Coproduction Opéra-Théâtre de Limoges, Les Francophonies en Limousin
L’Orchestre ouvre sa saison avec une affiche à faire pâlir le privilège de l’âge : tous deux trentenaires, le Franco-Libanais Ibrahim Maalouf, Révélation instrumentale des Victoires du jazz 2010, et le Québécois Jean-Michaël Lavoie, Prix Opus/Découverte la même année, rejoignent Mozart et Nino Rota au rang des prodiges qu’un talent précoce distingue parmi les meilleurs. Leur exigence et leur générosité ont fait le reste : l’un et l’autre ont visé haut et international, s’adjoignant les plus grands partenaires, pratiquant la musique comme on partage entre amis. Ce sont des hommes du monde en ce qu’ils sont partout chez eux, sans jamais oublier leurs racines – un éclectisme sensible dans leur répertoire, vaste et contemporain. Cet engagement dans la musique de leur temps leur vaut d’être au cœur de la création – chef, interprète et/ou compositeur, comme ici Ibrahim Maalouf. Ibrahim Maalouf et Jean-Michaël Lavoie sont tout sauf « classiques ». Nino Rota (1911-1979) fut lui aussi « entre deux eaux » : sa faconde pour le cinéma peut encore occulter aujourd’hui ses opéras, ses ballets, ses pièces pour piano ou pour orchestre – dont ce Concerto pour cordes daté de 1964. Un siècle et demi plus tôt, Mozart composait sa « Jupiter » (1788), « modèle immortel et idéal de la symphonie » selon Mendelssohn, la dernière de son corpus symphonique… mais aussi l’œuvre d’un jeune homme de 32 ans. Revenir aux fondamentaux montre combien Mozart nous est toujours contemporain, l’éternelle jeunesse.
Distribution
Trompette Ibrahim Maalouf / direction Jean-Michaël Lavoie / Orchestre de Limoges et du Limousin
Programme
Métamorphise (création) Ibrahim Maalouf,
Concerto pour orchestre à cordesNino Rota Symphonie n° 41 « Jupiter » en ut majeur K 551Mozart
Tarifs et infos pratiques
Tarif B (de 25€ à €) / Abonnement possible
Durée : environ 1 h 30
Tous publics
Hors les murs… L’OLIM en région
Vendredi 30 septembre 2011 à 20 h 30, La Mégisserie, Saint-Junien
Mardi 27 mars 2012 à 20 h 30, Théâtre Jean-Lurçat, Scène nationale d’Aubusson
Jeudi 29 mars 2012 à 20 h 30, Théâtre du Cloître, Bellac
ENSEMBLE BAROQUE DE LIMOGES : MOZART ET L’ÉCOLE DE MANNHEIM
À l’occasion de l’anniversaire d’Ignaz HOLZBAUER (1711-1783) | OEuvres concertantes du jeune MOZART et du vieil HOLZBAUER
C’est pendant son année passée à Mannheim que Mozart, alors âgé de 21 ans, entendra pour la première fois une des premières auditions du Messie en Allemagne, probablement dans une version abrégée et italienne. Il réorchestrera l’oeuvre dans la traduction allemande du Baron van Swieten.
C’est à Mannheim, en cette année 1777, que Mozart et sa soeur Nannerl assistent à la première de l’opéra d’Ignaz Holzbauer, Günther Von Schwarzburg. Ce premier opéra « national » de langue allemande sera le point de départ de la renaissance du « Singspiel » allemand, dont La flûte enchantée de Mozart est le plus digne représentant. Holzbauer (1711-1783) dont nous fêtons le tricentenaire de la naissance, n’est pas n’importe qui. Ce viennois d’origine excellait dans l’opéra, et c’est ce qui lui valut sa nomination à Mannheim. Il a également excellé dans la symphonie concertante. Le célèbre Carl Stamitz a été son élève, et il est considéré avec F.X. Richter comme le fondateur de « l’école de Mannheim », berceau de toute la musique orchestrale allemande et autrichienne de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Rencontre improbable que celle du brillantissime Mozart et d’un Holzbauer musicien d’un autre temps.
Et pourtant ! Holzbauer aida Mozart à établir ses contacts à Mannheim, un Mozart qui dit de lui dans une lettre du 14 novembre 1777 : « Ce qui m’étonne le plus, c’est qu’un homme aussi âgé que Holzbauer ait encore autant d’esprit ; car c’est incroyable ce qu’il y a de feu dans sa musique. » Un an plus tard, Mozart écrira quelques pièces à insérer dans le Miserere commandé à Holzbauer par le Concert spirituel parisien (KV 297a, oeuvre perdue). Michel Uhlmann, La Borie/Bâle
distribution
Ensemble Baroque de Limoges : Christophe COIN direction,
Maria-Tecla ANDREOTTI flûte, Andres GABETTA violon, Maï NGO violon, Matyas BARTHA alto, Christophe COIN violoncelle, David SINCLAIR contrebasse, Willem JANSEN clavecin
programme
HOLZBAUER QUINTETTE AVEC CLAVECIN, PARTITA À QUATRE, CONCERTO POUR FLÛTE MOZART QUATUOR EN RÉ MAJEUR POUR FLÛTE ET CORDES
tarifs et infos pratiques
Tarif E : (de 17€ à 25 €) / Abonnement possible
Durée : 1H20
Tous publics
Conférence
Conférence sur le programme du concert le samedi 8 octobre de 19 h 45 à 20 h 15 (foyer du public)
En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.
DIVA DE L’OPÉRA -
Samedi 22 octobre 2011, 17 h 00
Elina KUPERMAN violon Jacqueline BENSIMHON piano
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.
CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011
Ouverture de la sixième édition du Festival Éclats d’Émail avec un maître incontesté de la contrebasse, Ron Carter. Véritable légende dans le monde du jazz, accompagnateur de génie, il a notamment joué avec Cannonball Adderley, Thelonious Monk et, de 1963 à 1968, au sein du célèbre quintette de Miles Davis.
Doué d’un sens mélodique remarquable et reconnu pour la finesse et l’élégance de son jeu, Ron Carter joue avec Russell Malone, le guitariste favori de Diana Krall, et Mulgrew Miller, l’un des plus grands pianistes de la scène actuelle. Ils constituent à eux trois le Golden Striker Trio.
musiciens
RON CARTER CONTREBASSE / MULGREW MILLER PIANO / RUSSEL MALONE GUITARE
CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011
AROUND ROBERT WYATT
Robert Wyatt est un artiste résolument à part. Depuis Rock Bottom, son chef-d’oeuvre de 1974 invariablement classé dans les disques les plus marquants de l’histoire du rock, le chanteur n’a cessé de susciter respect et passion. Au sein de Soft Machine, l’un des premiers groupes à avoir fait se rencontrer avec audace et pertinence rock et jazz, puis avec Matching Mole, sa formation suivante, il fut également l’un des batteurs les plus créatifs de sa génération.
Conçu autour d’une collaboration inédite entre Robert Wyatt et Daniel Yvinec spécialement pour l’Orchestre national de jazz, ce programme plonge dans l’univers du chanteur à la personnalité protéiforme. Around Robert Wyatt nous permet de redécouvrir, à travers ces voix surgies de nulle part, ces superbes chansons (« Shipbuilding », « Alifib », « The Song »…) révélant sous un jour nouveau l’univers de Robert Wyatt en le confrontant à la palette sonore unique de l’orchestre. Cet orchestre, ce nouvel ONJ, Daniel Yvinec l’a imaginé porté par dix jeunes talents émergents aux profils rares et aventureux – pour la plupart polyinstrumentistes, avides d’explorations collectives et sonores en tout genre.
musiciens
Eve RISSER piano, piano préparé, flûtes, Antonin TRI HOANG saxophone alto, clarinettes, piano, Matthieu METZGER saxophones, électronique, Joce MIENNIEL flûtes, électronique, Rémi DUMOULIN saxophones, clarinettes, Guillaume PONCELET trompette, bugle, piano, synthétiseurs, Pierre PERCHAUD guitare, Sylvain DANIEL basse électrique, électronique, Yoann SERRA batterie
En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.
PIANO FOLIES
CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL « ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ EDITION 2011″ Samedi 12 novembre 2011, à partir de 14 h 30
Alex JOURAWSKY TRIO
Paul LAY TRIO
Enzo CARNIEL TRIO
Stephan GRINS « CIRCLE »
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.
CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011
China Moses n’est pas uniquement la fille de Dee Dee Bridgewater : elle est aujourd’hui, et notamment après son album en hommage à la grande Dinah Washington This one’s for Dinah sorti sous le prestigieux label Blue Note et encensé par
la critique, une authentique chanteuse de jazz, loin de ses débuts dans le R’N’B ou le hip hop. China Moses, si bien entourée par Raphaël Lemonnier et Daniel Huck, prend aujourd’hui son envol pour rejoindre avec pertinence le cercle étroit des « divas » du jazz.
China Moses et Raphaël Lemonnier nous reviennent avec un nouveau projet, un véritable hommage aux ladies du jazz. Un hommage à ces divas (Billie Holiday, Helen Humes, Abbey Lincoln…) et autres impératrices noires du blues (Ma Rainey, Bessie Smith…), qui toutes ont dévoré la vie et nous laissent un répertoire rempli d’énergie, de soul et de swing.
musiciens
CHINA MOSES CHANT / DANIEL HUCK SAXOPHONE / RAPHAËL LEMONNIER PIANO / FABIEN MARCOZ CONTREBASSE / JEAN-PIERRE DEROUARD BATTERIE
CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011
[INVITE RICHARD, CÉLÉA ET SCLAVIS]
Daniel Humair a marqué l’histoire de la batterie moderne non seulement en inventant un son, spécifique, personnel et intime, mais aussi en imposant un geste à nul autre pareil, une façon unique de brasser le temps, de le prendre à bras le corps et de ne lui laisser aucun répit – la marque incontestable des plus grands. Sur scène, il attire tous les regards, il fulmine, impose sa puissance et sa grâce en gestes amples et spectaculaires, tout un « théâtre » qui ne nuit en rien à la musicalité du propos.
Daniel Humair est partout sans jamais occuper la place – il propulse, converse, relance, ponctue, commente, traque le tempo tout en conservant une qualité d’accompagnement extraordinaire, sensible et discrète. Entouré pour cette occasion par l’excellence même – Louis Sclavis, Jean-Paul Céléa et Jean-Charles Richard –, Daniel Humair revisite ses territoires et en invente de nouveaux. Tous vous le diront : « jouer avec lui, c’est jouer autrement. »
Musiciens
Batterie Daniel HUMAIR / Saxophones Jean-Charles RICHARD / Contrebasse Jean-Paul CÉLÉA / Clarinette basse Louis SCLAVIS.
Dimanche 20 NOVEMBRE 2011, 17h 00,
DATE UNIQUE EN FRANCE !
CONCERT DANS LE CADRE DU FESTIVAL ÉCLATS D’ÉMAIL JAZZ ÉDITION 2011
[JAN GARBAREK GROUP INVITE TRILOK GURTU]
Musicien, compositeur, orchestrateur et arrangeur de talent, le saxophoniste norvégien Jan Garbarek, associé depuis quatre décennies au prestigieux label allemand ECM, n’a de cesse d’inventer de nouvelles combinaisons de couleurs musicales mêlant instrumentation acoustique et son électronique.
Après avoir travaillé aux côtés du pianiste Keith Jarrett, cet émule de Coltrane a signé une longue série d’albums qui ont marqué de leur empreinte – l’intériorité et le sens du silence – la musique improvisée de la fin du XXe siècle. À la tête de son propre orchestre, il joue aux côtés d’artistes comme Egberto Gismonti, Ravi Shankar, Bill Frisell ou Keith Jarrett dans Belonging Quartet. Récemment, Jan Garbarek enregistrait à Dresde son tout premier recueil en public en compagnie de Manu Katché, Rainer Brüninghaus – son complice depuis toujours – et du bassiste d’origine brésilienne Yuri Daniel.
La rencontre avec Trilok Gurtu, grand maître de la musique indienne, destablas et percussions, lui inspire un nouvel univers musical. Trilok Gurtu est également un compositeur visionnaire que ses pas mènent aux confins des musiques rock, classiques, ethniques, jazz – un véritable monde en fusion, dont ressort sa pratique virtuose et inventive. Ses dialogues avec Jan Garbarek sont des moments rares d’une complexité rythmique et d’une richesse mélodique exceptionnelles, d’une émotion unique.
Musiciens
Saxophones, ténor et soprano, flûte Jan GARBAREK / Percussions indiennes Trilok GURTU / Claviers Rainer BRÜNINGHAUS / Basse Yuri DANIEL
[LA DAME DE MONTE-CARLO + LIS TON JOURNAL] OPÉRA, VERSION DE CHAMBRE
Tragédie lyrique en 1 acte de Francis POULENC (1899-1963) | Livret de Jean COCTEAU (1889-1963) d’après sa pièce de théâtre éponyme (1930) | Création le 6 février 1959 par Denise DUVAL, sous la direction de Georges PRÊTRE, Salle Favart, Paris Précédé de La Dame de Monte-Carlo, monologue lyrique de Francis POULENC sur un texte de Jean COCTEAU (1930), et de Lis ton journal, monologue de Jean COCTEAU (1949) adapté de son poème « Le Bel Indifférent » (1936). Avec l’aimable autorisation de M. Pierre BERGÉ, président du Comité Jean COCTEAU / Production déléguée Carte blanche Musique / Coproduction Théâtre musical de Besançon / Coréalisation Athénée Théâtre Louis-Jouvet Nouvelle production.
La scène lyrique se prête plus souvent à l’assouvissement d’amours contrariées qu’à la rupture. Le texte de Cocteau fournit à Poulenc en 1958 le prétexte d’une œuvre originale à tous égards : opéra intimiste pour une unique soliste, La Voix humaine assiste à la décomposition d’une femme amoureuse s’entendant confirmer par téléphone son abandon. Que reste-t-il, avant la mort, de celle qui n’est plus que l’ombre d’elle-même ? La voix, « trop humaine » comme dit Poulenc, entre cri et chant, exorciste d’un érotisme muselé, de sentiments trahis et d’un passé nostalgique sans lendemain. Contemporaine des Dialogues des carmélites, cette tragédie lyrique exhale une même intensité douloureuse, aux prises avec le silence et les tourments de l’âme. L’arrière-petite-nièce du compositeur, Stéphanie d’Oustrac, longtemps associée au répertoire baroque, conduit, depuis la chambre imaginée par la scénographe Amélie Kiritzé-Topor, ce récitatif haletant avec pour interlocuteur le piano de Pascal Jourdan. Comme Poulenc avait écrit le rôle de Blanche et La Voix humaine à l’intention de Denise Duval, Vincent Vittoz a élaboré sa mise en scène, sans artifice, en pensant à la présence solaire et rayonnante de la jeune chanteuse. C’est un vrai bijou de théâtre musical qu’il lui offre en introduisant le monodrame par La Dame de Monte-Carlo et Lis ton journal, deux autres textes de Cocteau qui suggèrent soudain, en flash-back, toute une histoire, et éclairent ces égarements du cœur et de l’esprit.
Distribution
Mise en scène Vincent VITTOZ / Mezzo-soprano Stéphanie D’OUSTRAC / Piano Pascal JOURDAN / Scénographie Amélie KIRITZÉ-TOPOR /
Trois œuvres écrites par trois géants intimement liées entre elles. Le quatuor K 464 fait en effet partie d’un ensemble de six œuvres dédiées au maître Haydn par un Mozart au sommet de son art, décidé à se confronter à son modèle ; quant au quatuor de Schumann, il est issu d’une année de travail intense vouée à la musique de chambre. Un vrai banc d’essai pour le compositeur, qui attaque le genre après une étude minutieuse des quatuors de Haydn et de Mozart, et qui dédie ses trois quatuors à Mendelssohn.
Chez Mozart, tension, variations, construction serrée du discours, moments de grâce : tout Mozart dans ce cinquième quatuor d’une série de six, parmi les moins connus.
Chez Haydn, la maîtrise absolue et le lyrisme du vieux maître. Les six quatuors de la série de 1797 renvoient, à vingt-cinq ans d’intervalle, à la série de l’opus 20. Ce deuxième opus, qui ouvre le concert, est l’un de ceux que l’on garde longtemps dans l’oreille. Un exercice de style aussi, traversé de quintes récurrentes dans tous les mouvements.
Et puis, pour conclure, Schumann. Au-delà du Sturm und Drang, toute la passion du romantisme maîtrisé.
musiciens
Violon Erich HÖBARTH / Violon Andrea BISCHOF / Alto Anita MITTERER / Violoncelle Christophe COIN
Programme
Quatuor en ré mineur opus 76 n° 2 Joseph HAYDN / Quatuor en la majeur K 464 Wolfgang Amadeus MOZART / Quatuor en fa majeur opus 41 n° 2 Robert SCHUMANN
De Johannes BRAHMS (1833-1897) | Version pour deux solistes, chœur de chambre et deux pianos | Texte du compositeur, d’après les textes en allemand de la Bible protestante de Martin LUTHER | Création successive des sept mouvements originaux avec orchestre entre le 1er décembre 1857, à Vienne, et le 18 février 1869, à Leipzig | Création de la version avec deux pianos le 7 juillet 1871, à Londres
On s’y glisse en douceur, on en sort bouleversé. Cette écriture éminemment romantique culmine durant plus d’une heure, dans la proximité de la mort, au zénith d’une forme monumentale à rendre jaloux Berlioz ou Verdi. Ce mariage peu catholique du grandiose et de l’intime, du spirituel et de l’émotion, est célébré par un chœur omniprésent, un baryton et une soprano solistes, un orchestre puissant.
Hormis son caractère sacré, ce requiem, essentiel dans l’œuvre choral de Brahms, montre peu de parenté avec la traditionnelle messe des morts : le choix de textes en allemand du Nouveau Testament élargit le propos. Il s’agit d’« un » requiem, de la vision du monde tragique d’un jeune compositeur enclin à la mélancolie, marqué par le suicide de son ami Schumann et la mort de sa mère. Après plus d’une décennie de gestation et une création morcelée, l’œuvre voit enfin le jour en 1868.
Brahms réalisait dès 1866 une version ajustée aux talents de pianiste de Clara Schumann, plus intimiste mais tout aussi intense, dans laquelle deux pianos prennent à leur compte la partie d’orchestre.
Nima Sarkechik et Nicolas Stavy, tous deux fins interprètes de la palette brahmsienne, sauront se faire entendre tout en veillant aux voix : celle de la soprano hollandaise Lenneke Ruiten, par ailleurs familière de la plupart des premiers rôles mozartiens, de l’Allemand Detlef Roth, dont la large tessiture de baryton embrasse tous les romantiques jusqu’à Wagner, et du chœur de l’Opéra-Théâtre de Limoges.
distribution
Direction musicale Jacques MARESCH / Soprano Lenneke RUITEN / Baryton Detlef ROTH / Piano Nima SARKECHIK / Piano Nicolas STAVY / Choeur de l’Opéra-Théâtre de Limoges
En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.
DANSES HONGROISES DE BRAHMS
Samedi 10 décembre 2011, 17 h 00 Laurence & Daniel BENZAKOUN piano 4 mains
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.
Vendredi 6 JANVIER 20 h 30
ÉPISODE 2 : JANATCHÈQUE
Deuxième épisode de la présence du Quatuor Debussy à l’Opéra : Smetana, Janáček, Dvořák – l’histoire de la Bohême à livre ouvert et en trois dimensions, chacun puisant à sa manière aux racines du folklore maternel. Car ces trois frères de sang tchèque n’envisagent pas leur vie et leur art indépendamment de leur terre natale, alors en plein devenir.
Mais si les trois oeuvres de ce programme en camaïeu de gris exaltent avec lyrisme la fibre patriotique, c’est sans rien perdre du sentiment intime de leurs compositeurs : le Quatuor en ré mineur de Smetana (1884) sonne le glas d’une vie usée par un engagement politique sans relâche ; le premier quatuor de Janáček (1923), inspiré par la nouvelle de Tolstoï, est l’oeuvre d’un novateur osant un « opéra sans parole » aussi intense et tragique que Jenůfa ; enfin le douzième quatuor de Dvořák, « américain » en raison de sa composition aux États-Unis lors d’un séjour en 1893, révèle la sensibilité d’un compositeur né dans un pays dominé aspirant à la liberté. Retour aux sources, toujours, par-delà mers et océans…
Distribution
Christophe COLLETTE premier violon, Dorian LAMOTTE second violon, Vincent DEPRECQ alto, Fabrice BIHAN violoncelle.
Programme
Bedřich SMETANA Quatuor n° 2 en ré mineur Leoš JANÁČEK Quatuor n° 1 Sonate à Kreutzer Antonín DVOŘÁK Quatuor n° 12 « Américain » en fa majeur opus 96
En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.
VOYAGES EN BOHÊME
Samedi 21 janvier 2012, 17 h 00 Barbara DEGRIMA contrebasse Sylvain JAUDON piano
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.
Jeudi 9 FÉVRIER 20 h 30
Vendredi 10 FÉVRIER 10 h 00 & 14 h 30 (Séance scolaire / à partir du CM1)
Samedi 11 FÉVRIER 20 h 30
Création chorégraphique pour dix danseurs librement inspirée du personnage de Carmen conçue par Sergio SIMÓN sur une musique de Renaud GARCIA-FONS. Production Opéra-Théâtre de Limoges
Si ce « quelque chose » semble appeler une question, Sergio Simón n’en donnera pas une réponse unique. Car c’est dans cet espace indéfini que toute la poésie du chorégraphe espagnol, engagé dans la création avec le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges depuis 2007, transcende le portrait original, franchit le temps et désacralise le mythe. Chacun connaît Carmen – par la nouvelle de Mérimée ou l’opéra de Bizet –, incarnation de la femme passionnée, indépendante, libérée, fatale, dont l’histoire se déroule comme la chronique d’une mort annoncée. Forte tête, cœur ardent, elle ne connaît que ses propres lois, bravant morale et religion – sorte de miroir inversé d’une autre grande figure de la littérature ibérique, Don Juan. Elle traverse la vie avec fulgurance et sensualité, se brûlant les ailes à ses propres désirs, poussant ceux qu’elle séduit à assumer leurs propres pulsions.
Que reste-t-il de Carmen dans la femme d’aujourd’hui ? Peut-être cet instinct vital qui force à exister par soi-même, à défendre sa liberté, ce chant « magique » qui charme parfois jusqu’à la folie. La danse de Sergio Simón, sensible aux sinuosités de la nature humaine et à la poésie du geste, associe dynamiques et imaginaires d’horizons divers. À commencer par le Sud du contrebassiste Renaud Garcia-Fons et de son quartet, un univers tissé de cultures méditerranéennes, d’Amérique latine, de flamenco et de jazz. Ce métissage musical croise la danse à la source de sa quête : à la recherche d’un chant profond, enfoui, celui de Carmen.
distribution et biographies
Création chorégraphique Sergio SIMÓN / Création musicale Renaud GARCIA-FONS / Dramaturgie Michel BERETTI / Décors et costumes Alain LAGARDE / Lumières Xavier LAUWERS /
Maitres d’oeuvre : > Sergio SIMÓN création chorégraphique
Originaire de Saragosse, Sergio Simón entreprend une formation de danse classique et contemporaine au conservatoire de Saragosse puis au Conservatoire royal de Madrid. En 1992 il intègre le Ballet national de Nancy puis le Ballet Víctor Ullate. Il danse les rôles principaux du Lac des cygnes, Roméo et Juliette, Le Corsaire, Giselle, Les Sylphides, Casse- Noisette, Cendrillon, Shéhérazade, Spartacus, L’Oiseau de feu… Sergio Simón est interprète dans les créations de Victor Ullate, Niels Cristie, Yiri Kilian, Hans Van Manen, Antonio Gades, Claude Brumachon… En 2006, il signe sa première chorégraphie, le duo À l’aube, présenté à Formentera en Espagne. La même année, il prend en main la direction du Ballet de l’Opéra Théâtre de Limoges.
Commence alors une nouvelle étape créatrice dans son parcours. Il chorégraphie son premier ballet, Terra A Terra, en janvier 2007. Il imagine et crée la mise en scène et la chorégraphie de Carmina Burana en 2008. Il signe également les créations du Tricorne et de L’Amour sorcier en 2009, puis L’Après-midi d’un faune et Contrastes en 2010. Roméo, Juliette (novembre 2010) est sa première création dédiée à l’analyse de personnages mythiques. Elle sera suivie de Carmen.
Attaché à l’esthétique et à l’analyse poétique du geste contemporain, Sergio Simón se définit comme un créateur, un inventeur de formes expressives.
> Renaud GARCIA-FONS création musicale
Contrebassiste virtuose dont la technique unique s’est forgée à l’usage d’un instrument exceptionnel à cinq cordes, Renaud Garcia-Fons est de ces musiciens au parcours insolite, à la croisée des musiques classiques, jazz et traditionnelles. Débutant la musique par le piano et la guitare, il découvre la contrebasse et intègre le Conservatoire de Paris pour des études sous la houlette du franco-libanais François Rabbath. Sa quête musicale le pousse à expérimenter de nouvelles sonorités, d’abord avec l’ensemble du trompettiste Roger Guérin puis au sein de l’Orchestre de contrebasses (1987-1993), et enfin de l’Orchestre national de jazz. Il est également le partenaire de Sylvain Luc, Paquito D’Rivera, Michel Portal, Didier Lockwood, Antoine Hervé, Nguyên Lê… Il travaille avec les maîtres du flamenco, qu’il adapte à la contrebasse. Sur la scène internationale, il joue régulièrement avec ses différentes formations dans les plus grands festivals de jazz. Il a enregistré treize albums.
En 2009, il reçoit l’Award de la Performance solo de l’International Society of Bassists. En 2010, il obtient l’Echo Deutscher MuzikPreis Jazz du meilleur instrumentiste international et le Giraldillo de l’interprétation musicale à la Biennale de Séville pour sa participation au spectacle Sin Muros de Dorante.
Parallèlement à sa carrière de soliste, Renaud Garcia-Fons développe depuis plusieurs années un travail de composition, pour France Musique, France Culture, le Scottish Chamber Orchestra et l’Ensemble de Basse-Normandie.
> Michel BERETTIdramaturgie
Dramaturge de l’Opéra national de Paris de 1986 à 1995, conseiller en dramaturgie ou metteur en scène dans plusieurs opéras allemands, Michel Beretti, écrivain de théâtre et librettiste d’opéra, est l’auteur d’une centaine de pièces, adaptations et livrets représentés sur les scènes allemandes, suisses et françaises. Parmi ses travaux les plus récents, citons son livret de l’opéra Zazie dans le métro de Matteo Franceschini pour l’Orchestre national d’Île-de-France (création en février 2012 au Théâtre du Châtelet), son implication dans La Prise de Neuchâtel (spectacle théâtral du Millénaire de la Ville de Neuchâtel, création en août 2011) et l’écriture des Yeux de Nersès (Nersesi atchkere, Nerses’in Gözleri), une pièce conçue en résidence à la Chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon réunissant des comédiens turcs et arméniens, dont la création est prévue en Anatolie et en Arménie en 2012-2013.
> Alain LAGARDEdécors et costumes
Après une formation de scénographe à l’École du Théâtre national de Strasbourg, Alain Lagarde signe les décors de nombreux spectacles pour l’opéra, le théâtre, la danse et la comédie musicale. En 2009, il signe les décors de Mozart l’opéra Rock mise en scène par Olivier Dahan. À l’opéra, il signe les scénographies d’Ariodante (Opéra Garnier) et de Siroe (au BAM à New York) dans les mises en scène de Jorge Lavelli. Pour Matthew Jocelyn, il réalise les décors du Roi Arthus et de Die Frau ohne Shatten, de Lucia di Lammermoor, de Reigen et de Julie de Philippe Boesmans… Il travaille aussi avec Olivier Bénézech sur de nombreux opéras, signe la scénographie deMaria Stuarda à l’opéra de Genève , Erwartung et Le Bal d’Oscar Strasnoy à l ‘opéra de Hambourg, . Pour le ballet de l’Opéra de Paris, il réalise décors et costumes des Familiers du labyrinthe de Michèle Noiret et de L’Envol d’Icare de Thierry Malandain. Il prépare actuellement les décors de Windgames, chorégraphie de Patrick De Bana pour l’ opéra de Vienne.
> Xavier LAUWERSlumières
Concepteur, réalisateur de lumières et créateur sonore, Xavier Lauwers est aussi le directeur technique du Théâtre 140 de Bruxelles. Spécialiste de la lumière en ce lieu mais aussi dans la plupart des théâtres belges, il travaille tant dans le milieu de la danse contemporaine que dans la conception et la réalisation de lumières en muséographie. Prix du Théâtre 2004/Création technique pour L’Homme du jour d’Enzo Pezella, il éclaire la comédie musicale Le Roi Soleil au palais des Sports de Paris (2005) et en tournée, et réalise la lumière des Arpenteurs de Michèle Noiret au Théâtre national. Parmi ses dernières créations, citons Demain de Michèle Noiret et Le Magicien d’Oz au Grand Rex à Paris dans une mise en scène de Stéphane Jarny, Ma nuit Bowie et Ceci est mon corps d’Isabelle Wery, Affaire d’âme d’Ingmar Bergman, Agamemnon de Roberto Garcia, Le Soleil même pleut de Françoise Berlanger…
Musiciens du Renaud Garcia-Fons Quartet > David VENITUCCI accordéon
Originaire de Grenoble, David Venitucci prends des cours à l’institut d’André Thépaz à Chambéry puis entre au conservatoire de sa ville natale dans les années 1990. Il se tourne très vite vers les territoires de l’improvisation et du jazz. Désireux de repousser les limites de son instrument, le jeune virtuose s’offre un prototype sur mesure : un accordéon à déclencheur, un mélange de modèle utilisé en musique classique, « avec une main gauche basses chromatiques ». David Venitucci repense alors entièrement son système de jeu, grâce au déclencheur qui permet de changer la configuration du clavier. Grâce à cette symétrie, ses possibilités deviennent immenses. Il s’intéresse à divers styles de musiques et explore plusieurs voies, que ce soit la chanson, le cirque, le théâtre ou encore le jazz contemporain. Il forme un quartet avec Antoine Banville, Gueorgui Kornazov et Hubert Dupont, et sillonne l’Europe. Son premier album, Cascade, paraît en 2003.
> Kiko RUIZ guitare acoustique
Nourri de culture flamenca, Kiko Ruiz débute sa carrière à l’âge de 11 ans, un Premier Prix de guitare en poche (Toulouse). C’est avec le maître Manolo Sanlucar et aux côtés du guitariste Vicente Amigo et du chanteur Duquende que Kiko Ruiz va affirmer sa technique de guitare toque lui permettant de trouver définitivement sa voie. En 1992, il obtient le Premier Prix de guitare du Concours international de Nîmes. Depuis, ses collaborations l’ont mené aux côtés de Duquende, la Familia Montoya, Joselito, Canastera, Concha Vargas, Esperanza Fernández, Cepillo, Blas Córdoba… Dans d’autres univers musicaux, il a partage la scène ou le studio d’enregistrement avec Julia Migenes, Renaud Garcia-Fons (en trio et en quartet), Victoria Abril, Jean-Marc Padovani, Abed Azrié, Joey Starr…
> Pascal ROLLANDO percussions
Autodidacte issu de la scène toulousaine, « de toutes les musiques » selon les mots de Serge Lopez avec qui il joue en trio, Pascal Rollando se produit durant une dizaine d’années avec le compositeur et guitariste flamenco Bernardo Sandoval, enregistre et partage la scène de concert avec Pauline Ester, Nilda Fernandez, Art Mengo, Michel Fugain… Spécialiste des percussions latines et flamencas, il pratique depuis plus de vingt ans le cajón, d’origine péruvienne, et a construit son style dans la veine du flamenco fusion. Il est partenaire de Renaud Garcia-Fons sur l’album La Línea del Sur.
Danseuses et danseurs interprètes du Ballet > Alicia CABRERO
Alicia se forme à la danse classique et contemporaine à la Victor Ullate School of Dance, à l’école professionnelle royale de danse de Madrid, et au Conservatoire royal supérieur Maria de Avilla, avant de rejoindre l’Académie de danse de Rotterdam. Elle crée plusieurs solos, et danse pour la compagnie «Tragaldabas y Compania», dans le Circo price of Madrid, tourne dans toute l’Espagne avec un spectacle de Dragone et Mercedes Pedroche en 2009 et multiplie en parallèle les collaborations artistiques en Hollande, avant d’intégrer en 2010 le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges.
> Yoo Mi AHN
Yoo Mi est née en Corée du Sud. Elle débute la danse à l’âge de 8 ans à l’ARAM ballet Studio à Séoul, dirigé par Jame Jun et Inhee Kim. Elle gagne le Grand prix de la danse de l’Association de Corée. En 2002, elle entre à l’université féminine EHWA à Séoul où elle étudie la danse. Dans le même temps, elle danse avec Ballet ensemble ( Eunkyong Shin) puis rejoint le New Ballet Company ( Kisook Cho). Elle intègre le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2007. En 2012, elle sera également visible dans « Les pêcheurs de Perles » à l’Opéra Comique à Paris.
> Clémence CHEVILLOTTE
De formation classique avec un cursus à l’Ecole nationale supérieure de danse de Marseille, Clémence élargit sa pratique à la danse contemporaine et au modern jazz au Studio Ballet Colette Armand. Elle intègre le «Gran Canaria Ballet» en 2007, puis travaille pour les opéras de Marseille et de Montpellier, avant de rejoindre le CCN de Nancy, Ballet-de-Lorraine. Elle rejoint le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2010.
> Anusha EMRITH
De formation classique et jazz à l’île de la réunion, Anusha intègre en 2005 le centre professionnel EPSE danse à Montpellier et se spécialise en danse contemporaine. En 2008 elle rejoint la compagnie Sylvain Groud, avec qui elle poursuit certaines collaborations artistiques, et danse dans Cordes (Opéra de Rouen), Donc , Pepole . Le dernier projet artistique auquel elle prend part est Collision, pour le 104 à Paris, en 2011. Elle a rejoint le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges spécifiquement pour la production de « Quelque chose de Carmen », en 2012.
> Africa MANSO
Africa commence ses études de danse classique et espagnole au Conservatoire Supérieur de Murcia (Espagne). Attirée par le Flamenco, elle continue sa formation à Madrid dans des écoles professionnelles pluridisciplinaires alors qu’elle est par ailleurs soliste de la compagnie flamenco/contemporaine «Entredanzas» sous la direction de Nuria Aparicio. En 2001, elle rentre au C.N.D.C d’Angers puis s’engage à sa sortie dans des projets artistiques avec Abou Lagraa, Cyril Davy, Alvaro Restrepo, Sébastien Ly, Esther Aumatell, Claude Brumachon. Elle participe à des projets de théâtre physique avec la compagnie Do Théâtre (Allemagne) et performances de rue avec Lena Josephsson (Suède). En 2009, elle participe à la création de la compagnie A.N.I et du spectacle « En attendant Didier». Elle rejoint le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2011, et poursuit en parallèle son activité d’artiste chorégraphe au Centre chorégraphique national de Nantes sous la direction de Claude Brumachon.
> Damien BOUGAS
La danse s’ouvre a lui a l’âge de 5 ans. Il fait ses études au Conservatoire d’Angers en horaires aménagés, puis continue sa formation à l’Ecole supérieure de Danse d’Anne-Marie Porras, en formation à la scène avec Rudy Bryans pendant 2 ans. Suite à ça, il intègre le jeune ballet «Dantzaz Kompania» en Espagne, où il travaille avec des chorégraphes tels que Arthur Garcia, Jone San Martin, Hilde Koch, Itzik Galili… C’est en 2011 qu’il a rejoint le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges.
> David DEBERNARDI
David entreprend une formation de danse à 14 ans au conservatoire d’Avignon et s’oriente vers le classique, le jazz et le contemporain. Il rejoint ensuite en semi-professionnel la jeune compagnie de ballet de la Cité des Papes. Trois années plus tard, il travaille au sein du ballet Biarritz junior de Thierry Malandain et intègre peu après la compagnie Dantzaz à San Sebastian. Il danse également pour plusieurs chorégraphes dont Itsic Galili et Christophe Garcia.Il développe en parallèle son propre travail chorégraphique et monte des créations pour le conservatoire d’Avignon et pour le ballet Biarritz junior. Il intègre le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2010.
> Yannick DIAZ
Yannick débute la danse en autodidacte avec le hiphop. Après quelques années de pratique, il intègre la section jazz de l’EPSE Danse, à Montpellier. A la fin de sa formation il est invité en résidence par la compagnie Marie Devillers pour créer un solo «Sous mes Silences». Il danse également dans Introspectus, de la compagnie Sara Ducat. Il intègre ensuite le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2010.
> Benjamin DULUC
Benjamin suit une formation classique à l’EPSE danse à Montpellier, puis se confronte à d’autres styles de danse, notamment au Studio Harmonic à Paris. Il danse sur différents plateaux de maisons d’opéra : avec Rake’s progress en 2002 à l’Opéra national de Bordeaux, Hàry Jànos en 2005 au Théâtre du Châtelet, ou Carmen, Médée, Jeanne au bûcher en 2006 au festival Radio France à Montpellier. Il danse dans le cabaret « Ô Toulouse » en 2008 et 2009, et depuis travaille avec différentes compagnies françaises ou allemandes, dont Ballettmainz. Il intègre le ballet de l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2010.
> Willyo RODRIGUEZ
Willyo a commencé à danser à l’Ecole Nationale de Danse de Valencia, au Vénézuéla, avant d’intégrer Ia “Valencia Danza Contemporanea Company”. Après une année de travail au Mexique, il retourne à Caracas pour faire partie du “Ballet contemporain de Caracas”, qui se produit en tournée internationale aux Etats-Unis, en Russie, en Chine, au Japon et en Israel, avec des chorégraphies de Thierry Malandain ou Nils Christie. En 2002, il décide de rejoindre en France la compagnie de Philippe Trehet, avant d’intégrer en 2004 le “Ballet Actuel ” à Toulouse. Après une saison à l’Opéra de Nice, il arrive à l’Opéra-Théâtre de Limoges en 2011.
tarifs et infos pratiques
TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible / Tarif préférentiel pour les scolaires
Durée : 1 h 15
Tous publics
Extrait vidéo / interview S. Simòn
Rencontres
RENCONTRE avec Sergio SIMÓN, chorégraphe :
- jeudi 2 février à 10h30 (Scolaires)
- vendredi 3 février à 18 h 00 (Tout public)
CONCERT GRATUIT : ORCHESTRE À CORDES DES ÉTUDIANTS
En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.
ORCHESTRE À CORDES DES ÉTUDIANTS DU CENTRE D’ÉTUDES SUPÉRIEURES MUSIQUE ET DANSE DE POITIERS
Samedi 11 février 2012, 17 h 00 Elina KUPERMAN direction
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.
ORCHESTRE DE LIMOGES ET DU LIMOUSIN : PRAGUE – MOSCOU
Une Symphonie claironnant d’entrée de jeu, une Sinfonietta déferlant avec force trompettes, cors et trombones : on ne trouvera pas moins discret pour fêter la rencontre imaginaire de deux destinées majeures d’un monde bercé par une seule mère patrie, la Russie. Les cuivres soufflent ici la vedette à leurs compagnons de l’orchestre et communiquent leur énergie, leurs couleurs, leur ton. Ce ne sont pas les trompettes d’Aïda, plutôt celles de la « force du destin, qui nous interdit de goûter le bonheur » – ce fatum obsessionnel dans la vie et l’oeuvre de Tchaïkovski (1840-1893).
Toute sa Quatrième Symphonie, créée à Moscou en 1878, porte le sceau de ce destin en même temps que celui du compositeur : des sonneries interrogatrices à la mesure de ses questionnements existentiels, des thèmes
tourmentés dans la veine romantique, un vague à l’âme sorti du plus profond des entrailles de la Russie éternelle. Son destin croisera sur la ligne du temps celui de Janáček (1854-1928) sans que les deux hommes se
rencontrent. L’un meurt avec son siècle sans connaître la révolution ; l’autre vit l’indépendance de son pays. Dans ce contexte de quête identitaire, Janáček invente, en solitaire, un langage musical basé sur sa langue
natale. Profondément tchèque – mais aussi unique. En 1926, lorsque le Mouvement nationaliste de gymnastique lui commande sa Sinfonietta, le compositeur de 72 ans ravive la mémoire des fanfares populaires de son enfance et livre une œuvre singulière particulièrement tonique.
programme
- Sinfonietta opus 60 (version 1927) Leoš JANÁČEK
- Symphonie n° 4 en fa mineur opus 36 Piotr Ilyitch TCHAÏKOVSKI
Tarifs et infos pratiques
TARIF B (de 17€ à 25€) / Abonnement possible
Durée : 1 h 10
Tous publics
l’olim hors les murs…
Mardi 14 février à 20 h 30, Les Treize Arches, Théâtre de Brive Jeudi 16 février à 20 h 30, Centre culturel Yves-Furet, La Souterraine Samedi 18 février à 20 h 30, Salle André-Lejeune, Guéret Dimanche 19 février à 15 h 00, La Mégisserie, Saint-Junien
En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.
RÉCITAL DU CENTRE NATIONAL D’ARTISTES LYRIQUES (CNIPAL)
Samedi 17 mars 2012, 17 h 00
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.
Mercredi 21 MARS 20 h 30
Épisode 3 : DIVINES HÉROÏNES
Le Quatuor Debussy, qui ne connaît pas les a priori, vibre tout à son aise, dans ce troisième épisode de sa résidence à Limoges, à la voix et aux émotions de trois grandes figures de la scène lyrique romantique. Leurs compositeurs n’ont guère offert de leur temps au répertoire de chambre, consacrant tous leurs efforts à la vitrine internationale qu’est l’opéra au XIXe siècle. Si Puccini compose son élégie Crisantemi (1892) spécifiquement pour le quatuor à cordes, il ne manquera pas de lui emprunter dès l’année suivante des thèmes pour sa Manon Lescaut. Verdi ne composera qu’un unique quatuor, en 1873, laissant à d’autres – Emanuele Muzio – la transcription de son opéra Luisa Miller. Enfin Bizet ne semble quant à lui pas connaître la musique de chambre. Mais sa Carmen, créée l’année de sa mort en 1875, supporte sans prendre une ride toutes les variations, toutes les adaptations, toutes les transcriptions.
Alors pourquoi le quatuor à cordes, auquel on prête l’expression intimiste de drames personnels, ne pourrait-il témoigner du tourment de ces divines héroïnes aux amours brisées, à la liberté contrainte, à la mort annoncée ?
Distribution
Christophe COLLETTE premier violon, Dorian LAMOTTE second violon, Vincent DEPRECQ alto, Fabrice BIHAN violoncelle.
Programme
Giacomo PUCCINI Crisantemi Giuseppe VERDI Luisa Miller Georges BIZET Carmen
En marge de sa programmation d’opéras, de concerts et de spectacles, l’Opéra-Théâtre de Limoges a le désir de faciliter l’accès aux œuvres, aux compositeurs, aux genres musicaux – qu’ils soient classiques ou non.
C’est pourquoi il propose gratuitement, le samedi après-midi et tout au long de la saison 2011-2012, une série de concerts ouverts à tous.
Ces moments musicaux conçus par des musiciens professionnels recrutés en marge des circuits familiers de l’Opéra-Théâtre n’excèdent pas une heure et sont des moments conviviaux d’échange entre interprètes – des petites formations allant du duo au quatuor – et public.
ALLONS AU BAL !
Samedi 14 avril 2012, 17 h 00 Cristina ESO mezzo-soprano Jean-Pierre RAILLAT alto Antoine METELIN piano
Entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles. Pas de réservation. Accès au Foyer du public possible par l’ascenseur pour les personnes à mobilité réduite.
Samedi 12 et dimanche 13 mai 2012, la Réunion des Opéras de France (ROF) et les Opéras d’Europe convient tous les publics à « fêter l’opéra » en ouvrant gratuitement leurs portes.
Plus de 100 opéras, représentant 25 pays européens, participent à cette manifestation. La France reste le pays le mieux représenté avec 29 participants.
Le 12 mai, à Limoges, l’Opéra mobilise toutes ses équipes afin de faire découvrir au public l’univers d’un lieu de spectacle, ses particularités (un plafond mobile par exemple qui permet de moduler la jauge de la salle), ses ateliers (décors, costumes et accessoires), ses différents métiers et les savoir-faire que suppose le montage d’un opéra sur le plan artistique et technique. Des concerts et des spectacles jalonneront cette journée et permettront à tous de découvrir un lieu et des artistes dans une ambiance conviviale et festive.
Tous à l’Opéra ! en 2012, c’est encore et toujours une occasion unique, pour tous, de découvrir gratuitement l’opéra et ses métiers, de rencontrer les artistes sur la scène et de participer à l’aventure en chantant, en jouant et en dansant !
Cette manifestation bénéficie du soutien financier du ministère de la Culture et de la Communication, de la Caisse des dépôts et de la SACD, du partenariat de France Télévisions, de France Musique, d’Opéra Europa, de RESEO, des Cabinets Baron & Aidenbaum et de Jaris Act’ Pro.
Programme de la journée
14 h 00 | en salle
Accueil et présentation du programme de la Journée portes ouvertes par Alain Mercier, directeur de l’Opéra-Théâtre de Limoges.
14 h 30 | foyer du public
Lecture mise en espace et en musique de la pièce Mademoiselle Julie d’August Strindberg par David Gauchard (Compagnie L’Unijambiste).
16 h 00 | en salle
Présentation de l’opéra Julie par le compositeur Philippe Boesmans, le chef d’orchestre Daniel Kawka et le metteur en scène Matthew Jocelyn.
17 h 00 | foyer du public Concert Pulse and Groove
Louis Da Silva Rosa violon
Alexandre Cardenas violon
Caroline Van De Watering alto
Denys Viollet violoncelle
18 h 15 | foyer du public
Conférence de Michel Beretti, écrivain de théâtre et dramaturge : « Julie. La nuit de la Saint-Jean », Suivie d’une table-ronde autour de cet ouvrage.
20 h 30 | en salle
Répétition générale de Julie, opéra de Philippe Boesmans
Réservation obligatoire auprès de la billetterie du théâtre, dans la limite des places disponibles
Et aussi :un salon vidéo-danse autour des créations chorégraphiques de l’Opéra-Théâtre de Limoges, des visites du théâtre et des différents ateliers (costumes, accessoires,décors…), essayage de costumes, ateliers de maquillage. (Départ des visites de l’Opéra-Théâtre : en continu de 14H30 à 17H30)
(Réservation obligatoire pour la visite de l’atelier de décors au 05 55 45 95 11 OU le jour même auprès des personnes présentes dans le hall d’accueil (départs des visites pour l’atelier décor à 14H30 , 15H30, 16H30, 17H30).
BOXE BOXE (DANSE HIP HOP / QUATUOR DEBUSSY – EPISODE 4)
Création chorégraphique pour huit danseurs et quatuor à cordes conçue par Mourad MERZOUKI, le Quatuor Debussy et AS’N.
Création le 25 septembre 2010 dans le cadre de la quatorzième Biennale de la danse de Lyon. Production Centre chorégraphique national de Créteil et du Val-de-Marne, Compagnie Käfig | Coproduction Biennale de la danse de Lyon, Théâtre national de Chaillot, Maison des arts de Créteil, Espace Albert-Camus de Bron | Avec le soutien du Quatuor Debussy Spectacle co-accueilli avec les Centres culturels de la Ville de Limoges – scène conventionnée pour la danse.
Un titre aussi percutant pourrait promettre quelques coups. La dernière création du chorégraphe Mourad Merzouki, né en 1973, aujourd’hui directeur du Centre chorégraphique national de Créteil, est plutôt une invocation pleine d’humour à ce sport dont il fut champion junior et auquel il doit sa vocation. La boxe n’est pas tant les coups que l’esquive, le saut, l’empoignade. Dès lors, la gestuelle, les accessoires et le décor aux ressources infinies prennent une autre dimension, poétique, ludique, burlesque. L’excitation du combat transforme la peur en fantaisie, le match en rencontre rêveuse sous les couleurs nostalgiques d’un cirque à l’ancienne. Boxe Boxe est un pur divertissement, dont l’impact visuel fait coup de poing. Mais aucun ring ici, hormis les cordes du Quatuor Debussy, dont la musique en live irrigue le spectacle. Sautant du hip hop à Schubert, les Debussy sont les compagnons de scène idéaux : depuis vingt ans et leur Premier Grand Prix du Concours d’Évian, ils ne mettent pas de gants pour sortir le répertoire classique de ses ornières et partagent les paris les plus fous pour créer des passerelles avec d’autres disciplines. Cet éclectisme est aussi celui de Merzouki et de sa compagnie Käfig, fondée en 1996 pour ouvrir le langage du hip hop et confronter les esthétiques.
En cela, Boxe Boxe, créé à la Biennale de la danse de Lyon en septembre 2010, assume parfaitement son rôle, renouvelant totalement, dans le métissage de danse urbaine et de musique classique, l’approche de la danse contemporaine.
Distribution
Direction artistique et chorégraphie Mourad MERZOUKI / Conception musicale Quatuor Debussy, AS’N / Scénographie Benjamin LEBRETON, Mourad MERZOUKI / Costumes Émilie CARPENTIER / Lumières Yoann TIVOLI / Construction Patrick LERAT / Peintures Camille COURIER , Benjamin LEBRETON.
Danseurs :
Rémi AUTECHAUD, Guillaume CHAN TON, Aurélien DESOBRY, Magali DUCLOS, Frédéric LATASTE, Mourad MERZOUKI et/ou Steven VALADE, David RODRIGUES, Teddy VERARDO.
Production Orchestre Poitou-Charentes | L’Orchestre Poitou-Charentes est subventionné par la Région Poitou-Charentes, le ministère de la Culture et de la Communication (DRAC Poitou-Charentes), la Ville de Poitiers, le Crédit Mutuel
Ce programme monographique de l’Orchestre Poitou-Charentes, qui répond à l’invitation de l’Opéra-Théâtre de Limoges, referme une période de pleine maturité du compositeur allemand, juste avant que la surdité le contraigne à abandonner les concerts.
De 1806 à 1809 – du concerto n° 4 au n° 5, tous deux encadrant l’Ouverture de Coriolan (1807) –, Beethoven signera aussi les symphonies N° 4 à N°6, deux versions de Leonore, le Concerto pour violon, plusieurs quatuors à cordes, des trios et des sonates pour piano…
La cohérence de style et de ton de ces années fastes atteint son apogée dans le cinquième concerto, lui-même le dernier des sept de Beethoven, au rondo final particulièrement célèbre.
Ces trois œuvres exceptionnelles de contraste et de dramatisation forment un tout de référence, tant pour les compositeurs postérieurs à Beethoven – dans les domaines concertant comme symphonique – que pour les interprètes qui toujours trouvent à les renouveler – vertu des chefs-d’oeuvre, atemporels et toujours révélateurs de sens.
Jean-François Heisser l’entend bien ainsi, lui qui a donné en 2011, en plusieurs concerts, l’intégralité des concertos pour piano. Beethoven est l’un de ses compositeurs de prédilection aux côtés de la musique espagnole. Depuis 2000, le pianiste a élargi son angle d’approche pour le bonheur de l’Orchestre Poitou-Charentes dont il a pris la direction musicale, jeune formation créée en 1982 qu’il a ouverte au répertoire du XXe siècle sans perdre de vue les grands classiques.
distribution
Direction musicale et piano Jean-François HEISSER / Orchestre Poitou-Charentes
programme
Ludwig van BEETHOVEN :
- Ouverture de Coriolan en ut mineur opus 62
- Concerto pour piano et orchestre n° 4 en sol majeur opus 58
- Concerto pour piano et orchestre n° 5 en mi bémol majeur
- « L’Empereur » opus 73
tarifs et infos pratiques
TARIF B : (de 17€ à 25€) / HORS ABONNEMENT, tarif préférentiel pour les abonnés de l’Opéra-Théâtre.
Vendredi 8 JUIN 14 h 30 (SCOLAIRES)
Vendredi 8 JUIN à 20 h 30
Opéra pour chœur, comédien, musiciens et marionnettes de Raoul LAY | Livret d’Olivier PY d’après le conte La Jeune Fille sans mains de Jacob et Wilhelm GRIMM.
Création en 2001 au Festival de Marseille, puis de la version pour jeune public en 2006 Le spectacle : coproduction Ensemble Télémaque, Théâtre Le Cadran-Briançon, Théâtre la Passerelle-Scène nationale de Gap, DRAC Paca, Théâtre Massalia (Marseille), Maison des Comoni, Pôle jeune public-Le Revest-les-Eaux | En collaboration avec Système Friche Théâtre et avec le soutien de la Fondation Orange.
Le projet à Limoges : en partenariat avec la direction de l’Action culturelle de la Ville de Limoges (DAC), la direction de la Maîtrise d’oeuvre urbaine et sociale de la Ville de Limoges (MOUS), la délégation académique pour les Arts et la Culture (DAAC), le Conservatoire et l’université de Limoges
Il était une fois un pauvre père qui, tenté par la richesse promise par un homme étrange, accepta de bon gré un échange qui lui coûta sa fille.
Sauvée par le pouvoir conjurant de ses mains innocentes, la jeune fille s’enfuit pour une nouvelle vie avec le prince du royaume. Mais le diable, à la naissance de leur enfant, poussa la jeune mère à se cacher pour
sept ans avant qu’elle retrouve définitivement son époux. Des frères Grimm à Olivier Py, l’enfant mutilée, objet du pacte faustien, gagne des mains d’argent, mais la quête de sa vie d’adulte reste identique. Ainsi va la vie du conte traditionnel, par la voix de celui qui le dit : renouvelé, réactualisé, il ne perd jamais son fil originel ni sa valeur universelle.
La version poétique d’Olivier Py, metteur en scène et ici auteur du conte, est d’abord élaborée pour la scène dramaturgique avant de devenir livret d’opéra. Le chef d’orchestre et compositeur Raoul Lay lui adjoint une musique suggestive, Catherine Marnas, assistante d’Antoine Vitez et de Georges Lavaudant, en signe la mise en scène. En 2006, une nouvelle adaptation destinée au jeune public implique désormais un unique comédien-marionnettiste, conteur polymorphe et virtuose, aux côtés de l’Ensemble Télémaque. La partition vocale est refondue pour chœur mixte d’une trentaine de voix, ici recrutées dans des structures limousines de jeunes chanteurs amateurs. Le conte poursuit ses métamorphoses…
Distribution
Direction musicale Raoul LAY / Mise en scène Catherine MARNAS / Comédien et marionnettiste Franck MANZONI / Création marionnettes ARKETAL, Greta BRUGGEMAN / Création lumière Mathieu PONS / Régie orchestre et voix de la jeune fille Pôm BOUVIER B. /
Maîtrise et Jeune Chœur du Conservatoire de Limoges,Chorale de l’université de Limoges gérée par l’association L’Air libre, chorale du collège Ronsard de Beaubreuil, groupe vocal du Secours populaire, groupe vocal de l’association Les Amis de Sarah / Ensemble Télémaque
tarifs et infos pratiques
TARIF C (9€) – Hors abonnement
Durée : 1 h 15
Chanté en français
À partir de 8 ans
Audiodécrit en partenariat avec Accès Culture. Rencontres avec les équipes artistiques et visites tactiles organisées pour le public déficient visuel.
Galerie photos
(c) Agnès Mellon
(c) Agnès Mellon
(c) Agnès Mellon
Audio description
Ce spectacle est en audio-description. Renseignements auprès de Pauline PARNEIX : 05 55 45 95 11. La jeune fille aux mains d’argent – Présentation AD by operalimoges
A propos de l’accueil des publics déficients visuels. by operalimoges
UNE NUIT D’ETE A L’OPERA (Songe d’une Nuit d’Eté + after musical)
Jeudi 21 JUIN à 20 h 30
[LE SONGE D'UNE NUIT D'ÉTÉ]
D’après A Midsummer Night’s Dream de William SHAKESPEARE | Création 2012 Traduction Françoise MORVAN et André MARKOWICZ : Coproduction : La Scène Nationale d’Aubusson / Théâtre Jean Lurçat, Le Fanal / Scène Nationale de St Nazaire,le Théâtre de Villefranche, le Granit / Belfort, le Théâtre de l’Union / Centre Dramatique National du Limousin, Dieppe Scène Nationale, l’Espace Jean Legendre / Compiègne, le Théâtre Cinéma Paul Eluard / scène conventionnée de Choisy-le-Roi, et le Théâtre de Privas | Avec le soutien du : Grand Logis / Bruz, Théâtre de Poche / Hédé, des Nuits Carrées et de la Fondation Hartung Bergman / Antibes.
Par une nuit d’été tout à fait ordinaire, deux couples d’amants contrariés par l’autorité paternelle se réfugient dans la forêt. Sans transition, les voici accueillis dans un espace de fantasme et de rêve partagé avec Obéron,
le roi des fées, en grande dispute avec son épouse Titania qu’il tente de ramener à lui par sortilège, et une troupe de comédiens amateurs en pleins préparatifs d’un spectacle : il reste quatre jours avant les noces de
Thésée et d’Hippolyte, quatre jours avant la prochaine lune, quatre jours aux amoureux pour retrouver le chemin de l’Amour, quatre répétitions aux artisans pour être couronnés de pampres. Quatre nuits à Puck pour remettre Athènes en orbite.
Dernier volet d’une trilogie conjuguant Shakespeare et les arts numériques, ce Songe est des rêves les plus fous: adeptes des nouvelles technologies utilisées et détournées à volonté, David Gauchard et son équipe – David Moreau, vidéaste, et Robert le Magnifique, musicien, regroupés au sein de L’Unijambiste depuis 1999 – renouvellent les textes plus qu’ils les revisitent, vont chatouiller les frontières entre réel et virtuel. Toujours en quête de sens.
Les cinq actes baroques et poétiques de la comédie shakespearienne ont ici débridé un imaginaire renvoyant à l’enfance, aux jeux de cubes et personnages à roulettes. Pour rendre vivant sur scène cet univers féerique,
les » Unijambistes » se sont associés à l’ingénieur concepteur Taprik, dont le décor interactif permet aux comédiens, seuls en scène, de maîtriser musique, vidéo et lumière. Un enchantement qui touche au prodige.
distribution
Adaptation, réalisation, mise en scène et scénographie David GAUCHARD / Collaboration artistique Youness ANZANE / Musique Robert LE MAGNIFIQUE & Thomas POLI / Featuring Laetitia SHÉRIFF / Nouvelles technologies TAPRIK / Vidéo, graphisme David MOREAU / Direction technique Yvon TRUFFAUT / Lumière Christophe ROUFFY / Régie lumière Mika COUSIN / Son Klaus LÖHMANN / Construction du décor Alain PINOCHET (ateliers du Théâtre de l’Union, CDN du Limousin) / Administration & production Pierre MÉNASCHÉ & Agathe JEANNEAU.
Distribution en cours…
« after musical » !
À l’issue du Songe d’une nuit d’été, un concert aura lieu au foyer du public !
Avec Robert Le Magnifique, François Jeanneau et les beat-boxers Ezra et LOS.