Châtelet et le London Barbican, les festivals d’Ambronay et d’Aix-en-Provence, le London Sinfonietta au SettembreMusica…   Brecht/Weill… Il participe à la création mondiale de l’opéra Re Orso de Marco Sroppa àl’Opéra-Comique (juin 2011) et donne en création Les Criminels de Bruckner à la Comédie de Valence (octobre 2011).

Xavier MORENO ténor, Nemorino

Ces dernières années, le Barcelonais Xavier Moreno, sorti du Conservatoire du Liceu avec les plus hautes distinctions en matière de chant, piano et choeur, s’est acquis la reconnaissance des grandes maisons d’opéra par son interprétation de nombreux rôles titres. Après plusieurs saisons au Nationaltheater de Mannheim, où il forge son répertoire – Edgardo/Lucia di Lammermoor, Rodolfo/La Bohème, Nemorino/L’Elisir d’amore, Werther/Werther, Alfredo/La Traviata, Duca/ Rigoletto –, il est invité par les opéras de Paris, Tel Aviv, Hanovre, Barcelone, Riga, Budapest, Séoul… Ses plus récentes apparitions sur scène comptent Don Carlo de Verdi et Pinkerton/Madame Butterfly. Il s’est également produit, durant l’été 2011, en tournée dans la Petite Messe solennelle de Rossini avec l’Orchestre symphonique d’Israël. Son répertoire de concert compte par ailleurs les grands oratorios ou messes de Haydn, Beethoven, Mozart, Verdi, Dvořák. Il a chanté sous la direction des chefs Adám Fischer, James Conlon, Hartmut Haenchen, Dan Ettinger, Frédéric Chaslin, György Ráth et Cornelius Meister.

Marco DI SAPIA baryton, Belcore

Après deux années de tournée française dans Voyage à Reims de Rossini, le Gênois Marco Di Sapia débute cette saison au sein de la troupe du Volksoper de Vienne, où il était, la saison précédente, Falke/La Chauve-souris, Dr. Cajus /Les Joyeuses Commères de Windsor, Reißteufel/ Antonia und der Reißteufel et Danilo/La Veuve joyeuse. Son répertoire embrasse les ouvrages traditionnels – La Cenerentola, Ariane et Le Jongleur de Notre-Dame, Les Contes d’Hoffmann, Orphée aux enfers, Tosca, Der Rosenkavalier, Don Giovanni, Les Noces de Figaro, A Beggar’s Opera, Candide,  Wozzek… – autant que des ouvrages contemporains (Wintermärchen de Boësman, What Next de Carter, les créations mondiales Eine Marathon-Familie de Zebeljan et Affaires étrangères de Villenave et Trondheim). Cet éclectisme lui vaut d’être invité à l’Opéra de Dantzig, au Konzerthaus de Vienne, à Salzbourg, à Hanovre, au Festival de Bregenz, en Mongolie… Sa carrière avait déjà pris un élan international dès sa formation : des débuts à Rome, la classe de chant du Conservatoire de Vienne, les cours du Cnipal de Marseille.

Yuri KISSIN basse, Dulcamara

Après des débuts remarqués dans Lady Macbeth de Mzensk sous la direction de Valery Gergiev et Madame Butterfly au New Israeli Opera, le Russe israélien d’adoption Yuri Kissin,  lauréat de la Rubin Music Academy, chante Masetto/Don Giovanni, Don Bartolo/Les Noces de Figaro, Colline/La Bohème, Publio/La Clémence de Titus, Betto/Gianni Schicchi, Don Basilio/Le Barbier de Séville dans le cadre de l’Israël Vocal Art Institution (IVAI). On l’a entendu depuis à l’Opéra de Paris dans Sciarrone/Tosca, Parsifal et Don Carlos dirigés par James Conlon, Capriccio, Ariane à Naxos, Lulu, La Traviata… Il a également participé aux productions de Boris Godounov, Eugène Onéguine, La Traviata, Parsifal. Parallèlement, il chante la Messe glagolitique sous la baguette de Pierre Boulez, fait ses débuts wagnériens dans le rôle de Daland/Le Hollandais volant à l’Opéra de Dijon, interprète Truffaldino/Ariane à Naxos à Limoges, le Médecin/Pelléas et Mélisande au Théâtre des Champs-Élysées et au Concertgebouw d’Amsterdam, et chante Chostakovitch en concert à Lisbonne. Cette saison, il a chanté à l’Opéra de Paris les rôles de Sciarrone/Tosca et du Borgne/La Femme sans ombre, Snug/A Midsummer Night’s Dream de Britten à Nancy, Caen et Toulon.

Julie MOSSAY soprano, Giannetta

Premier Prix de chant et d’opéra du Conservatoire royal de musique de Bruxelles, Julie Mossay poursuit ses études de chant au Conservatoire de Nancy, remporte les concours Dexia et Jacques-Dôme avant de débuter sa carrière en 2005 à l’Opéra royal de Wallonie dans Jenůfa et Der Freischütz. Parallèlement à sa saison au sein de l’Opéra-Studio des Flandres à Gand en 2007-2008, elle commence à se faire un nom auprès des maisons d’opéra d’Angers- Nantes (Javotte/Manon), de Marseille (Noémie/Cendrillon), de Metz (Omphale/Les Travaux d’Hercule de Claude Terrasse), de Tours (Papagena/La Flûte enchantée), de Nancy (Véronique de Messager)… Elle se voue également au répertoire d’oratorio et chante, en Belgique et en France, des programmes de mélodie et de musique baroque sacrée. Elle a chanté, en mai 2010, le rôle de Pedro dans Don Quichotte dirigé par Marc Minkowski et mis en scène par Laurent Pelly à La Monnaie de Bruxelles, production qui signait les adieux à la scène de José Van Dam.

Tarifs et infos pratiques

Tarif A (de 12€ à 40€) / Abonnement possible

Durée : 2h45 avec entracte

Chanté en italien, surtitré en français

Tous publics

Dispositif d’audio-description

Rencontres et conférences

RENCONTRE avec Richard BRUNEL, metteur en scène, mercredi 28 septembre 2011 à 18 h 00

Conférence de Michel Beretti autour de L’Élixir d’Amour le 2 novembre 2011 à 18h30 : « Quand régnait le bel canto »

Galerie photos

Extraits vidéo

Découvrez « L’Élixir d’amour » de Donizetti sur Culturebox !

Découvrez Richard Brunel met en scène « L’Élixir d’amour » de Donizetti sur Culturebox !

RON CARTER : THE GOLDEN STRICKER TRIO

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photo Ron Carter 2_LR
Mercredi 9 NOVEMBRE 2011, 20h30

CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011

Ouverture de la sixième édition du Festival Éclats d’Émail avec un maître incontesté de la contrebasse, Ron Carter. Véritable légende dans le monde du jazz, accompagnateur de génie, il a notamment joué avec Cannonball Adderley, Thelonious Monk et, de 1963 à 1968, au sein du célèbre quintette de Miles Davis.
Doué d’un sens mélodique remarquable et reconnu pour la finesse et l’élégance de son jeu, Ron Carter joue avec Russell Malone, le guitariste favori de Diana Krall, et Mulgrew Miller, l’un des plus grands pianistes de la scène actuelle. Ils constituent à eux trois le Golden Striker Trio.

musiciens

RON CARTER CONTREBASSE / MULGREW MILLER PIANO / RUSSEL MALONE GUITARE

tarifs et infos pratiques

TARIF J (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 2h00

Tous publics

ORCHESTRE NATIONAL DE JAZZ

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jeudi 10 NOVEMBRE 2011, 20h30

CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011

AROUND ROBERT WYATT

Robert Wyatt est un artiste résolument à part. Depuis Rock Bottom, son chef-d’oeuvre de 1974 invariablement classé dans les disques les plus marquants de l’histoire du rock, le chanteur n’a cessé de susciter respect et passion. Au sein de Soft Machine, l’un des premiers groupes à avoir fait se rencontrer avec audace et pertinence rock et jazz, puis avec Matching Mole, sa formation suivante, il fut également l’un des batteurs les plus créatifs de sa génération.
Conçu autour d’une collaboration inédite entre Robert Wyatt et Daniel Yvinec spécialement pour l’Orchestre national de jazz, ce programme plonge dans l’univers du chanteur à la personnalité protéiforme. Around Robert Wyatt nous permet de redécouvrir, à travers ces voix surgies de nulle part, ces superbes chansons (« Shipbuilding », « Alifib », « The Song »…) révélant sous un jour nouveau l’univers de Robert Wyatt en le confrontant à la palette sonore unique de l’orchestre.
Cet orchestre, ce nouvel ONJ, Daniel Yvinec l’a imaginé porté par dix jeunes talents émergents aux profils rares et aventureux – pour la plupart polyinstrumentistes, avides d’explorations collectives et sonores en tout genre.

musiciens

Eve RISSER piano, piano préparé, flûtes, Antonin TRI HOANG saxophone alto, clarinettes, piano, Matthieu METZGER saxophones, électronique, Joce MIENNIEL flûtes, électronique, Rémi DUMOULIN saxophones, clarinettes, Guillaume PONCELET trompette, bugle, piano, synthétiseurs, Pierre PERCHAUD guitare, Sylvain DANIEL basse électrique, électronique, Yoann SERRA batterie

Tarifs et infos pratiques

TARIF J (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 2h00

Tous publics

CONCERT GRATUIT : PIANO FOLIES

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En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.

PIANO FOLIES

CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL « ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ EDITION 2011″
Samedi 12 novembre 2011, à partir de 14 h 30

Alex JOURAWSKY TRIO
Paul LAY TRIO
Enzo CARNIEL TRIO
Stephan GRINS « CIRCLE »

Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.

CHINA MOSES, RAPHAËL LEMONNIER

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Samedi 12 NOVEMBRE 2011, 20h30

CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011

China Moses n’est pas uniquement la fille de Dee Dee Bridgewater : elle est aujourd’hui, et notamment après son album en hommage à la grande Dinah Washington This one’s for Dinah sorti sous le prestigieux label Blue Note et encensé par
la critique, une authentique chanteuse de jazz, loin de ses débuts dans le R’N’B ou le hip hop. China Moses, si bien entourée par Raphaël Lemonnier et Daniel Huck, prend aujourd’hui son envol pour rejoindre avec pertinence le cercle étroit des « divas » du jazz.

China Moses et Raphaël Lemonnier nous reviennent avec un nouveau projet, un véritable hommage aux ladies du jazz. Un hommage à ces divas (Billie Holiday, Helen Humes, Abbey Lincoln…) et autres impératrices noires du blues (Ma Rainey, Bessie Smith…), qui toutes ont dévoré la vie et nous laissent un répertoire rempli d’énergie, de soul et de swing.

musiciens

CHINA MOSES CHANT / DANIEL HUCK SAXOPHONE / RAPHAËL LEMONNIER PIANO / FABIEN MARCOZ CONTREBASSE / JEAN-PIERRE DEROUARD BATTERIE

tarifs et infos pratiques

TARIF J (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 2h00

Tous publics

CHAT PERCHE

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Jeudi 17 NOVEMBRE 20 h 30
Vendredi 18 NOVEMBRE 14 h 30 (SCOLAIRES)

Opéra rural pour soprano, mezzo-soprano, contre-ténor, ténor, baryton-basse, deux contorsionnistes et un danseur.

Livret de Caroline GAUTIER d’après Les Contes du chat perché de Marcel AYMÉ (© éditions Gallimard, 1939), musique de Jean-Marc SINGIER.
Création le 11 mars 2011 à l’Amphithéâtre Bastille Production Artis Diffusion | Coproduction Bouche d’Or-Compagnie Caroline GAUTIER, Ensemble 2e2m, Arcal, Fondation Royaumont, Festival Archipel-Genève, Le Théâtre – Scène nationale de Mâcon.
Avec le soutien de l’Opéra national de Paris, l’aide à la production et l’aide à la diffusion d’Arcadi, l’aide de la Ville d’Argenteuil, le soutien du Fonds de création lyrique de la Spedidam et de l’association Beaumarchais-SACD, Action financée par le conseil général du Val-de-Marne.

Des Contes du Chat perché se dégage une étrange beauté, celle d’un Jura des années 1950, terre de contes et de divinités celtiques, dont les strates sont définies par les vivants : les animaux, dotés de parole et de pensées – et même ici de chant –, les adultes, qui travaillent la terre ou se perdent en d’absurdes discours, et les enfants – Delphine et Marinette –,qui nous rappellent nos lectures ânnonantes. S’ajoute à cette géographie poétique toute une mythologie de l’école  communale, avec prix, discours de sous-préfet… et école buissonnière.
L’opéra, ici, est un jeu d’enfant. Et sur la prose réaliste de Marcel Aymé, il devient cirque, danse, rêve. La librettiste Caroline Gautier, qui explore sans relâche les possibilités musicales du langage notamment avec sa compagnie Bouche d’or, déploie tout l’onirisme de ce texte espiègle en confiant à deux contorsionnistes le couple d’inséparables petites héroïnes, à deux chanteurs le rôle des parents, à un danseur les volutes de la panthère, à une fanfare les interventions des animaux de la ferme. La chorégraphie minimale de Dominique Boivin rythme le conte ; la musique en est le souffle  continu, partition pleine d’humour composée pour une formation légère de cinq instruments aux sonorités festives. Jeux de mots et jeux de voix s’imbriquent dans un bric-à-brac sonore très organisé, comme toujours avec Jean-Marc Singier, sans perte de repères pour l’oreille.

Distribution

Direction musicale Pierre ROULLIER / Mise en scène Caroline GAUTIER / Chorégraphie Dominique BOIVIN / Scénographie Bruno de LAVENÈRE / Costumes Sylvie SKINASI / Lumières Daniel LÉVY .

DELPHINE Anne-Claire GONNARD / MARINETTE Johanna HILAIRE / LE PÈRE Michel HERMON / LA MÈRE Sylvie ALTHAPARRO / LE COCHON, LE SOUS-PRÉFET Marc MOLOMOT / LE PAON Robert EXPERT / LE CANARD, LA COUSINE FLORA Sonia BELLUGI / LA PANTHÈRE Salomon BANECK ASARO / Ensemble 2e2m

Tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible / Tarif préférentiel pour les scolaires

Durée : 1 h 00

Chanté en français

A partir de 7 ans

Rencontres et conférences

Rencontre entre les artistes du spectacle et les scolaires le vendredi 18 novembre, après le spectacle.

Extrait vidéo

Découvrez Les Contes du Chat Perché en version rurale et musicale à l’opéra sur Culturebox !

DANIEL HUMAIR

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Samedi 19 Novembre 2011, 20H30

CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011

[INVITE RICHARD, CÉLÉA ET SCLAVIS]

Daniel Humair a marqué l’histoire de la batterie moderne non seulement en inventant un son, spécifique, personnel et intime, mais aussi en imposant un geste à nul autre pareil, une façon unique de brasser le temps, de le prendre à bras le corps et de ne lui laisser aucun répit – la marque incontestable des plus grands. Sur scène, il attire tous les regards, il fulmine, impose sa puissance et sa grâce en gestes amples et spectaculaires, tout un « théâtre » qui ne nuit en rien à la musicalité du propos.
Daniel Humair est partout sans jamais occuper la place – il propulse, converse, relance, ponctue, commente, traque le tempo tout en conservant une qualité d’accompagnement extraordinaire, sensible et discrète. Entouré pour cette occasion par l’excellence même – Louis Sclavis, Jean-Paul Céléa et Jean-Charles Richard –, Daniel Humair revisite ses territoires et en invente de nouveaux. Tous vous le diront : « jouer avec lui, c’est jouer autrement. »

Musiciens

Batterie Daniel HUMAIR / Saxophones Jean-Charles RICHARD / Contrebasse Jean-Paul CÉLÉA / Clarinette basse Louis SCLAVIS.

Tarifs et infos pratiques

TARIF J (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 2 h 00

Tous publics

JAN GARBAREK GROUP

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Dimanche 20 NOVEMBRE 2011, 17h 00,
DATE UNIQUE EN FRANCE !

CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011

[JAN GARBAREK GROUP INVITE TRILOK GURTU]

Musicien, compositeur, orchestrateur et arrangeur de talent, le saxophoniste norvégien Jan Garbarek, associé depuis quatre décennies au prestigieux label allemand ECM, n’a de cesse d’inventer de nouvelles combinaisons de couleurs musicales mêlant instrumentation acoustique et son électronique.
Après avoir travaillé aux côtés du pianiste Keith Jarrett, cet émule de Coltrane a signé une longue série d’albums qui ont marqué de leur empreinte – l’intériorité et le sens du silence – la musique improvisée de la fin du XXe siècle. À la tête de son propre orchestre, il joue aux côtés d’artistes comme Egberto Gismonti, Ravi Shankar, Bill Frisell ou Keith Jarrett dans Belonging Quartet. Récemment, Jan Garbarek enregistrait à Dresde son tout premier recueil en public en compagnie de Manu Katché, Rainer Brüninghaus – son complice depuis toujours – et du bassiste d’origine brésilienne Yuri Daniel.
La rencontre avec Trilok Gurtu, grand maître de la musique indienne, destablas et percussions, lui inspire un nouvel univers musical. Trilok Gurtu est également un compositeur visionnaire que ses pas mènent aux confins des musiques rock, classiques, ethniques, jazz – un véritable monde en fusion, dont ressort sa pratique virtuose et inventive. Ses  dialogues avec Jan Garbarek sont des moments rares d’une complexité rythmique et d’une richesse mélodique exceptionnelles, d’une émotion unique.

Musiciens

Saxophones, ténor et soprano, flûte Jan GARBAREK / Percussions indiennes Trilok GURTU / Claviers Rainer BRÜNINGHAUS / Basse Yuri DANIEL

Tarifs et infos pratiques

TARIF J (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 2 h 00

Tous publics

LA VOIX HUMAINE

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Mardi 29 NOVEMBRE 20 h 30

[LA DAME DE MONTE-CARLO + LIS TON JOURNAL]
OPÉRA, VERSION DE CHAMBRE

Tragédie lyrique en 1 acte de Francis POULENC (1899-1963) | Livret de Jean COCTEAU (1889-1963) d’après sa pièce de théâtre éponyme (1930) | Création le 6 février 1959 par Denise DUVAL, sous la direction de Georges PRÊTRE, Salle Favart, Paris Précédé de La Dame de Monte-Carlo, monologue lyrique de Francis POULENC sur un texte de Jean COCTEAU (1930), et de Lis ton journal, monologue de Jean COCTEAU (1949) adapté de son poème « Le Bel Indifférent » (1936).
Avec l’aimable autorisation de M. Pierre BERGÉ, président du Comité Jean COCTEAU / Production déléguée Carte blanche Musique / Coproduction Théâtre musical de Besançon /  Coréalisation Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Nouvelle production.

La scène lyrique se prête plus souvent à l’assouvissement d’amours contrariées qu’à la rupture. Le texte de Cocteau fournit à Poulenc en 1958 le prétexte d’une œuvre originale à tous égards : opéra intimiste pour une unique soliste, La Voix humaine assiste à la décomposition d’une femme amoureuse s’entendant confirmer par téléphone son abandon. Que reste-t-il, avant la mort, de celle qui n’est plus que l’ombre d’elle-même ? La voix, « trop humaine » comme dit Poulenc, entre cri et chant, exorciste d’un érotisme muselé, de sentiments trahis et d’un passé nostalgique sans lendemain. Contemporaine des Dialogues des carmélites, cette tragédie lyrique exhale une même intensité douloureuse, aux prises avec le silence et les tourments de l’âme. L’arrière-petite-nièce du compositeur, Stéphanie d’Oustrac, longtemps associée au répertoire baroque, conduit, depuis la chambre imaginée par la scénographe Amélie Kiritzé-Topor, ce récitatif haletant avec pour interlocuteur le piano de Pascal Jourdan. Comme Poulenc avait écrit le rôle de Blanche et La Voix humaine à l’intention de Denise Duval, Vincent Vittoz a élaboré sa mise en scène, sans artifice, en pensant à la présence solaire et rayonnante de la jeune chanteuse. C’est un vrai bijou de théâtre musical qu’il lui offre en introduisant le monodrame par La Dame de Monte-Carlo et Lis ton journal, deux autres textes de Cocteau qui suggèrent soudain, en flash-back, toute une histoire, et éclairent ces égarements du cœur et de l’esprit.

Distribution

Mise en scène Vincent VITTOZ / Mezzo-soprano Stéphanie D’OUSTRAC / Piano Pascal JOURDAN / Scénographie Amélie KIRITZÉ-TOPOR /

Costumes Sylvie AYRAULT assistée de Christel DESJARDINS / Lumières Roberto VENTURI

Tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 1 h 30

CHANTÉ EN FRANÇAIS

Tous publics