Faites votre sélection

Votre sélection de fiches

L’ELIXIR D’AMOUR

reservation

(c) Frederic Iovinno - Opéra de Lille
Vendredi 4 NOVEMBRE 2011, 20h30
Dimanche 6 NOVEMBRE 2011, 15h00

Melodramma giocoso de Gaetano Donizetti (1797-1848) en 2 actes / Livret de Felice Romani d’après Le Philtre d’Eugène Scribe / Création le 12 mai 1832 au Teatro della Cannobiana, Milan.
Coproduction Opéra de Lille, Angers-Nantes Opéra, Opéra-Théâtre de Saint-Étienne, Opéra de Rouen Haute-Normandie, Opéra-Théâtre de Limoges
Nouvelle production

Avec la légèreté d’un flirt champêtre estival, L’elisir d’amore exalte le charme sensuel de la voix, montre grand appétit pour quiproquos et doubles jeux, et ignore tout du lendemain. Nemorino aime Adina, qui, pour raviver la jalousie de celui qu’elle dit ne pas aimer, accepte d’épouser Belcore, qui pourrait aussi s’unir à Giannetta. Je t’aime – Moi non plus. Au cœur de ces chassés-croisés virtuoses se superpose à l’enjeu de séduction celui de la manipulation. Les personnages de Donizetti sont bien les seuls à être dupes : dans ces marivaudages, on jouit du plaisir prévisible des règles qui déterminent le jeu, délimitent le décor et définissent les caractères. L’elisir affiche d’ailleurs sa parentèle avec le théâtre – celui de Scribe qui inspire à Romani le livret et la commedia dell’arte.

Le metteur en scène Richard Brunel, issu du théâtre et actuel directeur la Comédie de Valence, connaît bien ces conventions et en décale les lignes pour une meilleure radiographie des sentiments. Son Elisir est une « éducation sentimentale », un roman d’expérience où germe la révélation et l’acceptation de soi. Assurément, le jeu de l’amour ne cède rien au hasard – quitte à faire mentir la musique, qui elle semble badiner. Par delà le retour à l’ordre amoureux que le public milanais applaudit en 1832, et avec une énergie galvanisante, cet Elisir d’aujourd’hui questionne l’être humain confronté à sa solitude, à sa condition de travail, à sa difficulté à être avec les autres. Véritable théâtre de vie et d’humanité.

Distribution

Jérôme Kaltenbach direction musicale / Richard Brunel mise en scène / Matthieu Roy assistant à la mise en scène /Marc Lainé scénographie / Catherine Ailloud-Nicolas dramaturgie / Claire Risterucci conception costumes / Mathias Roche conception lumières.

Claire Debono (soprano) Adina / Xavier Moreno (ténor) Némorino / Marco Di Sapia (baryton) Belcore / Yuri Kissin (basse) Dulcamara / Julie Mossay (soprano) Giannetta / Chœur de l’Opéra-Théâtre de Limoges  / Jacques Maresch chef de chœur / Orchestre de Limoges et du Limousin

Coproduction Opéra de Lille, Angers Nantes Opéra, Opéra-Théâtre de Saint-Étienne, Opéra de Rouen Haute-Normandie,, Opéra-Théâtre de Limoges

A propos de…

Jérôme KALTENBACH (direction musicale) :

Après des études au Conservatoire National de Musique de Paris, Jérôme Kaltenbach obtient à l’unanimité le premier prix de direction d’orchestre dans la classe de C.Rosenthal et J.Martinon. Boursier de l’Etat italien, il étudie auprès de Franco Ferrara à l’Académie Sainte-Cécile de Rome.

Deux fois lauréat du concours international de jeunes chefs d’orchestre de Besançon, Jérôme Kaltenbach obtient le deuxième prix au concours international de chefs d’orchestre Min –On de Tokyo.

Il a été l’invité des principaux orchestres symphoniques du Japon. Il a également dirigé les principaux orchestres nationaux et de nombreux orchestres en Suisse, Bulgarie, Mexique, Colombie, Slovaquie.

De 1979 à 1988, Jérôme Kaltenbach est le directeur et chef permanent de l’Orchestre symphonique et lyrique de Nancy-Lorraine. Avec cet orchestre, il a enregistré plusieurs disques et réalisé de nombreuses tournées.

En 1982, Jack Lang ministre de la Culture, le charge de la création et de la direction musicale de l’Orchestre Français des Jeunes avec lequel il se produit dans de nombreux festivals.

Il est l’invité des opéras de Paris, Nice, Avignon, du Théâtre du Châtelet, de l’Opéra de San Francisco.

Il est régulièrement sollicité pour diriger les grandes œuvres du répertoire au Japon, récemment il y a dirigé la Bohème de Puccini et le Dialogue des carmélites de Francis Poulenc.

En 2010, Jérôme Kaltenbach, chef expérimenté et talentueux, devient chef associé de l’Orchestre de Limoges et du limousin. A ce titre, il dirigera plusieurs ouvrages lyriques et symphonique dans les saisons à venir. Il aura un rôle tout particulier auprès de l’Orchestre et veillera à son bon fonctionnement musical et à son développement artistique.

Richard BRUNEL (mise en scène) :

Parmi les noms qui marquent Richard Brunel à sa sortie de l’École du Centre dramatique national de Saint-Étienne, il faudrait citer Robert Wilson, Peter Stein, Ludovic Lagarde, Alain Françon, Krystian Lupa. Il est aujourd’hui – après avoir été artiste associé à la Manufacture-Centre dramatique national de Nancy et directeur d’ateliers de formation notamment à l’Atelier du Rhin de Colmar, au Nouveau Théâtre d’Angers, au Maroc, en Italie et en Roumanie – directeur de la Comédie de Valence-Centre dramatique national Drôme-Ardèche. Ses mises en scène, d’abord au théâtre depuis 1995 puis à l’opéra dix ans plus tard, sont placées sous le sceau du succès – son Hedda Gabler d’Ibsen est notamment nommé aux Molières 2007. Citons, parmi ses plus récentes productions sur la scène lyrique, Albert Herring de Britten dirigé par Laurence Equilbey à l’Opéra de Rouen et à l’Opéra-Comique, In the Penal Colony de Phil Glass, L’Infedeltà delusa de Haydn au Festival d’Aix-en-Provence, Der Jasager de Brecht/Weill … Il participe à la création mondiale de l’opéra Re Orso de Marco Stroppa à l’Opéra-Comique (juin 2011) et donne en création Les Criminels de Bruckner à la Comédie de Valence (octobre 2011).

Pour les représentations à Limoges, Richard Brunel est assisté de Matthieu ROY, fondateur en 2007 de la Compagnie du Veilleur (Poitou-Charentes) associée à la Comédie de Reims. Formé à l’école de Stéphane Braunschweig et d’Anne-Françoise Benhamou, Matthieu Roy est assistant au théâtre comme à l’opéra de metteurs en scène tels Joël Pommerat (Avignon 2008), Michel Cerda, Emmanuel Demarçy-Mota (Musica Strasbourg 2006), Stéphane Braunschweig (Jenufa à la Scala en 2007), Peter Stein (Eugène Onéguine à Gênes en 2008), Richard Brunel (Albert Herring à l’Opéra de Rouen et à l’Opéra-Comique).

MARC LAINÉ scénographie

Diplômé de scénographie de l’École nationale supérieure des arts décoratifs en 2000, Marc Lainé travaille avec de nombreux metteurs en scène, dont notamment Richard Brunel, Jean-François Auguste, Bruno Geslin, Jacques Lassalle, Delphine Lamand et Frédéric Sonntag. D’abord régulièrement associé aux créations de la Comédie de Valence, il fonde en 2008 La Boutique Obscure pour pouvoir mettre en scène ses propres spectacles et développer un univers plastique singulier au croisement des arts plastiques, de la littérature et du théâtre. Artiste associé au CDDB de Lorient depuis 2009, Marc Lainé crée Un rêve féroce sur une musique de Moriarty, retrouvant alors l’auteur anglais Mike Kenny avec lequel il a réalisé La Nuit électrique nommé aux Molières 2009. Pour Temps d’images 2009 à la Ferme du Buisson, il met en scène avec Jean-François Auguste son propre texte Norman Bates est-il ?, puis Break your leg !. Parallèlement, Marc Lainé co-écrit et réalise avec Jean-François Auguste une série pour le site de la Ferme du Buisson, Enjoy the silence (Prix Reflet d’Or du festival Cinéma tous écrans, Genève 2009).

CATHERINE AILLOUD-NICOLAS dramaturgie

Membre du collectif artistique du CDN de Valence en tant que dramaturge, Catherine Ailloud- Nicolas est maître de conférences en littérature et enseigne le théâtre à Lyon 1. Elle assure aussi des cours au sein du département Arts du spectacle de Lyon 2 et dans les classes de théâtre du Conservatoire national de région de Lyon. Titulaire d’une thèse sur le dénouement dans les pièces en un acte de Marivaux, elle a édité Le Legs et publié de nombreux articles sur la dramaturgie et les mises en scène de théâtre,  notamment de Marivaux. Depuis 2005, elle a collaboré avec Richard Brunel pour Gaspard de Handke et Hedda Gabler d’Ibsen au théâtre et pour L’Infedeltà delusa de Haydn et In the Penal Colony de Phil Glass à l’opéra. Elle est par ailleurs la dramaturge d’Éric Massé pour L’Île des esclaves de Marivaux, La Voix humaine de Poulenc, Pelléas et Mélisande de Debussy, Migrances de Dorothée Zumstein. Elle a aussi travaillé, en 2008, pour Hervé Dartiguelongue sur Les Précieuses ridicules de Molière et pour Johanny Bert sur L’Opéra de quat’ sous de Brecht.

CLAIRE RISTERUCCI conception costumes

Claire Risterucci opte très tôt pour la couture, d’abord dans un atelier de coupe industrielle puis à Montélimar, où elle crée un atelier de styliste. Elle y rencontre le metteur en scène Yves Faure, qui lui propose en 1985 de créer les costumes pour La Double Inconstance de Marivaux. Son parcours au théâtre est marqué par des collaborations au long cours avec Émilie Valantin, Alain Ollivier, Jean-Michel Martial, Claudia Stavisky, Claude Yersin, Hamou Graïa. Aujourd’hui, sa création se caractérise surtout par son compagnonnage avec plusieurs metteurs en scène : Marc Paquien, Jacques Vincey (dont Madame de Sade de Mishima, pour lequel elle obtient le Molière 2009 du créateur de costumes). Elle participe à plusieurs opéras : Les Aveugles de Maeterlinck et Il Matrimonio segreto de Cimarosa avec Marc Paquien, Albert Herring de Britten avec Richard Brunel. Elle réalise aussi les costumes des films Border Line de Danièle Ducroux, La Légende de Jérôme Diamant-Berger, Le Cri de la soie d’Ivon Marciano, Vive la mariée ou la libération du Kurdistan d’Iner Salem, Ainsi soit-Il de Gérard Blain, Bandit d’amour de Pierre Lebret et Mission sacrée de Daniel Vigne.

MATHIAS ROCHE conception lumières

L’activité du Lyonnais Mathias Roche touche au théâtre, à la musique et à la vidéo. Il fait ses débuts en 1989 aux côtés de l’artiste pluridisciplinaire et metteur en scène Jean-Michel Bruyère pour le spectacle multimédia Restez chez vous ! avant de participer, en 1993, à l’opéra Carmen Jazz avec Dee Dee Bridgewater, mis en scène par André Serré. Il travaille également avec Silviu Purcarete et Jean Lacornerie, et depuis 1995 avec Richard Brunel. Il réalise pour lui les éclairages de Der Jasager de Brecht/Weill ainsi que ceux de Hedda Gabler de Ibsen. Il avait déjà créé les lumières d’Albert Herring de Britten, début 2009. Depuis 2004, il crée, avec Omar Porras, L’Elixir d’amour (Opéra national de Lorraine), Le Barbier de Séville (La Monnaie), Pedro et le commandeur de Lope de Vega (Comédie Française), La Flûte enchantée (Grand Théâtre de Genève). Dernièrement, il crée les lumières de La Périchole (Théâtre du Capitole de Toulouse, Opéra de Lausanne). Il vient de conclure la tournée internationale du spectacle Bolivar, Fragmentos de un sueño de William Ospina créé à Bogotá en juillet 2010.

JACQUES MARESCH chef de chœur

Artiste lyrique en formation au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans les classes de Régine Crespin (chant lyrique), Gabriel Bacquier et Michel Roux (art lyrique), Jacques Maresch participe à des concerts et récitals en tant que baryton solo. À l’issue de sa formation de direction d’orchestre et de choeurs dans la classe de Jean-Sébastien Béreau, il prend la direction des choeurs de l’Opéra-Théâtre de Limoges. Entre autres concerts, il dirige la Petite Messe solennelle de Rossini, le Requiem de Fauré, Dialogues des Carmélites de Poulenc, un concert dédié à Vivaldi, les Liebesliederwalzer et les Zigeunerlieder de Brahms.

 

Claire DEBONO soprano, Adina

Lauréate de la Guildhall School, la soprano maltèse Claire Debono a fait de l’opéra son répertoire de prédilection. Sur la scène lyrique, elle fut récemment Anne Trulove/The Rake’s Progress (La Monnaie), Ilia/Idomeneo avec Les Arts Florissants (tournée européenne et à New York), Despina/ Così fan tutte (Opéra de Lyon), Zerlina/Don Giovanni (La Monnaie puis tournée au Japon), Barbarina/Le Nozze di Figaro (English National Opera, Opéra de Lyon), Unzellman/The Maltese Cross de Camilleri (Paris), Amore/Il Ballo delle ingrate (Birmingham Opera Company’s Monteverdi project), Minerva et Amore/Il Ritorno di Ulisse in patria au Teatro Real de Madrid (DVD Dynamic), Esmeralda/The Bartered Bride (Glyndebourne Festival) et Armide de Lully au Théâtre des Champs Élysées. En concert, elle retrouve Les Arts Florissants et William Christie dans le cadre du Jardin des voix,Mozart et Le Concert Spirituel pour une tournée européenne, le Théâtre du Châtelet et le London Barbican, les festivals d’Ambronay et d’Aix-en-Provence, le London Sinfonietta au SettembreMusica…   Brecht/Weill… Il participe à la création mondiale de l’opéra Re Orso de Marco Sroppa àl’Opéra-Comique (juin 2011) et donne en création Les Criminels de Bruckner à la Comédie de Valence (octobre 2011).

Xavier MORENO ténor, Nemorino

Ces dernières années, le Barcelonais Xavier Moreno, sorti du Conservatoire du Liceu avec les plus hautes distinctions en matière de chant, piano et choeur, s’est acquis la reconnaissance des grandes maisons d’opéra par son interprétation de nombreux rôles titres. Après plusieurs saisons au Nationaltheater de Mannheim, où il forge son répertoire – Edgardo/Lucia di Lammermoor, Rodolfo/La Bohème, Nemorino/L’Elisir d’amore, Werther/Werther, Alfredo/La Traviata, Duca/ Rigoletto –, il est invité par les opéras de Paris, Tel Aviv, Hanovre, Barcelone, Riga, Budapest, Séoul… Ses plus récentes apparitions sur scène comptent Don Carlo de Verdi et Pinkerton/Madame Butterfly. Il s’est également produit, durant l’été 2011, en tournée dans la Petite Messe solennelle de Rossini avec l’Orchestre symphonique d’Israël. Son répertoire de concert compte par ailleurs les grands oratorios ou messes de Haydn, Beethoven, Mozart, Verdi, Dvořák. Il a chanté sous la direction des chefs Adám Fischer, James Conlon, Hartmut Haenchen, Dan Ettinger, Frédéric Chaslin, György Ráth et Cornelius Meister.

Marco DI SAPIA baryton, Belcore

Après deux années de tournée française dans Voyage à Reims de Rossini, le Gênois Marco Di Sapia débute cette saison au sein de la troupe du Volksoper de Vienne, où il était, la saison précédente, Falke/La Chauve-souris, Dr. Cajus /Les Joyeuses Commères de Windsor, Reißteufel/ Antonia und der Reißteufel et Danilo/La Veuve joyeuse. Son répertoire embrasse les ouvrages traditionnels – La Cenerentola, Ariane et Le Jongleur de Notre-Dame, Les Contes d’Hoffmann, Orphée aux enfers, Tosca, Der Rosenkavalier, Don Giovanni, Les Noces de Figaro, A Beggar’s Opera, Candide,  Wozzek… – autant que des ouvrages contemporains (Wintermärchen de Boësman, What Next de Carter, les créations mondiales Eine Marathon-Familie de Zebeljan et Affaires étrangères de Villenave et Trondheim). Cet éclectisme lui vaut d’être invité à l’Opéra de Dantzig, au Konzerthaus de Vienne, à Salzbourg, à Hanovre, au Festival de Bregenz, en Mongolie… Sa carrière avait déjà pris un élan international dès sa formation : des débuts à Rome, la classe de chant du Conservatoire de Vienne, les cours du Cnipal de Marseille.

Yuri KISSIN basse, Dulcamara

Après des débuts remarqués dans Lady Macbeth de Mzensk sous la direction de Valery Gergiev et Madame Butterfly au New Israeli Opera, le Russe israélien d’adoption Yuri Kissin,  lauréat de la Rubin Music Academy, chante Masetto/Don Giovanni, Don Bartolo/Les Noces de Figaro, Colline/La Bohème, Publio/La Clémence de Titus, Betto/Gianni Schicchi, Don Basilio/Le Barbier de Séville dans le cadre de l’Israël Vocal Art Institution (IVAI). On l’a entendu depuis à l’Opéra de Paris dans Sciarrone/Tosca, Parsifal et Don Carlos dirigés par James Conlon, Capriccio, Ariane à Naxos, Lulu, La Traviata… Il a également participé aux productions de Boris Godounov, Eugène Onéguine, La Traviata, Parsifal. Parallèlement, il chante la Messe glagolitique sous la baguette de Pierre Boulez, fait ses débuts wagnériens dans le rôle de Daland/Le Hollandais volant à l’Opéra de Dijon, interprète Truffaldino/Ariane à Naxos à Limoges, le Médecin/Pelléas et Mélisande au Théâtre des Champs-Élysées et au Concertgebouw d’Amsterdam, et chante Chostakovitch en concert à Lisbonne. Cette saison, il a chanté à l’Opéra de Paris les rôles de Sciarrone/Tosca et du Borgne/La Femme sans ombre, Snug/A Midsummer Night’s Dream de Britten à Nancy, Caen et Toulon.

Julie MOSSAY soprano, Giannetta

Premier Prix de chant et d’opéra du Conservatoire royal de musique de Bruxelles, Julie Mossay poursuit ses études de chant au Conservatoire de Nancy, remporte les concours Dexia et Jacques-Dôme avant de débuter sa carrière en 2005 à l’Opéra royal de Wallonie dans Jenůfa et Der Freischütz. Parallèlement à sa saison au sein de l’Opéra-Studio des Flandres à Gand en 2007-2008, elle commence à se faire un nom auprès des maisons d’opéra d’Angers- Nantes (Javotte/Manon), de Marseille (Noémie/Cendrillon), de Metz (Omphale/Les Travaux d’Hercule de Claude Terrasse), de Tours (Papagena/La Flûte enchantée), de Nancy (Véronique de Messager)… Elle se voue également au répertoire d’oratorio et chante, en Belgique et en France, des programmes de mélodie et de musique baroque sacrée. Elle a chanté, en mai 2010, le rôle de Pedro dans Don Quichotte dirigé par Marc Minkowski et mis en scène par Laurent Pelly à La Monnaie de Bruxelles, production qui signait les adieux à la scène de José Van Dam.

Tarifs et infos pratiques

Tarif A (de 12€ à 40€) / Abonnement possible

Durée : 2h45 avec entracte

Chanté en italien, surtitré en français

Tous publics

Dispositif d’audio-description

Rencontres et conférences

RENCONTRE avec Richard BRUNEL, metteur en scène, mercredi 28 septembre 2011 à 18 h 00

Conférence de Michel Beretti autour de L’Élixir d’Amour le 2 novembre 2011 à 18h30 : « Quand régnait le bel canto »

Galerie photos

Extraits vidéo

Découvrez « L’Élixir d’amour » de Donizetti sur Culturebox !

Découvrez Richard Brunel met en scène « L’Élixir d’amour » de Donizetti sur Culturebox !

CHAT PERCHE

reservation

CHAT PERCHE plaquette_LR
Jeudi 17 NOVEMBRE 20 h 30
Vendredi 18 NOVEMBRE 14 h 30 (SCOLAIRES)

Opéra rural pour soprano, mezzo-soprano, contre-ténor, ténor, baryton-basse, deux contorsionnistes et un danseur.

Livret de Caroline GAUTIER d’après Les Contes du chat perché de Marcel AYMÉ (© éditions Gallimard, 1939), musique de Jean-Marc SINGIER.
Création le 11 mars 2011 à l’Amphithéâtre Bastille Production Artis Diffusion | Coproduction Bouche d’Or-Compagnie Caroline GAUTIER, Ensemble 2e2m, Arcal, Fondation Royaumont, Festival Archipel-Genève, Le Théâtre – Scène nationale de Mâcon.
Avec le soutien de l’Opéra national de Paris, l’aide à la production et l’aide à la diffusion d’Arcadi, l’aide de la Ville d’Argenteuil, le soutien du Fonds de création lyrique de la Spedidam et de l’association Beaumarchais-SACD, Action financée par le conseil général du Val-de-Marne.

Des Contes du Chat perché se dégage une étrange beauté, celle d’un Jura des années 1950, terre de contes et de divinités celtiques, dont les strates sont définies par les vivants : les animaux, dotés de parole et de pensées – et même ici de chant –, les adultes, qui travaillent la terre ou se perdent en d’absurdes discours, et les enfants – Delphine et Marinette –,qui nous rappellent nos lectures ânnonantes. S’ajoute à cette géographie poétique toute une mythologie de l’école  communale, avec prix, discours de sous-préfet… et école buissonnière.
L’opéra, ici, est un jeu d’enfant. Et sur la prose réaliste de Marcel Aymé, il devient cirque, danse, rêve. La librettiste Caroline Gautier, qui explore sans relâche les possibilités musicales du langage notamment avec sa compagnie Bouche d’or, déploie tout l’onirisme de ce texte espiègle en confiant à deux contorsionnistes le couple d’inséparables petites héroïnes, à deux chanteurs le rôle des parents, à un danseur les volutes de la panthère, à une fanfare les interventions des animaux de la ferme. La chorégraphie minimale de Dominique Boivin rythme le conte ; la musique en est le souffle  continu, partition pleine d’humour composée pour une formation légère de cinq instruments aux sonorités festives. Jeux de mots et jeux de voix s’imbriquent dans un bric-à-brac sonore très organisé, comme toujours avec Jean-Marc Singier, sans perte de repères pour l’oreille.

Distribution

Direction musicale Pierre ROULLIER / Mise en scène Caroline GAUTIER / Chorégraphie Dominique BOIVIN / Scénographie Bruno de LAVENÈRE / Costumes Sylvie SKINASI / Lumières Daniel LÉVY .

DELPHINE Anne-Claire GONNARD / MARINETTE Johanna HILAIRE / LE PÈRE Michel HERMON / LA MÈRE Sylvie ALTHAPARRO / LE COCHON, LE SOUS-PRÉFET Marc MOLOMOT / LE PAON Robert EXPERT / LE CANARD, LA COUSINE FLORA Sonia BELLUGI / LA PANTHÈRE Salomon BANECK ASARO / Ensemble 2e2m

Tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible / Tarif préférentiel pour les scolaires

Durée : 1 h 00

Chanté en français

A partir de 7 ans

Rencontres et conférences

Rencontre entre les artistes du spectacle et les scolaires le vendredi 18 novembre, après le spectacle.

Extrait vidéo

Découvrez Les Contes du Chat Perché en version rurale et musicale à l’opéra sur Culturebox !

LA VOIX HUMAINE

reservation

voixhumaine doustrac
Mardi 29 NOVEMBRE 20 h 30

[LA DAME DE MONTE-CARLO + LIS TON JOURNAL]
OPÉRA, VERSION DE CHAMBRE

Tragédie lyrique en 1 acte de Francis POULENC (1899-1963) | Livret de Jean COCTEAU (1889-1963) d’après sa pièce de théâtre éponyme (1930) | Création le 6 février 1959 par Denise DUVAL, sous la direction de Georges PRÊTRE, Salle Favart, Paris Précédé de La Dame de Monte-Carlo, monologue lyrique de Francis POULENC sur un texte de Jean COCTEAU (1930), et de Lis ton journal, monologue de Jean COCTEAU (1949) adapté de son poème « Le Bel Indifférent » (1936).
Avec l’aimable autorisation de M. Pierre BERGÉ, président du Comité Jean COCTEAU / Production déléguée Carte blanche Musique / Coproduction Théâtre musical de Besançon /  Coréalisation Athénée Théâtre Louis-Jouvet
Nouvelle production.

La scène lyrique se prête plus souvent à l’assouvissement d’amours contrariées qu’à la rupture. Le texte de Cocteau fournit à Poulenc en 1958 le prétexte d’une œuvre originale à tous égards : opéra intimiste pour une unique soliste, La Voix humaine assiste à la décomposition d’une femme amoureuse s’entendant confirmer par téléphone son abandon. Que reste-t-il, avant la mort, de celle qui n’est plus que l’ombre d’elle-même ? La voix, « trop humaine » comme dit Poulenc, entre cri et chant, exorciste d’un érotisme muselé, de sentiments trahis et d’un passé nostalgique sans lendemain. Contemporaine des Dialogues des carmélites, cette tragédie lyrique exhale une même intensité douloureuse, aux prises avec le silence et les tourments de l’âme. L’arrière-petite-nièce du compositeur, Stéphanie d’Oustrac, longtemps associée au répertoire baroque, conduit, depuis la chambre imaginée par la scénographe Amélie Kiritzé-Topor, ce récitatif haletant avec pour interlocuteur le piano de Pascal Jourdan. Comme Poulenc avait écrit le rôle de Blanche et La Voix humaine à l’intention de Denise Duval, Vincent Vittoz a élaboré sa mise en scène, sans artifice, en pensant à la présence solaire et rayonnante de la jeune chanteuse. C’est un vrai bijou de théâtre musical qu’il lui offre en introduisant le monodrame par La Dame de Monte-Carlo et Lis ton journal, deux autres textes de Cocteau qui suggèrent soudain, en flash-back, toute une histoire, et éclairent ces égarements du cœur et de l’esprit.

Distribution

Mise en scène Vincent VITTOZ / Mezzo-soprano Stéphanie D’OUSTRAC / Piano Pascal JOURDAN / Scénographie Amélie KIRITZÉ-TOPOR /

Costumes Sylvie AYRAULT assistée de Christel DESJARDINS / Lumières Roberto VENTURI

Tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible

Durée : 1 h 30

CHANTÉ EN FRANÇAIS

Tous publics

JENUFA

reservation

JENUFA
Vendredi 20 JANVIER 2012, 20 h 30
Dimanche 22 JANVIER 2012, 15 h 00

Opéra en 3 actes de Leoš JANÁČEK (1854-1928) | Livret du compositeur d’après le drame Její Pastorkyňa (1890) de Gabriela PREISSOVA | Création le 21 janvier 1904 au Théâtre national, Brno

Coproduction Opéra de Rennes, Opéra-Théâtre de Limoges, Grand-Théâtre de Reims

Nouvelle production.

Il y a plus d’un siècle, un nouveau-né était retrouvé noyé dans un village de Moravie. La grand-mère du nourrisson s’accusait du meurtre, commis pour sauver l’honneur de sa belle-fille rejetée par le père de l’enfant.

Jenůfa pourrait relever du simple fait divers si ne se lisait entre les notes le bouleversement intime provoqué par le drame : abandon, jalousie, culpabilité, folie… Ces émotions violentes et incontrôlables touchent Janáček, qui voyait en sa musique l’expression de la vérité plus que d’un sentiment patriotique ou d’un style. C’est à la manière d’un rénovateur et non d’un collectionneur qu’il assimila le folklore tchèque et morave.

Jenůfa est un ouvrage au lyrisme douloureux, un cri rauque et expressif, de souffrance et, finalement, d’éveil à la vie. Janáček – lui-même anéanti par la mort de sa fille – défendra toute sa vie sa lecture intimiste des destins esquissés par Gabriela Preissova dans la pièce qui lui inspira le livret. C’est sa version originale – et non l’« arrangement » de la création pragoise de 1916 –, créée en 1904 et publiée en 2010 par Universal, qui est ici mise en scène par Pierre Constant avec le concours du plasticien Roberto Platé, de solistes et d’un chef d’orchestre tchèques. Autour du moulin emblématique, Pierre Constant retrouve, à la veille de la seconde guerre mondiale où il transpose l’ouvrage, les modes de vie d’une communauté rurale fermée sur ses règles ancestrales et sourde au sentiment individuel. Façon de rattraper le temps sans pour autant détourner l’Histoire.

distribution

Direction musicale Ondrej OLOS / Mise en scène Pierre CONSTANT / Assistant mise en scène Gregory VOILLEMET / Scénographie, décors Roberto PLATÉ / Costumes Lili KENDAKA / Lumières Jacques ROUVEYROLLIS / Assistante lumières Jessica DUCLOS /

JENŮFA Pavla WYKOPALOVÁ /KOSTELNIČKA BURYA Eliška WEISSOVÁ / LACA KLEMEŇ Michael BRACEGIRDLE / ŠTEVA BURYA Richard SAMEK / GRAND-MÈRE BURYA Jacqueline MAYEUR / LE MAIRE Bernard DELETRÉ / L’ÉPOUSE DU MAIRE Martine SURAIS / KAROLKA Sylvia KEVORKIAN / STÁREK LE MEUNIER, Patrice BERGER / JANO Valérie GABAIL / BARENA Natalia KRAVIETS /  PASTUCHYÑA  Agnès CABROL /  LA TANTE Floriane DUROURE /  Figurant (Le Christ) Luc VENRIES.

Chœur de l’Opéra-Théâtre de Limoges et de l’Opéra de Rennes/ Chef de chœur Jacques MARESCH / Orchestre de Limoges et du Limousin.

à propos de…

Ondrej OLOS, direction musicale

Formé au Conservatoire de Zilina puis à l’Académie Janáček des Arts à Brno, couronné du Prix Leoš Janáček en 2006 pour sa contribution à l’opéra Prihody Lisky Bystrousky, aujourd’hui directeur musical du Théâtre national de Brno, Ondrej Olos est l’un des chefs les plus talentueux de la République tchèque. En 2008, il dirige Jenůfa dans sa version originale de 1904. Il est aussi remarqué pour sa direction d’Eugène Onéguine, Macbeth, Die Fledermaus, Gianni Schicchi, Carmen… Ondrej Olos est sollicité par l’Orchestre radio-symphonique slovaque à Bratislava, l’Orchestre de chambre de Prague, l’Orchestre philharmonique de Brno, l’Orchestre philharmonique Bohuslav Martinů, la Philharmonie Morave… Pianiste, il accompagne également de nombreux artistes en récital, dont le violoniste Milan Pala avec lequel il forme un duo.

Pierre CONSTANT mise en scène

Après s’est fait connaître dans l’Europe entière avec Sur le Fil d’Arrabal et dans les classiques du théâtre, Pierre Constant crée en 1974 le Centre dramatique de La Courneuve, qu’il oriente vers la création d’œuvres originales interrogeant la musique et les possibilités du corps et de la voix. Ce travail le conduit à la mise en scène d’opéra, notamment grâce à une relation privilégiée avec La Monnaie de Bruxelles. Les engagements se succèdent dans des répertoires différents et des théâtres de premier plan, production dont se distingue sa trilogie Mozart/Da Ponte (1995), élue Meilleur spectacle de l’année par la critique et reprise encore récemment au Théâtre des Champs-Élysées en 2010. Admiratif de l’œuvre de Genêt, dont il a créé Le Funambule, il vient de publier Violon solo, la musique de Jean Genêt (2011).

Pour cette production de Jenůfa, Pierre Constant est assisté par Grégory Voillemet, compositeur pour le théâtre et le cinéma, et depuis 1995 assistant à la mise en scène à l’Opéra de Paris mais aussi avec David Cronenberg pour The Fly-Opera.

tarifs et infos pratiques

TARIF A (de 12€ à 40€) / Abonnement possible

Durée : 1 h 40

CHANTÉ EN TCHÈQUE surtitré en français

Tous publics

Rencontres et conférences

RENCONTRE avec Pierre CONSTANT, metteur en scène, jeudi 12 janvier 2012 à 18 h 00.

CONFÉRENCE « Janáček ou le besoin de vérité » mercredi 18 janvier 2012 à 18 h 30 (foyer du public).

Extraits musicaux

Découvrez JENUFA donné l’Opéra de Rennes dans le cadre de la coproduction (Rennes/Limoges/Reims) :
Extrait Jenufa by Rennes

D’autres extraits de JENUFA (donné à l’Opéra de Malmö (Suède) cette saison) :
Jenufa by Malmö Opera

L’argument

Dans la campagne reculée de Moravie, à la veille de la seconde guerre mondiale.

Acte I
Jenůfa attend secrètement un enfant de Števa, riche héritier du moulin. Elle prie pour qu’il ne soit pas enrôlé et espère un mariage qui la sauverait du déshonneur et de la mort. Laca compte quant à lui sur le départ à l’armée de son demi-frère pour prendre sa place dans le cœur de la jeune fille. On annonce, à grand renfort de chants, de danses et de boissons, que Števa est dégagé de ses obligations militaires – l’occasion, pour lui, de poursuivre sa vie volage. Kostelnička (la Sacristine), sévère gardienne du moulin, de l’église et de la morale, impose au jeune ivrogne une année de sobriété s’il veut épouser sa belle-fille. Le désespoir de Jenůfa porte la jalousie de Laca à son comble : il lacère la joue de la jeune fille.

Acte II
Cinq mois plus tard, à l’insu de tous, Jenůfa accouche dans la maison de sa mère adoptive. Števa, convoqué en tête-tête par la Sacristine, refuse de reconnaître l’enfant et de revenir vers la jeune mère – il s’est d’ailleurs déjà engagé auprès de Karolka, la fille du maire. Laca, lui, est toujours épris de Jenůfa. Pour favoriser leur mariage, la Sacristine est prête au pire. Elle annonce donc à Laca que le fils de Števa est mort, avant d’aller noyer le bébé dans les eaux glacées. Droguée par sa mère adoptive, Jenůfa apprend à son réveil que son enfant a succombé pendant son sommeil. Désespérée mais coutumière du malheur, Jenůfa accepte son sort avec résignation et consent même au mariage avec Laca. La Sacristine, déjà en proie aux tourments de la culpabilité, glisse progressivement vers la folie.

Acte III
Deux mois plus tard, le printemps fête les noces de Jenůfa et Laca. La cérémonie se déroule dans l’intimité. Sans rancune, Laca y a convié son demi-frère et sa fiancée Karolka. Très affectée par son crime, la Sacristine peine à se réjouir. Alors qu’elle bénit le jeune couple – tout en maudissant Števa et elle-même –, on vient annoncer la découverte de la dépouille d’un bébé dans la rivière dégelée. Jenůfa reconnaît son fils avec horreur. Sous le regard de Dieu et des siens, la Sacristine confesse son crime – un crime d’amour envers sa belle-fille – et accepte son châtiment. Laca et Jenůfa vont pouvoir s’unir et espérer, dans l’amour, un avenir plus apaisé.

Bande annonce

LA PÉRICHOLE

reservation

(c) Frédéric IOVINNO - Opéra de Lille
Vendredi 16 MARS 20 h 30 ,
Dimanche 18 MARS 15 h 00

Opéra bouffe en 3 actes de Jacques OFFENBACH (1819-1880) | Livret d’Henri MEILHAC et Ludovic HALÉVY d’après la saynète Le Carrosse du Saint-Sacrement, tirée du Théâtre de Clara Gazul de Prosper MÉRIMÉE (1830).
Création le 25 avril 1874 au Théâtre des Variétés, Paris, après la création le 6 octobre 1868 d’une première version en 2 actes. Reprise de la production de l’Opéra de Lille, création novembre 2008

« Je suis un peu grise », « Que la vie est belle quand le vin est bon », « Les femmes, il n’y a qu’ça »… Ces airs bien arrosés pourraient être partout à leur aise dans l’oeuvre d’Offenbach et de ses deux compères Meilhac et Halévy : depuis Orphée aux Enfers (1858), cette légèreté pétillante mais jamais innocente est devenue leur philosophie lyrique, propre à mieux railler le Second Empire. La Périchole, créée en 1868 puis en 1874 en trois actes, n’échappe pas à la satire : quel est ce pays où les artistes sont contraints de se « vendre » pour un dîner ? Quel est ce monde où les imbus de pouvoir font de leurs caprices amoureux des lois universelles ?
Le Pérou d’Offenbach, aux teintes réalistes plutôt inédites, calqué sur celui, colonisé, du XVIIIe siècle, n’est autre qu’une cynique parodie de la haute société parisienne ; la metteure en scène Bérangère Jannelle la présente à son tour comme un miroir tendre et satirique de notre propre actualité. De cette double mise en abîme jaillit alors la question fondamentale : comment aimer et être aimé, assumer sur la scène son besoin de reconnaissance tout en restant intègre dans ses sentiments ?
La vision de Bérangère Jannelle, projetée dans un univers farfelu aux couleurs acides et aux acrobates virevoltants, questionne l’artiste, son rapport au pouvoir et à la réalité, lui si familier de l’imaginaire. Elle trouve son point d’équilibre entre burlesque et gravité, libérant tous les fantasmes et toute la fantaisie de cet hymne à l’amour.

distribution

Direction musicale Philippe HUI / Mise en scène Bérangère JANNELLE / Assistant mise en scène Janick MOISAN / Décors Stéphane PAUVRET / Costumes Laurence CHALOU / Lumières Christian DUBET / Assistant lumières Gwendal MALARD / Chorégraphe Olivier DUBOIS .

LA PÉRICHOLE Carine SECHAYE / PIQUILLO Loïc FELIX / DON ANDRÈS DE RIBEIRA Franck LEGUÉRINEL / LE COMTE MIGUEL DE PANATELLAS Erick FREULON / DON PEDRO DI HINOYOSA David LEFORT / BERGINELLA,NINETTA Gabrielle PHILIPONET/ MASTRILLA, BRAMBILLA Hélène DELALANDE / GUADALENA, MANUELLA Jennifer MICHEL / Chœur de l’Opéra-Théâtre de Limoges : Chef de chœur et assistant à la direction d’orchestre Jacques MARESCH / Orchestre de Limoges et du Limousin.

Hélène DELALANDE et Jennifer MICHEL sont pensionnaires du Centre National d’Artistes Lyriques (CNIPAL).

à propos de…

Philippe HUI direction musicale
Après des études de piano et d’alto, Philippe Hui intègre le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il obtient un Premier prix de direction d’Orchestre.
Il est responsable musical de l’Opéra de Tours de 1994 à 1998. En 2000, il fonde l’Atelier Lyrique de Haute-Normandie dont il est le directeur artistique jusqu’en 2009.
En 2001, James Conlon le remarque et l’invite à devenir son assistant à l’Opéra National de Paris; depuis cette date, il intervient régulièrement dans ce lieu.
Sa carrière le conduit à s’intéresser à tous les genres (symphonique, oratorio, ballet, …) avec une prédilection pour le lyrique. Il mène en parallèle, avec l’Université de Rouen, un travail de recherche et de recréation d’opéras-comiques du patrimoine français du XVIIIème siècle. Il est par ailleurs le directeur musical de l’Institut Franz Schreker fondé en 2008.
En 2008 et 2009, il dirige plusieurs ballets à l’Opéra National de Paris (dont Orphée et Eurydice de Gluck, chorégraphie de Pina Bausch, – pour lequel il a également assuré la tournée en Allemagne fin 2008) ainsi que L’Arche de Noë et Le Petit Ramoneur, opéras de Britten au Théâtre des Champs-Elysées à Paris. Fin 2009, il retrouve le Théâtre des Champs-Elysées pour un concert composé d’œuvres de Franz Schreker, entamant ainsi une collaboration avec l’orchestre Pasdeloup.
L’Opéra National de Paris lui confie en février 2010 la direction d’Idoménée de Mozart ainsi que celle du ballet Paquita durant la saison 2010/2011. Il retrouvera l’Opéra de Paris pour la saison 2012-2013 à la tête du ballet La Sylphide.

Bérangère JANNELLE mise en scène
Bérangère Jannelle fait son entrée au théâtre par les coulisses, avec notamment Carlo Cecchi et Klaus Michael Grüber, deux maîtres de la scène qui seront déterminants. Lauréate de la Villa Medicis Hors-les-Murs, elle se fait remarquer par ses mises en scène du Décaméron (2000), O adversario (2002), Robinson, voyage au pays de Nulle Part (2003), Ajax de Sophocle (2005), Une soirée chez les Fox (écriture et mise en scène, 2006), Amor ! ou les Cid de Corneille (2007), Amphitryon de Molière (2009), et dernièrement Vivre dans le feu d’après Marina Tsvetaeva (Festival d’automne,  Théâtre de la Ville). Elle tisse des liens privilégiés, au sein de sa compagnie La Ricotta, avec Stéphane Pauvret (scénographie), Christian Dubet (lumières) et Laurence Chalou (costumes), créant une véritable équipe de création artistique. Bérangère Jannelle associe depuis quelques années son travail théâtral à un travail filmique (films courts, Sans-Terre) et à la mise en scène d’opéra (La Périchole, 66 Gallery).
Bérangère Jannelle est assistée à la mise en scène par Claire Manjarrès, passionnée depuis toujours d’art lyrique, de danse et de théâtre. Formée à la médiation culturelle, elle s’est déjà  distinguée comme assistante à la production et à la régie de plateau pour Opéra en plein air (Carmen avec Patrick Poivre d’Arvor et Manon Savary) et Les Nuits d’été de Corte  (Le Barbier de Séville avec Jean-Romain Vesperini, La Flûte enchantée).

Stéphane PAUVRET décors
Diplômé de l’ESAD de Strasbourg, titulaire d’un DPEA en scénographie de l’École d’architecture de Nantes, Stéphane Pauvret est de cette génération stimulée par l’échange entre artistes de toutes disciplines. Il entame une collaboration artistique plus prononcée avec Bérangère Jannelle au sein de La Ricotta : Le Décaméron, Robinson, O adversario, jusqu’au long métrage Sans-Terre. Prix 2004 des arts plastiques de Nantes, il s’implique dans des pratiques multiples comme documentariste, photographe, programmateur au cinéma – dont témoignent ses expositions, de Nantes au Brésil –, empruntant techniques et réflexions à son expérience de la scène.
 Ses scénographies les plus récentes sont pour Bérangère Jannelle : La Périchole, 66 Gallery, Vivre dans le feu, Amphitryon, Amor ! ou les Cids de Corneille. Il travaille également avec Éléonore Weber, Hela Fattoumi et Éric Lamoureux, ainsi qu’avec les chorégraphes Loïc Touzé, Olivia Granville et François Grippeau.

Laurence CHALOU costumes
Après des études à l’Ecole du Louvre, Laurence Chalou, diplômée d’Esmod, poursuit sa formation à la Comédie-Française (patines et teintures). Elle assiste de nombreux costumiers à l’opéra, au théâtre et au cinéma, avant de se lancer dans la création de ses propres costumes. Elle travaille avec Philipe Decouflé pour L’Autre Défilé et Mêlée des mondes, et se fait la complice de Bérangère Jannelle pour La Périchole et Amphitryon. Ces dernières années, elle a œuvré au cinéma sur les films Ensemble c’est tout (Claude Berri), Adèle Blanc-Sec (Luc Besson) et Sur La Piste du Marsupilami (Alain Chabat). Elle travaille actuellement avec Jean-Pierre Ameris sur une adaptation de L’Homme qui rit.

Christian DUBET lumières
Christian Dubet se définit lui-même comme un « artisan de la lumière » qu’il essaye de façonner au service artistique des projets qu’il éclaire afin d’approcher « la lumière juste ». Cette démarche signe son travail d’un certain nombre de particularités, comme l’utilisation de sources non conventionnelles aux arts de la scène ainsi que l’invention de procédés d’éclairages (notamment la cinémécanique, création d’images animées en temps réel). Depuis 1994, Christian Dubet enchaîne les créations lumières dans de multiples domaines : en danse contemporaine (François Verret, Francesca Lattuada, Carlotta Ikeda), pour les arts du cirque (Mathurin Bolze, Chloé Moglia, Mélissa Von Vépy, cirque Cahin-caha…), au théâtre (Jean-Yves Ruf, Thierry Roisin, Lilo Baur, Bérengère Jannelle, Jean Pierre Laroche…), à l’opéra (Olivier Py, Anne Azema, Jacques Rebotier…) ou dans le domaine de la musique contemporaine. Il a éclairé des concerts de Fred Frith, Louis Sclavis, Florent Jodelet, Ars Nova…
Il est assisté aux lumières par Gwendal Malard, diplômé des Métiers des arts en régie lumière et déjà complice de plusieurs de ses créations lumières (exposition Kreyol Factory, divers projets de Bérangère Jannelle, Thierry Roisin, Francesca Lattuada et François Verret).

Olivier DUBOIS chorégraphe
Danseur interprète de nombreuses pièces, inscrit par le magazine Dance Europe parmi les cent meilleurs danseurs du monde, Olivier Dubois crée en 1999 son premier solo, Under cover, et occupe depuis une place d’importance sur la scène chorégraphique : Féroces (2005), Pour Tout l’or du monde (2006, pour lequel il reçoit le Prix spécial du jury 2007 du Syndicat professionnel de la critique), En Sourdine et Peter Pan (2007, projet BDanse), Faune(s) (2008, Festival d’Avignon, Premier Prix Jardin d’Europe à Vienne), Révolution (2009), Le Spectre de la rose (2010, Ballets de Monte-Carlo), L’Homme de l’Atlantique (2010, Biennale de la danse à Lyon), Rouge (Révolution-Révolution) en 2011. Il signe en 2009 la chorégraphie de La Périchole d’Offenbach pour Bérangère Jannelle. Il a également mené une création avec 120 amateurs, au Prisme d’Élancourt, intitulée Envers et face à tous en mai 2011. Il enseigne et dirige de nombreux workshops au sein de compagnies et d’écoles de danse à l’étranger.

Jacques MARESCH chef de chœur et assistant à la direction d’orchestre
Artiste lyrique en formation au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans les classes de Régine Crespin (chant lyrique), Gabriel Bacquier et Michel Roux (art lyrique), Jacques Maresch participe à des concerts et récitals en tant que baryton solo. À l’issue de sa formation de direction d’orchestre et de chœurs dans la classe de Jean-Sébastien Béreau, il prend la direction des chœurs de l’Opéra-Théâtre de Limoges. Entre autres concerts, il dirige la Petite Messe solennelle de Rossini, le Requiem de Fauré, Dialogues des Carmélites de Poulenc, un concert dédié à Vivaldi, les Liebesliederwalzer et les Zigeunerlieder de Brahms et Un Requiem allemand en décembre dernier.

Carine SÉCHAYE La Périchole
Issue du Conservatoire de Genève, sa ville natale, et de l’Opéra Studio de Zurich, Carine Séchaye se distingue à la fois dans les premières places des concours – Tournoi des Voix d’or (Metz, 2005), International Ernst Haefliger Competition (Bern, 2006), Operalia Placido Domingo (Paris, 2007), Concours international d’interprétation de la mélodie française (Toulouse, 2009) – et sur les scènes franco-suisses. Elle débute sa carrière à Lausanne, dans Honora/Tom Jones de Philidor. On a pu l’entendre depuis dans Nancy/Albert Herring, Mélisande/Pelléas et Mélisande, Myrtale/Thaïs, Mercedes/Carmen, Flora/La traviata, Dorabella/Così fan tutte, Rosina /Le Barbier de Séville, Cherubino/Les Noces de Figaro, Sméraldine/L’Amour des trois oranges, Octavian/Le Chevalier à la rose… Ses projets en 2012 : en mai, elle sera Frédéric (Mignon d’Ambroise Thomas) à Genève, en juin, Siebel (Faust de Gounod) à Metz et en aôut, Mercédès (Carmen de Bizet) aux Arènes de Nîmes.

Loïc FELIX Piquillo
Diplômé du Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (classes de Christiane Eda-Pierre et Christiane Patard, et classe d’art dramatique), Loïc Félix affiche un répertoire d’une large envergure, de Mozart (L’Enlèvement au sérail, Les Noces de Figaro, La Flûte enchantée) à Poulenc, dont il chante régulièrement Les Mamelles de Tiresias, de Verdi (Falstaff) à Britten (Albert Herring), d’Offenbach (Monsieur Choufleuri, La Grande-Duchesse de Gerolstein, La Vie parisienne) à Strauss (Salomé)… Il s’est produit dans de nombreux opéras et festival lyriques de France, ainsi qu’au Festival de Glyndebourne dans la production David McVicar de Carmen (Remendado). Loïc Félix affectionne également l’oratorio – Messe du couronnement et Requiem de Mozart, Messe en sol et Stabat Mater de Schubert, Petite Messe solennelle de Rossini, Messa di Gloria de Puccini, L’Enfance du Christ de Berlioz. Il a participé à l’enregistrement de Vert-Vert d’Offenbach, d’Ermione de Rossini et de Maria di Rohan de Donizetti.

Franck LEGUÉRINEL Don Andrès De Ribeira
Formé au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et à l’École d’art lyrique de l’Opéra de Paris, Franck Leguérinel débute dans La Finta giardiniera/Mozart et gardera une prédilection pour les grand rôles mozartiens et belcantistes : Papageno, Figaro et le Comte, Guglielmo, Don Giovanni, Mustafa/L’Italienne à Alger, Don Profondo/Le Voyage à Reims, Dandini/Cenerentola, le rôles-titre de Don Pasquale, Bartolo/Le Barbier de Séville… Également interprète d’élection du répertoire français, il chante à la fois le grand répertoire et l’opéraette d’Offenbahc ou de Chabrier. Il est invité fréquemment à l’Opéra de Paris – Carmen, La Bohème, Manon, L’Enfant et les sortilèges, Platée, Giulio Cesare, La Flûte enchantée – mais aussi des Chorégies d’Orange, du Festival de Salzbourg, du Festival Haendel de Halle, de l’Opéra des Flandres, du Grand Théâtre de Genève, des Opéras de Montpellier, Angers-Nantes, du Rhin, de Lille…

Erick FREULON Le Comte De Panatellas
Lauréat de la Fondation Yehudi Menuhin, du Prix Pro Musicis, du concours des Voix Nouvelles/France Télécom et du concours international d’oratorio et de lied de Clermont-Ferrand, Erick Freulon débute sa carrière par le récital (New York, Scala de Milan, Opéra-Bastille…), pour lequel il reste très sollicité, avant de gagner la scène lyrique : La Traviata, Carmen, Dardanus, et plus récemment La Périchole, La Bohème, L’Amour des trois oranges, André Chénier, Le Chevalier à la rose… Les maisons d’opéra de France l’invitent toutes régulièrement à chanter sous la baguette des plus grands chefs, de Nancy à Lyon, de Toulouse à Compiègne, du Théâtre du Châtelet au Festival de Radio France/Montpellier. Parmi les enregistrements auxquels il participe, citons les Dialogues des Carmélites/Poulenc, L’Amour des trois oranges/Prokofiev, Roméo et Juliette/Gounod, Háry János/Kodály, Pierre le Grand/Grétry et un disque Chabrier,

David LEFORT Don Pedro Di Hinoyosa
Lauréat de plusieurs concours de chant – mélodie à Toulouse, Paris et Saint-Jean-de-Luz, chant baroque à Chimay et Clermont-Ferrand –, David Lefort est l’invité d’importantes scènes lyriques françaises. Son vaste répertoire embrasse l’opéra baroque – Il Ritorno d’Ulisse in patria et Orfeo/Monteverdi, Tamerlano/Haendel, King Arthur/Purcell – autant que les chefs-d’œuvre classiques et romantiques, sans oublier l’opérette avec Véronique/Messager, La Veuve joyeuse/Léhar, L’Île de Tulipan/Offenbach… En 2008-2009, il est Don José dans La Tragédie de Carmen de Pierre Constant/Peter Brook. Citons plus récemment sa participation à Béatrice et Bénédict/Berlioz à l’Opéra-Comique et au Grand Théâtre de Luxembourg. Il a consacré son premier disque à des mélodies de Poulenc (Prix Ravel, Orphée d’or 2006) ; son deuxième, Biondina – Souvenirs d’Italie, rassemble des mélodies de Gounod et Tosti.

Jennifer MICHEL Guadalena et Manuella
Pensionnaire pour la saison 2010-2011 du Cnipal (Centre national d’artistes lyriques), Jennifer Michel commence le chant sous la houlette de Christiane Dunan avant d’intégrer, au Conservatoire de Marseille, les classes de Claude Méloni et Isabelle Vernet. Premier Prix de chant en 2010, une licence d’anglais en poche, a entre temps fait parler d’elle au Forum lyrique européen d’Arles, au concours de chant de Béziers, au Tournoi international de musique de Vérone, au concours international de Marseille et concours international de Marmande 2010. Elle aborde la scène en 2009 avec le rôle d’Adèle/La Chauve-souris puis Mireille/Gounod. Depuis, on l’a entendue dans Orphée aux enfers/Offenbach, La Veuve joyeuse/Léhar, Hänsel et Gretel/Humperdinck. Elle est également l’invitée du Festival de musique sacrée de Marseille pour plusieurs concerts.

Gabrielle PHILIPONET Berginella et Ninetta
Après ses débuts dans le rôle de Lauretta/Gianni Schicchi aux côtés de José Van Dam au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles avec l’Orchestre national de Belgique, Gabrielle Philiponnet interprète de nombreux rôles comme Eurydice/Orphée aux Enfers à Montpellier ou Corinna/Le Voyage à Reims à Bordeaux. Elle a incarné sa première Suzanne à l’Opéra national de Lorraine. Elle est attendue la saison prochaine en Musette dans La Bohème que présentera l’Opéra de Marseille puis dans le rôle de Magda/La Rondine, à Nancy.

Hélène DELALANDE Mastrilla et Brambilla
Pensionnaire du Cnipal durant la saison 2010-2011, ce qui lui offre notamment le rôle-titre de Hänsel ety Gretel de Humperdinck (repris en 2012 à Mérignac), Hélène Delalande débute l’étude du chant à Toulouse, auprès d’Anne Fondeville et de Jérôme Correas pour le style baroque, avant de se perfectionner auprès de Jeanne Berbié. Elle est finaliste du concours international de chant de Marmande 2010. Elle est par ailleurs titulaire d’une licence d’art de l’Accademia di Brera (Milan). Ses premiers pas de soliste sur la scène lyrique l’ont amenée à se produire dans Orphée/Gluck, Il tramonto/Respighi, Le Bourgeois gentilhomme/Lully. Les Opéras de Toulon, Marseille et Nice l’accueillent également en récital (Donizetti, Tchaïkovsky, Rimski-Korsakov). Avec l’Orchestre de Cannes, elle chante le Requiem/Mozart et les Nuits d’été/Berlioz.

tarifs et infos pratiques

TARIF A (de 12€ à 40€) / Abonnement possible

Durée : 2 h 00

CHANTÉ EN FRANÇAIS

Tous publics

rencontres et conférences

RENCONTRE avec Bérangère JANNELLE, metteur en scène : lundi 12 mars à 18 h 00

CONFÉRENCE « Offenbach : le rire grinçant du Second Empire » mercredi 14 mars 2012 à 18 h 30 (foyer du public)

galerie photos

extrait vidéo

Dans les coulisses de l’Opéra de Lille – Ma-Tvideo France3
Entrons dans les coulisses de l’Opéra de Lille.

Un reportage de Stéphanie Bara et Elsa Grenouillet

LA TRAVIATA

reservation

TRAVIATA
Vendredi 13 AVRIL à 20 h 30
Dimanche 15 AVRIL à 15 h 00
Mardi 17 AVRIL à 20 h 30
Jeudi 19 AVRIL à 20 h 30

Melodramma en 3 actes de Giuseppe VERDI (1813-1901) | Livret de Francesco Maria PIAVE d’après la pièce La Dame aux camélias (1852) d’Alexandre DUMAS Fils, tirée de son roman homonyme (1848) | Création le 6 mars 1853, Teatro La Fenice, Venise.
Coproduction Opéra-Théâtre de Limoges, Opéra de Reims, Opéra de Rennes

Nouvelle production.

On pourrait ne retenir de La Traviata que les airs à boire et les valses de salon. Soucieux de traiter un sujet contemporain, Verdi sublime le Paris du Second Empire : danses à la mode, conversations frivoles, prostituées de haut vol… Rien de plus réaliste, d’autant plus que son héroïne, sous les traits de la Dame aux camélias de Dumas, dévoile ceux de l’authentique courtisane Marie Duplessis. Mais derrière les miroirs et l’Histoire s’imbriquent deux drames, d’où naît la tragédie : celui d’une société en déliquescence, qui se disculpe de ses divertissements illusoires par des valeurs bourgeoises intransigeantes ; et celui d’une femme saisie par le grand amour, décidée à laver son corps et son âme des plaisirs de sa vie antérieure.
Violetta ne parviendra à inverser le mouvement de la décadence qu’au prix d’un véritable martyre.

Comment l’être humain peut-il être contraint à plier sous le joug de la société jusqu’à la mort ? Tel est le postulat de Jean-Romain Vesperini, arrivé à la mise en scène lyrique par la musique et par le chant : transposé dans l’Italie des années 1920, le livret de Piave devient l’expression du paroxysme de l’ordre social. L’idéologie fasciste permet de rendre lisibles ces rapports de société totalitaires avec une force comparable à celle qui effraya La Fenice en 1853. Elle montre aussi, en marge de l’oppression, la décomposition d’une famille sous la pression politique et historique. Une vision engagée qui assume la surcharge dramatique pour mieux tendre vers l’universel.

distribution

Direction musicale Giacomo SAGRIPANTI / Mise en scène Jean-Romain VESPERINI / Scénographie, décors Emmanuelle ROY / Costumes Sonia BOSC / Lumières Christophe CHAUPIN.

VIOLETTA VALÉRY Venera GIMADIEVA / ALFREDO GERMONT Francesco DEMURO / GIORGIO GERMONT Marzio GIOSSI / FLORA BERVOIX Allison COOK / LE DOCTEUR GRENVIL Julien VERONESE / LE MARQUIS D’ORBIGNY Bardassar OHANIAN / LE BARON DOUPHOL David WOLOSZKO / GASTON, VICOMTE DE LETORIÈRE Julien DRAN / ANNINA  Sophie ANGEBAULT / Choeur de l’Opéra-Théâtre de Limoges / Chef de choeur Jacques MARESCH / Orchestre de Limoges et du Limousin.

à propos de…

Giacomo SAGRIPANTI, direction musicale
Formé à la Scuola dell’Opera Italiana du Teatro  Comunale de Bologne, Giacomo Sagripanti a fait du répertoire lyrique sa spécialité sans rompre avec le répertoire symphonique.
Il se distingue notamment à ses débuts dans le Stabat Mater et La Serva padrona de Pergolèse (mise en scène Jérôme Deschamps). Il est par ailleurs sollicité par de nombreux orchestres européens, notamment en Italie, en Allemagne et en Europe de l’est. L’année 2011 l’a entendu diriger avec succès Mefistofele/Boito (Lübeck), Madame Butterfly/Puccini (Carlo Felice), La Traviata/Verdi (Cagliari), le Requiem de Mozart (avec l’Orchestre du Théâtre philharmonique de Vérone), et surtout Aureliano in Palmira/Rossini, en ouverture du Festival Valle d’Itria, ainsi que Gianni di Parigi/Donizetti au Festival de Wexford. Parmi ses projets, citons Carmen, Cavalleria rusticana, La Vida breve, Madame Butterfly, Le Chevalier à la rose, Zaira/Bellini, Les Puritains ainsi que des concerts symphoniques à Tel Aviv, Vérone, au Festival de Bergame, à Trieste et Bari.

Jean-Romain VESPERINI mise en scène
Jean-Romain Vesperini a une double formation de chanteur, à l’École du Théâtre national de Chaillot et à la Guildhall School à Londres, et de metteur en scène aux côtés de Jérôme Savary, Pierluigi Pizzi, Lukas Hemleb à l’Opéra-Comique, au Festival Rossini de Pesaro, au Festival d’Aix en-Provence. Depuis 2007, il travaille régulièrement avec Georges Lavaudant (Attila/Verdi, La clemence di Titus/Mozart, Andromaque/Grétry, La Cerisaie/Fénelon en janvier 2012 à l’Opéra de Paris) et Peter Stein (La Dame de pique/Tchaïkovski, Lulu/Berg). Ses premières mises en scène de théâtre et d’opéra datent de 2004 : Le Secret de Suzanne/Wolf-Ferrari, La Belle Hélène et Monsieur Choufleuri restera chez lui/Offenbach, La fedeltà premiata/Haydn avec la Schola Cantorum, L’Affaire de la rue Lourcine/Labiche au Théâtre du Ranelagh à Paris, Due Fratelli/Paravidino au Théâtre du gymnase. Depuis 2008, il est metteur en scène-résident du festival Les Nuits d’été de Corte, pour lequel il monte Don Giovanni/Mozart et Le Barbier de Séville/Rossini en 2011. Il vient de mettre en scène Douce et Barbe-bleue/Aboulker pour l’Opéra de Lyon.
Jean-Romain Vesperini est assisté à la mise en scène par Frédérique LOMBART.

Emmanuelle ROY scénographie, décors
Diplômée de l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris, première lauréate au concours de mise en scène et scénographie Ring Award 2003 à Fribourg, Emmanuelle Roy se partage entre théâtre et opéra, tout en poursuivant parallèlement une activité de décoratrice pour le cinéma. Au Festival d’Aix-en-Provence, elle est amenée à collaborer en tant que scénographe avec Jean-Pierre Larroche, Nordine Lahlou, Catherine Marnas, Claude Merlin et Alain Lagarde.
En 2008, elle prend en charge, avec Aurélien Leriche, la scénographie de « Codex, Lire en fête » à la Grande Halle de la Villette, poursuit sa collaboration avec Pauline Bureau sur Lettres de l’intérieur, Roberto Zucco/Koltès… Elle travaille avec Ladislas Chollat sur L’Ouest solitaire et Harold et Maud, en cours de préparation pour le Théâtre Antoine. Elle a déjà travaillé avec Jean-Romain Vesperini sur Douce et Barbe-Bleue/Aboulkler et poursuivra sa collaboration, après La Traviata, avec une adaptation de Pinoccio.

Sonia BOSC costumes
Familière des grandes maisons de costumes comme l’Opéra de Paris, les Ateliers du costume, Caraco, Sonia Bosc rencontre des compagniesde théâtre gestuel et de marionnettistes, et trouve ainsi son univers plastique. Elle participe à la réalisation de courts métrages et réalise des costumes pour des spectacles de théâtre de rue, ded anse, de théâtre contemporain et de théâtre lyrique. Elle réalise également des costumes pour Véronique Saymat, Patrice Cauchetier, Marie Frédérique Fillon, Jane Joyer, Tormod Lindgren et Jean-Christophe Blondel, et crée ses propres costumes pour des opérettes et des pièces de théâtre, notamment pour Jean-Romain Vesperini.
Son travail de plasticienne lui permet d’aborder également la réalisation de marionnettes et la  création d’installations plastiques. En 2006, elle  crée Bobines de filles, collectif de créatrices de costumes.

Christophe CHAUPIN lumières
Sollicité depuis 1989 par le théâtre du Gymnase à Marseille, l’Opéra de Lyon, le Festival d’Avignon et la Comédie-Française, Christophe Chaupin réalise la création lumières de mises en scène de Luc Bondy, Julie Brochen, Klaus Michael Gruber, Claude Buchvald, Jérôme Deschamps, Macha  Makeïeff, Thierry Hancisse, Claude Stratz… Au Festival  d’Aix-en-Provence (1998-2008), il collabore notamment  avec David Radok ; au festival des Nuits  de Corte 2011, il est aux côtés de Jean-Romain Vesperini, avec David Lowe pour L’Arche de Noé,  avec Élisabeth Vitali pour La Contrebasse et avec Georges Lavaudant pour La Clémence de Titus (Opéra de Lyon). En 2011-2012, il assure la création lumières de La Traviata et Pinocchio mis en scène par Jean-Romain Vesperini, Douce et Barbe-Bleue/Aboulker à l’Opéra de Lyon, La Cerisaie/Fénelon mis en scène par Georges Lavaudant au Palais Garnier.

Jacques MARESCH chef de choeur
Artiste lyrique formé au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris dans les classes de Régine Crespin (chant lyrique), Gabriel Bacquier et Michel Roux (art lyrique), Jacques Maresch participe à des concerts et récitals en tant que baryton solo. À l’issue de sa formation de direction d’orchestre et de choeurs dans la classe de Jean-Sébastien Béreau, il prend la direction des choeurs de l’Opéra-Théâtre de Limoges. Entre autres concerts, il dirige la Petite Messe solennelle de Rossini, le Requiem de Fauré, Dialogues des Carmélites de Poulenc, un concert dédié à Vivaldi, les Liebesliederwalzer et les Zigeunerlieder de Brahms, et plus récemment, le Requiem allemand de Brahms.

Venera GIMADIEVA -  Violeta Valéry
soprano
Venera Gimadieva étudie au Conservatoire de Kazan puis au Conservatoire Rimski-Korsakov de Saint-Pétersbourg (2004-2009) tout en fréquentant également des classes de maîtres. L’année 2008 marque ses débuts sur la scène professionnelle – et non des moindres : alors qu’elle est nommée soliste de l’Opéra de Saint-Pétersbourg et soliste invitée de l’Opéra de Kazan, elle remporte le concours de jeunes chanteurs Rimsky-Korsakov de Saint-Pétersbourg. Elle sera aussi lauréate du concours de Dresde en 2009 et du concours Chaliapine de Pleso l’année suivante.
Entre temps, elle chante Lucia/Lucia di Lammermoor, Gilda/Rigoletto, Lucia/Le viol de Lucrèce, Soeur Geneviève/Suor Angelica, Serafina/Il campanello, Brigitta/Iolanta. Admise dans le programme pour jeunes chanteurs du Bolchoï en 2009, elle en devient permanente en 2010. Elle est notamment Snow Maiden/The Snow Maiden, la Reine de Shemakhan/ Le Coq d’or. Elle chante par ailleurs régulièrement avec l’orchestre de chambre Les Virtuoses de Moscou, sous la baguette de Vladimir Spivakov.

Francesco DEMURO, Alfredo Germont
ténor
Né en 1978 à Porto Torres (Sardaigne), Francesco Demuro fait des débuts remarqués à Parme dans Luisa Miller, qui lui ouvrent les portes des grandes scènes internationales : Rigoletto à Turin, Hong Kong, Dresde, Parme et Pékin, Simon Boccanegra au Megaron d’Athènes, La Bohème à Bari, Roberto Devereux pour ses débuts en Espagne à Las Palmas. En 2009, il redonne La Traviata pour la première fois aux États-Unis à Seattle et est acclamé à Tokyo l’année suivante dans Così fan tutte. Il triomphe dans Lucia di Lammermoor (Hambourg, Varsovie), La Traviata et Le Chevalier à la Rose (Dresde), L’Elixir d’Amour (Scala de Milan), La Bohème (Detroit, Vienne), Marie Stuart (Athènes), Rigoletto (Wiener Festwochen). Il était cet été aux arènes de Vérone pour une Traviata très appréciée, qu’il reprendra à Covent Garden (où il a fait ses débuts dans Gianni Schicchi), mais aussi à Francfort, Paris, Berlin, Vienne et New York. Il a chanté récemment Rigoletto à San Francisco et Hambourg, La Bohème à Seattle, La Traviata à Berlin, Falstaff à Vérone. Il vient de chanter Ernesto/Don Pasquale au Théâtre des Champs-Élysées. Ses projets comprennent Falstaff à la Scala, Così fan tutte à San Francisco et Macbeth à Munich.

Marzio GIOSSI , Giorgo Germont
baryton
Lauréat de nombreux concours (Battistini de Rieti, Bastianini de Sienne, Voix verdiennes de Busseto…), le baryton Marzio Giossi chante depuis 1984 sur toutes les scènes italiennes mais aussi européennes, avec à son répertoire plus de vingt-cinq rôles dominés par Rigoletto, son rôle de prédilection. Sa voix est aussi celle de Puccini, Donizetti et surtout Verdi, dont il maîtrise la totalité de l’oeuvre lyrique. Il chante sous la direction de grands chefs d’orchestre tels que Claudio Abbado, Myung-Whun Chung, Riccardo Muti, Gianandrea Gavazzeni, Pinchas Steinberg, Daniel Oren, Alberto Veronesi, Donato Renzetti… Ses  enregistrements au disque et en DVD témoignent de son engagement en faveur de l’opéra romantique  : La Traviata (avec Myung-Whun Chung), Pagliacci,  Caterina Cornaro, Rigoletto, Maria Stuarda, Simon  Boccanegra, Macbeth, La Marescialla d’ancre, La  Fanciulla del west, Don Pasquale, La Rondine.

Allison COOK, Flora Bervoix
mezzo-soprano
Très active dans le domaine de la création musicale, la jeune mezzo anglaise Allison Cook compte à son répertoire un nombre impressionnant de premières, parmi lesquelles celles de Quartett/Francesconi (Scala de Milan), Anna Nicole/Turnage (Covent Garden),  For you/McEwan et Berkley, Le Balcon/Eötvös  (Festival d’Aix-en-Provence), Babette’s Feat/Browne.
Elle chante également dans Owen Wingrave, Lulu et Wozzeck, The Minotaur/Birtwistle, Der Kaiser von Atlantis/Ullman, ainsi que Carmen (Glyndebourne on Tour), La Chauve-Souris, Ariane à Naxos (Opéra national du Rhin)… Sa polyvalence lui offre d’incarner Adalgisa en Hollande, Cenerentola à Shangaï, Brangaene à Prague, Poppea à Dublin, Amsterdam, Toulouse, Savonlinna et aux Proms de Londres. Elle se produit également en récital, notamment à l’auditorium du Louvre (Paris), à Covent Garden et avec l’Orchestre de Munich. Allison Cook est issue de la Royal Scottish Academy of Music and Drama et a perfectionné sa formation au sein des Jeunes Voix de l’Opéra national du Rhin et du Centre de formation lyrique de l’Opéra de Paris.

Julien VÉRONÈSE, Le Docteur Grenvil
baryton-basse
Formé à Toulouse et encouragé par Mady Mesplé et Gabriel Bacquier, Julien Véronèse commence sa carrière sur la scène lyrique avant d’être admis pensionnaire au CNIPAL de Marseille (2007-2008).
La même saison, il cumule les récompenses à Marmande, au concours de mélodie française de Toulouse, au concours de Béziers. On a pu l’entendre depuis chanter Colline/La Bohème, Dottore Talamone/Divorzio all’italiana (Giorgio Batistelli), le comte Ceprano/Rigoletto, Urbain/La Vie parisienne. Ses prestations remarquées sur la scène lyrique comme en concert (Mozart, Rossini, Schubert, Mendelssohn, Wagner, Delibes…) l’ont mené jusqu’aux Victoires de la musique 2012, qui le retiennent dans les Révélations lyriques de l’année.
Après Limoges et Reims, le Théâtre de Caen l’accueille à l’automne prochain pour L’Enfant et les sortilèges. La saison prochaine, il intègrera la compagnie des Jeunes Chanteurs de l’Opéra de Rouen Haute-Normandie.

Bardassar OHANIAN, Le Marquis d’Orbigy
baryton
Le baryton Bardassar Ohanian est Figaro : après avoir fait ses débuts sur la scène lyrique en 1994 dans le rôle rossinien, il le chante à de nombreuses reprises, jusqu’à sa centième en 1999 à l’amphithéâtre de l’Opéra Bastille. Il a aussi à son répertoire Don Giovanni, le comte Almaviva, Noé/Noé et le déluge (Britten), Germont/La Traviata, Pandofle/Cendrillon (Massenet), Amonasro/Aida… En 2005, il participe à la création musicale et théâtrale de Romain Bonnin sur le film inachevé Don Quichotte d’Orson Welles (2007) donnée à Montpellier, Nîmes, Valence, La Rochelle et Nantes.
À Lyon, il crée Les Folies d’Offenbach sous la direction de Bernard Tétu, mêlant chant, danse, comédie et magie. En 2011, il est Barbe-Bleue dans la production lyonnaise Douce et Barbe-Bleue/ Aboulker mis en scène par Jean-Romain Vesperini.

David WOLOSZKO, le Baron Douphol
basse
Le baryton-basse australien David Woloszko étudie au Conservatoire de Sydney et au Conservatoire de Queensland avant d’intégrer en 2001 le programme pour jeunes artistes de l’Opéra de Queensland. Don Alfonso/Così fan tutte, Colline/La Bohème, Sparafucile et Ceprano/Rigoletto sont ses premiers rôles. Depuis, il développe sa carrière, quasi exclusivement lyrique, en Australie et principalement en Angleterre – où son nom est à l’affiche de Glyndebourne on Tour, du Festival  de Covent Garden – et se distingue dans les ouvrages de Rossini, Verdi, Mozart et Puccini.

Julien DRAN, Gaston / Le Vicomte de Letorière
ténor
Finaliste des Victoires de la musique 2012 dans la catégorie Révélation lyrique de l’année, le jeune ténor bordelais vient de remporter le Premier Prix du concours international Gayarre de Pampelune.
Sa carrière, qu’il commence très jeune dans les Carmina Burana, est déjà florissante, équilibrée entre opéra, récital et oratorio. Pensionnaire du CNIPAL à Marseille en 2007-2008, il est ensuite sollicité, sur les scènes françaises et en tournée, pour chanter dans Un Bal masqué, Aida, Mireille, Manon Lescaut, Le Roi David, La Traviata, Rigoletto, Le Brbier de Séville, Carmen… Il a consacré son premier enregistrement (2011) à Didon de Charpentier et à la cantate Velleda de Dukas. Parmi ses projets, citons Dialogues des Carmélites, Le Trouvère, La traviata, et les prises de rôle de Borsa/Rigoletto et Fenton/Falstaff.

Sophie ANGEBAULT, Annina
mezzo-soprano
Fort de ses études à la Guildhall School à Londres, puis au sein des Jeunes Voix de l’Opéra national du Rhin à Strasbourg et à l’Opéra de Francfort, Sophie Angebault mène une carrière partagée entre la scène lyrique et le concert en récital ou en oratorio, du Festival de Ravinia (sous la baguette de James Conlon) au Barbican Hall, en passant par Paris, Genève, Ljiubjana… À l’opéra, elle incarne les rôles mozartiens comme wagnériens, chante Poulenc comme Chabrier, Verdi ou Strauss, Offenbach ou Britten. Soulignons qu’elle a été finaliste de la prestigieuse Gold Medal (Barbican Hall) et a remporté le Premier Prix de Thelma King (Bath), le Crompton Lied Award et le PremierPrix des Révélations Muses 2004 à l’Opéra de Nice.

tarifs et infos pratiques

TARIF A (de 12€ à 40€) / Abonnement possible

Durée : 3 h 00

CHANTÉ EN ITALIEN surtitré en français

Tous publics

Spectacle audiodécrit les 15 et 17 en partenariat avec Accès Culture. Rencontres avec les équipes artistiques et visites tactiles organisées pour le public déficient visuel.

rencontres et conférences

- RENCONTRE avec Jean-Romain VESPERINI, metteur en scène, mardi 3 avril à 18 h 00,

- CONFÉRENCE « La Traviata ou la Dévoyée », par Michel Beretti, mercredi 11 avril 2012 à 18 h 30 (foyer du public).

Audio description

Spectacle audiodécrit les 15 et 17 en partenariat avec Accès Culture. Rencontres avec les équipes artistiques et visites tactiles organisées pour le public déficient visuel.

TraviataAD by operalimoges

A propos de l’accueil des publics déficients visuels. by operalimoges

TOUS À L’OPERA! 2012

reservation

rof2012

Samedi 12 et dimanche 13 mai 2012, la Réunion des Opéras de France (ROF) et les Opéras d’Europe convient tous les publics à « fêter l’opéra » en ouvrant gratuitement leurs portes.

Plus de 100 opéras, représentant 25 pays européens, participent à cette manifestation. La France reste le pays le mieux représenté avec 29 participants.

Le 12 mai, à Limoges, l’Opéra mobilise toutes ses équipes afin de faire découvrir au public l’univers d’un lieu de spectacle, ses particularités (un plafond mobile par exemple qui permet de moduler la jauge de la salle), ses ateliers (décors, costumes et accessoires), ses différents métiers et les savoir-faire que suppose le montage d’un opéra sur le plan artistique et technique. Des concerts et des spectacles jalonneront cette journée et permettront à tous de découvrir un lieu et des artistes dans une ambiance conviviale et festive.

Tous à l’Opéra ! en 2012, c’est encore et toujours une occasion unique, pour tous, de découvrir gratuitement l’opéra et ses métiers, de rencontrer les artistes sur la scène et de participer à l’aventure en chantant, en jouant et en dansant !

Cette manifestation bénéficie du soutien financier du ministère de la Culture et de la Communication, de la Caisse des dépôts et de la SACD, du partenariat de France Télévisions, de France Musique, d’Opéra Europa, de RESEO, des Cabinets Baron & Aidenbaum et de Jaris Act’ Pro.

Programme de la journée

14 h 00 | en salle
Accueil et présentation du programme de la Journée portes ouvertes par Alain Mercier, directeur de l’Opéra-Théâtre de Limoges.

14 h 30 | foyer du public
Lecture mise en espace et en musique de la pièce Mademoiselle Julie d’August Strindberg par David Gauchard (Compagnie L’Unijambiste).

16 h 00 | en salle
Présentation de l’opéra Julie par le compositeur Philippe Boesmans, le chef d’orchestre Daniel Kawka et le metteur en scène Matthew Jocelyn.

17 h 00 | foyer du public
Concert Pulse and Groove
Louis Da Silva Rosa violon
Alexandre Cardenas violon
Caroline Van De Watering alto
Denys Viollet violoncelle

18 h 15 | foyer du public
Conférence de Michel Beretti, écrivain de théâtre et dramaturge : « Julie. La nuit de la Saint-Jean », Suivie d’une table-ronde autour de cet ouvrage.

20 h 30 | en salle
Répétition générale de Julie, opéra de Philippe Boesmans
Réservation obligatoire auprès de la billetterie du théâtre, dans la limite des places disponibles

Et aussi :un salon vidéo-danse autour des créations chorégraphiques de l’Opéra-Théâtre de Limoges, des visites du théâtre et des différents ateliers (costumes, accessoires,décors…), essayage de costumes, ateliers de maquillage. (Départ des visites de l’Opéra-Théâtre : en continu de 14H30 à 17H30)
(Réservation obligatoire pour la visite de l’atelier de décors au 05 55 45 95 11 OU le jour même auprès des personnes présentes dans le hall d’accueil (départs des visites pour l’atelier décor à 14H30 , 15H30, 16H30, 17H30).

JULIE

reservation

Julie et Jean
Lundi 14 MAI 14 h 30 (Séance réservée aux scolaires)
Mardi 15 MAI 20 h 30

Opéra en 1 acte et 12 scènes de Philippe BOESMANS (né en 1936) | Livret de Luc BONDY et Marie-Louise BISCHOFBERGER d’après la pièce Mademoiselle Julie d’August STRINDBERG (1888) | Commande de La Monnaie, Festival d’art lyrique d’Aix-en-Provence, Wiener Festwochen | Création le 8 mars 2005, Théâtre royal de La Monnaie, Bruxelles.
Reprise de la production de la Scène nationale d’Orléans, 2009, coproduction Musiques Nouvelles, ARCADI, Ars Musica, Maison de la Culture de Bourges | Avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication et de la Région Centre.

De tradition, la Saint-Jean fête la transgression ; mais le jeu, sous la plume d’un dramaturge aussi tourmenté qu’August Strindberg, tourne vite au cauchemar, révélant de chacun l’inavouable. Luc Bondy a fait de Mademoiselle Julie le livret en allemand du quatrième opéra du compositeur belge Philippe Boesmans: la jeune maîtresse du domaine, désengagée de ses fiançailles, vient séduire Jean, le valet de son père, promis à la cuisinière Kristin. Si la nuit abrite l’illusion du bonheur, le petit jour éclaire l’impossible de leur rencontre. Pulsions contradictoires et obsessionnelles, traumatismes enfouis, oscillations intérieures : le conflit est en chacun. Pour exorciser son passé et ses désirs coupables, Julie glisse de la folie vers la mort.
Le huis clos impose une lecture intime des sentiments ; la partition de Philippe Boesmans, créée en 2005 à Bruxelles, se jette dans la confidence, traverse de ses fulgurances la narration dramaturgique, rythme le trouble
annonciateur de la tragédie, charge d’émotion la fragilité émanant de chacun.
Le metteur en scène Matthew Jocelyn, qui après une décennie à l’Atelier du Rhin dirige désormais le Canadian Stage Company de Toronto, scrute le poids du drame, exalte la sensualité de Julie. Pour cette production créée à Orléans en 2009, il a conçu un décor unique, symbole d’un univers se liquéfiant alors que se délitent les êtres, et travaillé au corps à corps avec les trois solistes pour « tirer une puissance de drame et de théâtralité ». Une poignante descente aux enfers.

distribution

Direction musicale Daniel KAWKA / Mise en scène Matthew JOCELYN / Assistant mise en scène Yves LENOIR / Scénographie, décors Alain LAGARDE / Costumes Zaïa KOSCIANSKI / Lumières Pierre PEYRONNET.
JULIE Carolina BRUCK-SANTOS / JEAN Alexander KNOP / KRISTIN Hendrickje VAN KERCKLOVE.
/ Orchestre de Limoges et du Limousin.

à propos de…

Direction musicale Daniel KAWKA
Après des études instrumentales, d’écriture et de composition ainsi que de direction d’orchestre (École Normale de musique de Paris), lauréat de la Fondation de France, agrégé de musicologie et titulaire d’un Doctorat d’analyse musicale, il travaille auprès de J. Poole, approfondissant le répertoire vocal, C. Brück, pour le répertoire contemporain. En 1993, il se voit confier la direction musicale de l’Ensemble orchestral contemporain qui lui permet de démarrer une carrière internationale. Il crée en 2003 le Festival Philharmonic, orchestre symphonique dédié au répertoire français et allemand des XIX et XXème siècles.
Il a récemment dirigé de grands ouvrages lyriques tels que le Fliegende holländer de R. Wagner, le Viol de Lucrèce de B. Britten, de grandes œuvres avec chœur : le Requiem de Verdi, la seconde symphonie Résurrection de G. Mahler. Il dirige en création Le Vase de parfums de S. Giraud mise en scène et livret d’O. Py (Nantes-Angers Opéra, Théâtre de la Ville Paris 2004), Divorzio all italiana de G. Battistelli (Opéra de Nancy 2008), Wozzeck d’Alban Berg (saison 2010/2011).
Invité aujourd’hui par les plus grands orchestres symphoniques européens et sur les grandes scènes européennes d’opéra, il est actuellement un des chefs d’orchestre français les plus actifs et engagés, tant sur le terrain du grand répertoire romantique que sur celui de la musique du XXème siècle et de la création, dirigeant quelques 400 œuvres et créations.
Il s’intéresse aujourd’hui à la diffusion et la réinterprétation des grands chefs d’oeuvres de notre temps.

Mise en scène Matthew JOCELYN
D’origine canadienne Matthew Jocelyn commence le théâtre en parallèle à ses études universitaires mais se consacre surtout à la mise en scène : La Double Inconstance de Marivaux, 1991 Canada, La Tragédie de l’athée de Cyril Tourneur, dont il co-signe la traduction (Avant-scène Théâtre).
Il dirige l’Atelier Tchekhov à Paris pendant 2 ans puis pendant trois saisons il dirige l’ensemble du travail scénique du Centre de formation lyrique de l’Opéra Bastille. Il y met en scène Cosi fan tutte de Mozart, La voix humaine de F. Poulenc, Carmen de G. Bizet,…
En 1998 il est nommé à la direction de l’Atelier du Rhin où il est chargé de la mise en place et de la direction des Jeunes Voix du Rhin. Il y développe une politique de résidences chorégraphiques, faisant de l’Atelier du Rhin l’un des rares centres de création pluridisciplinaire en France à être dirigé par un artiste. Dans un objectif de démocratisation de la culture, il initie d’importants projets d’action culturelle dans les communautés urbaines et rurales aux alentours de Colmar.
En tant que metteur en scène, il crée Danser à Lughnasa de Brian Friel (1998), la création française de deux pièces de Timberlake Wertenbaker : Nightingale (2000), dont il signe la traduction (éditions l’Harmattan) et Dans l’intérêt du pays (2004).
Il met en scène entre autre Macbeth de William Shakespeare (2006), ainsi que trois opéras en un acte : Erwahrtung d’A. Schoenberg, Das Gehege de W. Rihm et Le bal d’O. Strasnoy, pour lequel il écrit également le livret, (Staatsoper de Hambourg mars 2010). Il conçoit et met en scène la première étape d’un spectacle pluri-disciplinaire sur l’origine du langage, Il reste encore 50 minutes avant la fin du spectacle, basé sur les écrits du psycho-linguiste Steven Pinker.

tarifs et infos pratiques

TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible / Tarif préférentiel pour les scolaires.

Durée : 1 h 15

CHANTÉ EN ALLEMAND surtitré en français

TOUS PUBLICS

Rencontres, conférences et lectures…

- RENCONTRE avec Matthew JOCELYN, metteur en scène, mercredi 9 mai à 18 h 00

- Mademoiselle Julie d’August STRINDBERG lecture, mise en espace et en musique par David GAUCHARD, Compagnie l’Unijambiste samedi 12 mai à 14 h 30 (foyer du public),

- CONFÉRENCE « Julie. La nuit de la Saint-Jean » samedi 12 mai 2012 à 18 h 30 (foyer du public)

galerie photos

extrait video

Dans les coulisses de JULIE au Théâtre d’Orléans…


Opera : « Julie » au Théâtre d’Orléans par tvtours

LA JEUNE FILLE AUX MAINS D’ARGENT

reservation

(c) Agnès Mellon
Vendredi 8 JUIN 14 h 30 (SCOLAIRES)
Vendredi 8 JUIN  à 20 h 30

Opéra pour chœur, comédien, musiciens et marionnettes de Raoul LAY | Livret d’Olivier PY d’après le conte La Jeune Fille sans mains de Jacob et Wilhelm GRIMM.
Création en 2001 au Festival de Marseille, puis de la version pour jeune public en 2006
Le spectacle : coproduction Ensemble Télémaque, Théâtre Le Cadran-Briançon, Théâtre la Passerelle-Scène nationale de Gap, DRAC Paca, Théâtre Massalia (Marseille), Maison des Comoni, Pôle jeune public-Le Revest-les-Eaux | En collaboration avec Système Friche Théâtre et avec le soutien de la Fondation Orange.

Le projet à Limoges : en partenariat avec la direction de l’Action culturelle de la Ville de Limoges (DAC), la direction de la Maîtrise d’oeuvre urbaine et sociale de la Ville de Limoges (MOUS), la délégation académique pour les Arts et la Culture (DAAC), le Conservatoire et l’université de Limoges

Il était une fois un pauvre père qui, tenté par la richesse promise par un homme étrange, accepta de bon gré un échange qui lui coûta sa fille.
Sauvée par le pouvoir conjurant de ses mains innocentes, la jeune fille s’enfuit pour une nouvelle vie avec le prince du royaume. Mais le diable, à la naissance de leur enfant, poussa la jeune mère à se cacher pour
sept ans avant qu’elle retrouve définitivement son époux. Des frères Grimm à Olivier Py, l’enfant mutilée, objet du pacte faustien, gagne des mains d’argent, mais la quête de sa vie d’adulte reste identique. Ainsi va la vie du conte traditionnel, par la voix de celui qui le dit : renouvelé, réactualisé, il ne perd jamais son fil originel ni sa valeur universelle.
La version poétique d’Olivier Py, metteur en scène et ici auteur du conte, est d’abord élaborée pour la scène dramaturgique avant de devenir livret d’opéra. Le chef d’orchestre et compositeur Raoul Lay lui adjoint une musique suggestive, Catherine Marnas, assistante d’Antoine Vitez et de Georges Lavaudant, en signe la mise en scène. En 2006, une nouvelle adaptation destinée au jeune public implique désormais un unique comédien-marionnettiste, conteur polymorphe et virtuose, aux côtés de l’Ensemble Télémaque. La partition vocale est refondue pour chœur mixte d’une trentaine de voix, ici recrutées dans des structures limousines de jeunes chanteurs amateurs. Le conte poursuit ses métamorphoses…

Distribution

Direction musicale Raoul LAY / Mise en scène Catherine MARNAS / Comédien et marionnettiste Franck MANZONI / Création marionnettes ARKETAL, Greta BRUGGEMAN / Création lumière Mathieu PONS / Régie orchestre et voix de la jeune fille Pôm BOUVIER B. /

Maîtrise et Jeune Chœur du Conservatoire de Limoges,Chorale de l’université de Limoges gérée par l’association L’Air libre, chorale du collège Ronsard de Beaubreuil, groupe vocal du Secours populaire, groupe vocal de l’association Les Amis de Sarah / Ensemble Télémaque

tarifs et infos pratiques

TARIF C (9€) – Hors abonnement

Durée : 1 h 15

Chanté en français

À partir de 8 ans

Audiodécrit en partenariat avec Accès Culture. Rencontres avec les équipes artistiques et visites tactiles organisées pour le public déficient visuel.

Galerie photos

Audio description

Ce spectacle est en audio-description. Renseignements auprès de Pauline PARNEIX : 05 55 45 95 11.
La jeune fille aux mains d’argent – Présentation AD by operalimoges


A propos de l’accueil des publics déficients visuels. by operalimoges