En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.
ALLONS AU BAL !
Samedi 14 avril 2012, 17 h 00 Cristina ESO mezzo-soprano Jean-Pierre RAILLAT alto Antoine METELIN piano
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.
Vendredi 13 AVRIL à 20 h 30
Dimanche 15 AVRIL à 15 h 00
Mardi 17 AVRIL à 20 h 30
Jeudi 19 AVRIL à 20 h 30
Melodramma en 3 actes de Giuseppe VERDI (1813-1901) | Livret de Francesco Maria PIAVE d’après la pièce La Dame aux camélias (1852) d’Alexandre DUMAS Fils, tirée de son roman homonyme (1848) | Création le 6 mars 1853, Teatro La Fenice, Venise.
Coproduction Opéra-Théâtre de Limoges, Opéra de Reims, Opéra de Rennes
Nouvelle production.
On pourrait ne retenir de La Traviata que les airs à boire et les valses de salon. Soucieux de traiter un sujet contemporain, Verdi sublime le Paris du Second Empire : danses à la mode, conversations frivoles, prostituées de haut vol… Rien de plus réaliste, d’autant plus que son héroïne, sous les traits de la Dame aux camélias de Dumas, dévoile ceux de l’authentique courtisane Marie Duplessis. Mais derrière les miroirs et l’Histoire s’imbriquent deux drames, d’où naît la tragédie : celui d’une société en déliquescence, qui se disculpe de ses divertissements illusoires par des valeurs bourgeoises intransigeantes ; et celui d’une femme saisie par le grand amour, décidée à laver son corps et son âme des plaisirs de sa vie antérieure.
Violetta ne parviendra à inverser le mouvement de la décadence qu’au prix d’un véritable martyre.
Comment l’être humain peut-il être contraint à plier sous le joug de la société jusqu’à la mort ? Tel est le postulat de Jean-Romain Vesperini, arrivé à la mise en scène lyrique par la musique et par le chant : transposé dans l’Italie des années 1920, le livret de Piave devient l’expression du paroxysme de l’ordre social. L’idéologie fasciste permet de rendre lisibles ces rapports de société totalitaires avec une force comparable à celle qui effraya La Fenice en 1853. Elle montre aussi, en marge de l’oppression, la décomposition d’une famille sous la pression politique et historique. Une vision engagée qui assume la surcharge dramatique pour mieux tendre vers l’universel.
distribution
Direction musicale Giacomo SAGRIPANTI / Mise en scène Jean-Romain VESPERINI / Scénographie, décors Emmanuelle ROY / Costumes Sonia BOSC / Lumières Christophe CHAUPIN.
VIOLETTA VALÉRY Venera GIMADIEVA / ALFREDO GERMONT Francesco DEMURO / GIORGIO GERMONT Marzio GIOSSI / FLORA BERVOIX Allison COOK / LE DOCTEUR GRENVIL Julien VERONESE / LE MARQUIS D’ORBIGNY Bardassar OHANIAN / LE BARON DOUPHOL David WOLOSZKO / GASTON, VICOMTE DE LETORIÈRE Julien DRAN / ANNINA Sophie ANGEBAULT / Choeur de l’Opéra-Théâtre de Limoges / Chef de choeur Jacques MARESCH / Orchestre de Limoges et du Limousin.
à propos de…
Giacomo SAGRIPANTI, direction musicale
Formé à la Scuola dell’Opera Italiana du Teatro Comunale de Bologne, Giacomo Sagripanti a fait du répertoire lyrique sa spécialité sans rompre avec le répertoire symphonique.
Il se distingue notamment à ses débuts dans le Stabat Mater et La Serva padrona de Pergolèse (mise en scène Jérôme Deschamps). Il est par ailleurs sollicité par de nombreux orchestres européens, notamment en Italie, en Allemagne et en Europe de l’est. L’année 2011 l’a entendu diriger avec succès Mefistofele/Boito (Lübeck), MadameButterfly/Puccini (Carlo Felice), La Traviata/Verdi (Cagliari), le Requiem de Mozart (avec l’Orchestre du Théâtre philharmonique de Vérone), et surtout Aureliano in Palmira/Rossini, en ouverture du Festival Valle d’Itria, ainsi que Gianni di Parigi/Donizetti au Festival de Wexford. Parmi ses projets, citons Carmen, Cavalleria rusticana, La Vida breve, Madame Butterfly, Le Chevalier à la rose, Zaira/Bellini, Les Puritains ainsi que des concerts symphoniques à Tel Aviv, Vérone, au Festival de Bergame, à Trieste et Bari.
Jean-Romain VESPERINI mise en scène
Jean-Romain Vesperini a une double formation de chanteur, à l’École du Théâtre national de Chaillot et à la Guildhall School à Londres, et de metteur en scène aux côtés de Jérôme Savary, Pierluigi Pizzi, Lukas Hemleb à l’Opéra-Comique, au Festival Rossini de Pesaro, au Festival d’Aix en-Provence. Depuis 2007, il travaille régulièrement avec Georges Lavaudant (Attila/Verdi, La clemence di Titus/Mozart, Andromaque/Grétry, La Cerisaie/Fénelon en janvier 2012 à l’Opéra de Paris) et Peter Stein (La Dame de pique/Tchaïkovski, Lulu/Berg). Ses premières mises en scène de théâtre et d’opéra datent de 2004 : Le Secret de Suzanne/Wolf-Ferrari, La Belle Hélène et Monsieur Choufleuri restera chez lui/Offenbach, La fedeltà premiata/Haydn avec la Schola Cantorum, L’Affaire de la rue Lourcine/Labiche au Théâtre du Ranelagh à Paris, Due Fratelli/Paravidino au Théâtre du gymnase. Depuis 2008, il est metteur en scène-résident du festival Les Nuits d’été de Corte, pour lequel il monte Don Giovanni/Mozart et Le Barbier de Séville/Rossini en 2011. Il vient de mettre en scène Douce et Barbe-bleue/Aboulker pour l’Opéra de Lyon.
Jean-Romain Vesperini est assisté à la mise en scène par Frédérique LOMBART.
Emmanuelle ROY scénographie, décors
Diplômée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, première lauréate au concours de mise en scène et scénographie Ring Award 2003 à Fribourg, Emmanuelle Roy se partage entre théâtre et opéra, tout en poursuivant parallèlement une activité de décoratrice pour le cinéma. Au Festival d’Aix-en-Provence, elle est amenée à collaborer en tant que scénographe avec Jean-Pierre Larroche, Nordine Lahlou, Catherine Marnas, Claude Merlin et Alain Lagarde.
En 2008, elle prend en charge, avec Aurélien Leriche, la scénographie de « Codex, Lire en fête » à la Grande Halle de la Villette, poursuit sa collaboration avec Pauline Bureau sur Lettres de l’intérieur, Roberto Zucco/Koltès… Elle travaille avec Ladislas Chollat sur L’Ouest solitaire et Harold et Maud, en cours de préparation pour le Théâtre Antoine. Elle a déjà travaillé avec Jean-Romain Vesperini sur Douce et Barbe-Bleue/Aboulkler et poursuivra sa collaboration, après La Traviata, avec une adaptation de Pinoccio.
Sonia BOSC costumes
Familière des grandes maisons de costumes comme l’Opéra de Paris, les Ateliers du costume, Caraco, Sonia Bosc rencontre des compagniesde théâtre gestuel et de marionnettistes, et trouve ainsi son univers plastique. Elle participe à la réalisation de courts métrages et réalise des costumes pour des spectacles de théâtre de rue, ded anse, de théâtre contemporain et de théâtre lyrique. Elle réalise également des costumes pour Véronique Saymat, Patrice Cauchetier, Marie Frédérique Fillon, Jane Joyer, Tormod Lindgren et Jean-Christophe Blondel, et crée ses propres costumes pour des opérettes et des pièces de théâtre, notamment pour Jean-Romain Vesperini.
Son travail de plasticienne lui permet d’aborder également la réalisation de marionnettes et la création d’installations plastiques. En 2006, elle crée Bobines de filles, collectif de créatrices de costumes.
Christophe CHAUPIN lumières
Sollicité depuis 1989 par le théâtre du Gymnase à Marseille, l’Opéra de Lyon, le Festival d’Avignon et la Comédie-Française, Christophe Chaupin réalise la création lumières de mises en scène de Luc Bondy, Julie Brochen, Klaus Michael Gruber, Claude Buchvald, Jérôme Deschamps, Macha Makeïeff, Thierry Hancisse, Claude Stratz… Au Festival d’Aix-en-Provence (1998-2008), il collabore notamment avec David Radok ; au festival des Nuits de Corte 2011, il est aux côtés de Jean-Romain Vesperini, avec David Lowe pour L’Arche de Noé, avec Élisabeth Vitali pour La Contrebasse et avec Georges Lavaudant pour La Clémence de Titus (Opéra de Lyon). En 2011-2012, il assure la création lumières de La Traviata et Pinocchio mis en scène par Jean-Romain Vesperini, Douce et Barbe-Bleue/Aboulker à l’Opéra de Lyon, La Cerisaie/Fénelon mis en scène par Georges Lavaudant au Palais Garnier.
Jacques MARESCH chef de choeur
Artiste lyrique formé au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans les classes de Régine Crespin (chant lyrique), Gabriel Bacquier et Michel Roux (art lyrique), Jacques Maresch participe à des concerts et récitals en tant que baryton solo. À l’issue de sa formation de direction d’orchestre et de choeurs dans la classe de Jean-Sébastien Béreau, il prend la direction des choeurs de l’Opéra-Théâtre de Limoges. Entre autres concerts, il dirige la Petite Messe solennelle de Rossini, le Requiem de Fauré, Dialogues des Carmélites de Poulenc, un concert dédié à Vivaldi, les Liebesliederwalzer et les Zigeunerlieder de Brahms, et plus récemment, le Requiem allemand de Brahms.
Venera GIMADIEVA - Violeta Valéry soprano
Venera Gimadieva étudie au Conservatoire de Kazan puis au Conservatoire Rimski-Korsakov de Saint-Pétersbourg (2004-2009) tout en fréquentant également des classes de maîtres. L’année 2008 marque ses débuts sur la scène professionnelle – et non des moindres : alors qu’elle est nommée soliste de l’Opéra de Saint-Pétersbourg et soliste invitée de l’Opéra de Kazan, elle remporte le concours de jeunes chanteurs Rimsky-Korsakov de Saint-Pétersbourg. Elle sera aussi lauréate du concours de Dresde en 2009 et du concours Chaliapine de Pleso l’année suivante.
Entre temps, elle chante Lucia/Lucia di Lammermoor, Gilda/Rigoletto, Lucia/Le viol de Lucrèce, Soeur Geneviève/SuorAngelica, Serafina/Il campanello, Brigitta/Iolanta. Admise dans le programme pour jeunes chanteurs du Bolchoï en 2009, elle en devient permanente en 2010. Elle est notamment Snow Maiden/The Snow Maiden, la Reine de Shemakhan/ Le Coq d’or. Elle chante par ailleurs régulièrement avec l’orchestre de chambre Les Virtuoses de Moscou, sous la baguette de Vladimir Spivakov.
Francesco DEMURO, Alfredo Germont ténor
Né en 1978 à Porto Torres (Sardaigne), Francesco Demuro fait des débuts remarqués à Parme dans Luisa Miller, qui lui ouvrent les portes des grandes scènes internationales : Rigoletto à Turin, Hong Kong, Dresde, Parme et Pékin, Simon Boccanegra au Megaron d’Athènes, La Bohème à Bari, Roberto Devereux pour ses débuts en Espagne à Las Palmas. En 2009, il redonne La Traviata pour la première fois aux États-Unis à Seattle et est acclamé à Tokyo l’année suivante dans Così fan tutte. Il triomphe dans Lucia di Lammermoor (Hambourg, Varsovie), La Traviata et Le Chevalier à la Rose (Dresde), L’Elixir d’Amour (Scala de Milan), La Bohème (Detroit, Vienne), Marie Stuart (Athènes), Rigoletto (Wiener Festwochen). Il était cet été aux arènes de Vérone pour une Traviata très appréciée, qu’il reprendra à Covent Garden (où il a fait ses débuts dans Gianni Schicchi), mais aussi à Francfort, Paris, Berlin, Vienne et New York. Il a chanté récemment Rigoletto à San Francisco et Hambourg, La Bohème à Seattle, La Traviata à Berlin, Falstaff à Vérone. Il vient de chanter Ernesto/Don Pasquale au Théâtre des Champs-Élysées. Ses projets comprennent Falstaff à la Scala, Così fan tutte à San Francisco et Macbeth à Munich.
Marzio GIOSSI , Giorgo Germont baryton
Lauréat de nombreux concours (Battistini de Rieti, Bastianini de Sienne, Voix verdiennes de Busseto…), le baryton Marzio Giossi chante depuis 1984 sur toutes les scènes italiennes mais aussi européennes, avec à son répertoire plus de vingt-cinq rôles dominés par Rigoletto, son rôle de prédilection. Sa voix est aussi celle de Puccini, Donizetti et surtout Verdi, dont il maîtrise la totalité de l’oeuvre lyrique. Il chante sous la direction de grands chefs d’orchestre tels que Claudio Abbado, Myung-Whun Chung, Riccardo Muti, Gianandrea Gavazzeni, Pinchas Steinberg, Daniel Oren, Alberto Veronesi, Donato Renzetti… Ses enregistrements au disque et en DVD témoignent de son engagement en faveur de l’opéra romantique : La Traviata (avec Myung-Whun Chung), Pagliacci, Caterina Cornaro, Rigoletto, Maria Stuarda, Simon Boccanegra, Macbeth, La Marescialla d’ancre, La Fanciulla del west, Don Pasquale, La Rondine.
Allison COOK, Flora Bervoix mezzo-soprano
Très active dans le domaine de la création musicale, la jeune mezzo anglaise Allison Cook compte à son répertoire un nombre impressionnant de premières, parmi lesquelles celles de Quartett/Francesconi (Scala de Milan), Anna Nicole/Turnage (Covent Garden), For you/McEwan et Berkley, Le Balcon/Eötvös (Festival d’Aix-en-Provence), Babette’s Feat/Browne.
Elle chante également dans Owen Wingrave, Lulu et Wozzeck, The Minotaur/Birtwistle, Der Kaiser von Atlantis/Ullman, ainsi que Carmen (Glyndebourne on Tour), La Chauve-Souris, Ariane à Naxos (Opéra national du Rhin)… Sa polyvalence lui offre d’incarner Adalgisa en Hollande, Cenerentola à Shangaï, Brangaene à Prague, Poppea à Dublin, Amsterdam, Toulouse, Savonlinna et aux Proms de Londres. Elle se produit également en récital, notamment à l’auditorium du Louvre (Paris), à Covent Garden et avec l’Orchestre de Munich. Allison Cook est issue de la Royal Scottish Academy of Music and Drama et a perfectionné sa formation au sein des Jeunes Voix de l’Opéra national du Rhin et du Centre de formation lyrique de l’Opéra de Paris.
Julien VÉRONÈSE, Le Docteur Grenvil baryton-basse
Formé à Toulouse et encouragé par Mady Mesplé et Gabriel Bacquier, Julien Véronèse commence sa carrière sur la scène lyrique avant d’être admis pensionnaire au CNIPAL de Marseille (2007-2008).
La même saison, il cumule les récompenses à Marmande, au concours de mélodie française de Toulouse, au concours de Béziers. On a pu l’entendre depuis chanter Colline/La Bohème, Dottore Talamone/Divorzio all’italiana (Giorgio Batistelli), le comte Ceprano/Rigoletto, Urbain/La Vie parisienne. Ses prestations remarquées sur la scène lyrique comme en concert (Mozart, Rossini, Schubert, Mendelssohn, Wagner, Delibes…) l’ont mené jusqu’aux Victoires de la musique 2012, qui le retiennent dans les Révélations lyriques de l’année.
Après Limoges et Reims, le Théâtre de Caen l’accueille à l’automne prochain pour L’Enfant et les sortilèges. La saison prochaine, il intègrera la compagnie des Jeunes Chanteurs de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie.
Bardassar OHANIAN, Le Marquis d’Orbigy baryton
Le baryton Bardassar Ohanian est Figaro : après avoir fait ses débuts sur la scène lyrique en 1994 dans le rôle rossinien, il le chante à de nombreuses reprises, jusqu’à sa centième en 1999 à l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille. Il a aussi à son répertoire Don Giovanni, le comte Almaviva, Noé/Noé et le déluge (Britten), Germont/La Traviata, Pandofle/Cendrillon (Massenet), Amonasro/Aida… En 2005, il participe à la création musicale et théâtrale de Romain Bonnin sur le film inachevé Don Quichotte d’Orson Welles (2007) donnée à Montpellier, Nîmes, Valence, La Rochelle et Nantes.
À Lyon, il crée Les Folies d’Offenbach sous la direction de Bernard Tétu, mêlant chant, danse, comédie et magie. En 2011, il est Barbe-Bleue dans la production lyonnaise Douce et Barbe-Bleue/ Aboulker mis en scène par Jean-Romain Vesperini.
David WOLOSZKO, le Baron Douphol basse
Le baryton-basse australien David Woloszko étudie au Conservatoire de Sydney et au Conservatoire de Queensland avant d’intégrer en 2001 le programme pour jeunes artistes de l’Opéra de Queensland. Don Alfonso/Così fan tutte, Colline/La Bohème, Sparafucile et Ceprano/Rigoletto sont ses premiers rôles. Depuis, il développe sa carrière, quasi exclusivement lyrique, en Australie et principalement en Angleterre – où son nom est à l’affiche de Glyndebourne on Tour, du Festival de Covent Garden – et se distingue dans les ouvrages de Rossini, Verdi, Mozart et Puccini.
Julien DRAN, Gaston / Le Vicomte de Letorière ténor
Finaliste des Victoires de la musique 2012 dans la catégorie Révélation lyrique de l’année, le jeune ténor bordelais vient de remporter le Premier Prix du concours international Gayarre de Pampelune.
Sa carrière, qu’il commence très jeune dans les Carmina Burana, est déjà florissante, équilibrée entre opéra, récital et oratorio. Pensionnaire du CNIPAL à Marseille en 2007-2008, il est ensuite sollicité, sur les scènes françaises et en tournée, pour chanter dans Un Bal masqué, Aida, Mireille, Manon Lescaut, Le Roi David, La Traviata, Rigoletto, Le Brbier de Séville, Carmen… Il a consacré son premier enregistrement (2011) à Didon de Charpentier et à la cantate Velleda de Dukas. Parmi ses projets, citons Dialogues des Carmélites, Le Trouvère, La traviata, et les prises de rôle de Borsa/Rigoletto et Fenton/Falstaff.
Sophie ANGEBAULT, Annina mezzo-soprano
Fort de ses études à la Guildhall School à Londres, puis au sein des Jeunes Voix de l’Opéra national du Rhin à Strasbourg et à l’Opéra de Francfort, Sophie Angebault mène une carrière partagée entre la scène lyrique et le concert en récital ou en oratorio, du Festival de Ravinia (sous la baguette de James Conlon) au Barbican Hall, en passant par Paris, Genève, Ljiubjana… À l’opéra, elle incarne les rôles mozartiens comme wagnériens, chante Poulenc comme Chabrier, Verdi ou Strauss, Offenbach ou Britten. Soulignons qu’elle a été finaliste de la prestigieuse Gold Medal (Barbican Hall) et a remporté le Premier Prix de Thelma King (Bath), le Crompton Lied Award et le PremierPrix des Révélations Muses 2004 à l’Opéra de Nice.
tarifs et infos pratiques
TARIF A (de 12€ à 40€) / Abonnement possible
Durée : 3 h 00
CHANTÉ EN ITALIEN surtitré en français
Tous publics
Spectacle audiodécrit les 15 et 17 en partenariat avec Accès Culture. Rencontres avec les équipes artistiques et visites tactiles organisées pour le public déficient visuel.
rencontres et conférences
- RENCONTRE avec Jean-Romain VESPERINI, metteur en scène, mardi 3 avril à 18 h 00,
- CONFÉRENCE « La Traviata ou la Dévoyée », par Michel Beretti, mercredi 11 avril 2012 à 18 h 30 (foyer du public).
Audio description
Spectacle audiodécrit les 15 et 17 en partenariat avec Accès Culture. Rencontres avec les équipes artistiques et visites tactiles organisées pour le public déficient visuel.